(re)naître Femme




"Que c'est bon de lire un aussi beau ressenti, ton bonheur et ta sérénité transparaissent dans chacun de tes mots. Et effectivement, une soumise épanouie, libre et fière dans son appartenance, saura attirer tous les regards, car elle rayonnera. La beauté passe avant tout par l'attitude, et loin de nous abaisser, notre appartenance nous rend plus sûres de nous et plus heureuses, enfin nous-mêmes, aimées pour ce que nous sommes. Alors nous sommes belles aux yeux de tous, à commencer par les nôtres et ceux de notre Maître."
Elerinna, Kajira de Maitre Elendil sur Feeling Good

Ces mots écrits par Elerinna il y a quelques jours ont trouvé un écho criant de vérité en moi. Ils m'ont bouleversée tant ils sont justes. 

Je me sens de nouveau Femme, je prends soin de moi (esthéticienne, maquillage, jolies robes, talons hauts), les gens se retournent quand je passe. Sauf que je ne suis pas libre, je suis mariée et Soumise.
Ca change beaucoup de choses, je suis en phase avec moi-même, je m'habille en noir (ma couleur préférée), je vire les vêtements que je ne veux plus porter car ils ne me correspondent plus du tout.
Je retrouve mes ENVIES gothiques, noir de la tête aux pieds, cheveux rouge-orangé très longs, dentelles, pleins de bagues, ma montre M/s et des bracelets ornent mes poignets. Je colore mes yeux d'un trait noir, mes lèvres de rouge carmin... Je choisis des boucles d'oreilles selon mon humeur, des créoles aux dimensions variées, des pendants noirs, en attendant d'autres piercings aux oreilles. En collier, rien d'autre que celui choisi par Maitre, un ras-de-cou bordeaux et un D brillant.
D comme Dana, Débutante, Dominée, Désirable, Délicieuse, Danseuse, Débordante, Débridée, Déchaînée, Décidée...
Je délaisse Facebook pour Fetlife, trouvant des personnes qui assument leurs ENVIES, me donnant envie de tester d'autres choses, de rencontrer des gens exceptionnels...
J'ai toujours eu peur du "qu'en dira-t-on" que je n'ai rien fait pour moi. Aujourd'hui, je me fiche de l'AVIS des autres personnes, je profite de LA VIE.
On me demande souvent si je me déguise ou si je sors en boite après le boulot, je réponds toujours "Je suis Moi"
Peu importe ce que pensent les autres, je suis bien à ma place, aux pieds de mon Maitre. 
Je n'ai pas eu d'aide de l'extérieur (famille et amis) pour faire le bilan de ces 4 décennies. J'ai eu un dialogue intérieur entre celle que j'ai été et celle que je suis. La Soumise et la Jouisseuse ont vaincu la Timide et la Naïve.

Je suis née il y a quatre décennies, un jour d'automne.

Je suis née un jour rouge.
Rouge comme ces couleurs qui dansent derrière mes paupières.
Rouge comme mon visage quand je suis très excitée
Rouge comme mon sexe après l'orgasme
J'ai brisé deux barrières ce jour-là : celle du caméléon, j'accepte ma différence (être soi-même) et celle de la Soumission. Je suis heureuse en 24/7.

Lorsque je dois ôter mon collier pour me doucher, je sens un manque, je redeviens ordinaire. Une fois sèche, je vais trouver Maitre, Lui remet mon collier et penche la tête en tenant mes longs cheveux. J'aime particulièrement ce moment, quand Ses mains se posent sur mon cou pour fermer le collier puis Il dépose un tendre baiser sur mes lèvres. Je Le remercie doucement et nous nous enlaçons, je m'enivre de Son odeur, de Son contact...

Les rituels qui s'ajoutent petit à petit, le brossage quotidien de ma crinière, attendre à genoux sur mon coussin l'arrivée de Maitre avant de me coucher, le thé préparé avant Son lever, la gestion quotidienne de mon planning, Le remercier de m'avoir accordé une séance, un orgasme, Sa jouissance....

Merci Maitre de me permettre de m'épanouir à Vos pieds, je ne pourrai plus revenir à la vie vanille, devenue fade à mes yeux.
Je Vous aime au-delà du raisonnable

Votre Soumise novice

Dana

Punition et libération




Le soleil M/S est de retour sur notre relation, les perturbations ont été chassées suite à notre discussion. Néanmoins, il restait un petit nuage (pas à paillettes) sombre sur mon ciel bleu, un mélange de remords et de culpabilité qui ne saurait s’en aller qu’avec une punition physique. Je trainais ce petit nuage moche, Maître s’en était rendu compte (Il lit en moi parfois mieux que moi -même) et m’a demandé ce qui me tracassait. Il savait que je ne me sentais pas assez punie et que je voulais une punition corporelle. Je lui ai répondu que oui : Il m’a laissé le choix sur l’instrument et le nombre de coups.

J’ai choisi la badine et 20 coups, une partie de moi réclamait 50 mais la raison a négocié 20, pas plus. Quand Maître m’a demandé mon choix, quelques heures avant la séance, il a été très surpris de l’ensemble. Il n’a pas remis en question ceux ci et ça m’a apaisée.

Une fois les enfants couchés, Maître m’a dit que la séance débutait à 21h30 et qie je devais porter les boules de geisha, rien de plus.
Maître avait tout préparé et m’a dit de me pencher en posant les mains sur le canapé. J’ai obéi, sagement, je devais recevoir ma punition pour effacer ce vilain nuage (sans paillettes).
Une fois la punition terminée, Maître me tend le bandeau et me déplace sur le canapé, les mains sur l’assise, les fesses bien cambrées. Il commence avec le martinet en daim, doucement, sur les fesses, les cuisses, puis augmente progressivement la puissance des coups sur tout le corps. C’est bon ! Je gémis doucement mon plaisir. Avec un peu moins de lanières, ça pique un peu plus. Maître change d’instrument, je ne le vois pas mais sa texture et l’impact me sont inconnus : c’est le paddle en cuir fabriqué par Maître. Le toucher est doux, l’impact ressemble à celui d’une main, en bien plus large. J’aime beaucoup ce nouvel instrument. Mes fesses sont bien chaudes, je monte les paliers tout (trop) doucement.





Maître change à nouveau d’instrument, texture connue et sensations piquantes, je confirme l’utilisation du deuxième instrument fait artisanalement par Maître. Le martinet en vinyle, l’impact est le même que celui en daim, avec de petites pointes piquantes sur l’extrémité des brins. Ca pique et c’est bon ! Il y a de fortes chances qu’il vienne me taquiner encore !
Mmmmh ! Mes fesses sont bien marquées de traces rouges, Maître me demande régulièrement mon code couleur : je suis dans le “vert”, pas encore “jaune”. Un autre instrument vient se promener le long de ma colonne, sur une petite surface et me fait frissonner de désir. La cravache. Elle s’abat en petites tapes légères puis plus appuyées sur mes fesses et mes cuisses. Que c’est bon ! Maître vient vérifier si je suis aussi “chaude” que mes fesses, et là, déception, c’est pas terrible.

Il prend le fouet (modifié, plus de nœuds au bout pour éviter les bleus) et me caresse ici, là, me fouette doucement et plus fort … c’est divin ! J’adore quand le fouet s’enroule autour de mon corps, c’est doux et soyeux, une étreinte sensuelle. Maître entend mon plaisir, voit ma danse sous le fouet, mais sent que je ne suis pas totalement dedans. Il glisse un doigt, toujours pas terrible. Il me demande comment je me sens : je suis bien dans ma bulle mais je n’arrive pas à aller au-delà. Maître branche la baguette magique, me la pose dans la main et la glisse contre mon clito. Que j’aime cette baguette magique ! Je sens le plaisir monter, monter, monter … Maître reprend le martinet en vinyle, les coups s’enchaînent sur mes fesses, c’est bon et ça fait mal à la fois. Mon esprit hésite, je gémis de plaisir, plus que de douleur. Le plaisir augmente et dépasse la douleur. Je demande à jouir, Maître me l’autorise.

Je me lâche, une vague orgasmique m’emporte. La baguette est toujours sur mon clito, Maître passe au fouet et nous recommençons un cycle.. Le plaisir monte par palier, je sens toujours les coups sur mes fesses, mon dos, mes épaules, mon sexe. Puis vient quelque chose d’inattendu : je ressens toujours le plaisir de mon clito, mais je ne sens plus la douleur liée aux impacts sur mon corps. C’est une boule de plaisir et sur la surface, un micro choc, comme si Maître me poussait avec Sa main, comme une petite tape amicale. Des tas de paillettes dansent derrière mes yeux clos, je suis là et pas là. Je suis partie dans cet ailleurs qui n’existe pas. Mon esprit s’envole, mon corps est toujours là.

Maître me redresse lentement et m’aide à m’allonger sur le canapé. Mes jambes sont en coton, mes gestes hésitants, la connexion entre mon corps et mon cerveau n’est pas encore rétablie. Maître est surpris, je suis ivre de plaisir, complètement stone. Il est également impressionné et fier de mes capacités à encaisser les coups et la “facilité” pour atteindre ce subspace digne du graal. Maître m’enveloppe d’une couverture et me tient dans Ses bras. Je redescend tranquillement, mon sexe est tout gonflé de désir, je sens les battements internes de mon antre.

Il fait très chaud ce soir et nous faisons une pause bien méritée. Maître m’installe sur le dos, sur la méridienne du canapé. Il me fouette les fesses et me prend ensuite. Il me pilonne, je suis ravie, car Il touche le point G. Je suis satisfaite par un orgasme autorisé. Je suis ensuite Maître qui va s’asseoir sur le balcon, il fait très bon dehors.

Je me roule en boule sur le canapé du balcon, la tête sur la cuisse de Maître. Je Lui demande si Lui aussi a joui, Il me dit que non, mon plaisir Lui a suffit… Je Lui répond que j’aimerai Lui donner ce plaisir, s'Il m’y autorise. Maître finira dans ma bouche, ma langue et son piercing ayant “eu raison de Lui”.

Nous terminons par un gros câlin, tendrement enlacés. Je suis exténuée, heureuse, au comble du Bonheur, l’Amour à son paroxysme.

Je vous aime, Maître, au delà du raisonnable.

Votre Soumise novice,

Dana.

Quand tout part en vrille





Aujourd’hui, nous allons en ville contrôler la cicatrisation de mes piercings aux tétons. Nous avons confié les enfants, la grande chez sa copine, le petit chez les grands parents.Maître n’a pas donné de consignes pour sortir en ville, juste porter les boules de geisha.. Tenue, chaussures, port ou non de culotte, rien d’imposé. J’ai choisi une petite robe en dentelle noire, des chaussures à hauts talons compensés, et point de culotte. Il fait déjà chaud, pas la peine d’en rajouter !

Nous rejoignons le métro en garant la voiture au parc relais, Maître admire mes fesses nues mises en valeur par les talons vertigineux. Je bénis l’inventeur de l’escalator intérieurement, toutes ces marches à descendre pour rejoindre le quai et mon équilibre parfois hésitant me font craindre une cheville tordue, voire la chute.
Avec ma tenue et mes hauts talons, j’attire le regard des passagers, je me colle amoureusement à Maître. Je serre les cuisses à m’en donner mal, le passager en face de moi mate mes jambes et cherche à voir ma culotte (que je n’ai pas). Les stations défilent, le wagon se remplit, le malaise de Maître est palpable, Il n’aime pas du tout le contact de la foule.
Nous arrivons à la station de changement, nous changeons de ligne de métro, plus que deux arrêts. Il fait chaud, même dans la rame, les odeurs se mélangent et m’incommodent. Nous descendons, soulagée de quitter cette rame aux odeurs marquées. Encore quelques marches et nous retrouvons l’air libre. Une vague de chaleur s’écrase sur moi, le soleil tape fort, il n’y a presque pas de vent.
Les trottoirs défoncés du centre ville et la foule des touristes sont un supplice pour garder une allure digne tout en marchant droit. Nous arrivons au salon du pierceur. A côté, un bar et un des clients me regarde intensément de la tête aux pieds. J’ignore son regard et pousse la porte en tenant la main de mon Maître.

Nous attendons quelques minutes, une jeune fille sort du cabinet, elle a de beaux tatouages sur les cuisses, bien visibles sous son short. J’envie son corps, mince, jeune et tatoué. Bientôt ce sera mon heure. Mes piercings aux tétons ont très bien cicatrisé, je demande à changer la taille de l’anneau du triangle, comme Maître me l’avait suggéré (un plus petit). Je suis toujours nue sous ma robe, j’enlève juste mes chaussures et m’allonge sur la table d’examen. Je viens de me souvenir que je porte les boules de geisha et que la tige rose fluo est bien visible … Le pierceur ne dit rien, se contente de changer l’anneau et de répondre à mes questions sur des piercings supplémentaires sur mes oreilles. J’en oublie les questions sur les snake bites (2 labrets) que je souhaite faire à la rentrée scolaire.

Le retour est long, écrasant de chaleur et de monde, nous apprécions ensemble la sortie à l’air libre au terminus du métro. je suis impatiente de la suite de notre sortie, Maître a prévu une séance au milieu de bois. Il a noté son programme et préparé le sac à dos, en le remplissant d’instruments et d’accessoires. Je n’avais plus qu’à suivre les consignes au fur et à mesure.

Arrivés à la maison, je passe à la salle de bains pour une toilette rapide et enlever les boules de geisha à la demande de Maître. Je change de robe et de chaussures, Maître attrape le sac à dos et direction la nature. Sur le trajet, Maître me tend un sachet et me dit d’insérer dans mon petit trou un truc qui sent le citron : le gingembre. Le fameux gingembre, Maître aime son goût et ses vertus; j’ai envie de tester le figging et ses sensations étranges. Après quelques galères et l’aide de Maître, je parviens à insérer le morceau de gingembre. Maître l’a pelé et taillé pour qu’il ne rentre pas en entier (façon rosebud).

Ca chauffe, c’est supportable. Nous avons fait la moitié du chemin, Maître me regarde m’agiter sur mon siège, je gémis doucement.
Les picotements se font plus intenses, je gémis un peu plus fort jusqu’à l’insupportable. Je supplie Maître de m’autoriser à enlever le gingembre, mon cerveau se met sur OFF, il n’attend pas la réponse et me voilà en train d’enlever le gingembre. Je sais que Maître n’est pas content, je n’ai pas attendu Sa réponse et les larmes montent déjà.
Je regrette déjà ce geste que je n’ai pas commandé. Maître me dit que vu que je n’en fais qu’à ma tête, la séance est annulée. Il fait demi tour. Il ne restait qu’un kilomètre ou deux. Maître est furax, mes larmes coulent, je cherche à comprendre ce qu’il s’est passé, je tente d’expliquer à Maître ce geste incontrôlable.
Il ne comprend pas du tout ce geste irrationnel.
Je suis déjà punie de séance, mais au fond de moi, je sens que je ne suis pas assez punie. Je m’autoflagellerai si Maître l’ordonnait pour expier cette faute. Les larmes coulent, je n’arrive pas à arrêter ce flot, je me noie dans l’hyperémotivité.
Je pleure de frustration, de rage, je me taperai la tête contre les murs si je pouvais revenir en arrière.

Les 24h suivantes ont été difficiles, mais nous ont permis de réfléchir. Je ne souhaite pas détruire ni mettre à terre ce début prometteur en changements (physique, mental, sexuel).
Maître a été déstabilisé, mais il m’a pardonné, j’ai été punie de séance, et Maître m’a forcée à supprimer une appli sur mon téléphone, parce que je passe trop de temps dessus selon lui. Ce n’est pas grand chose, mais ça complète un peu la punition.
Nous allons poursuivre notre chemin dans cette nouvelle vie.

Et comme Maître me l’a répété : "Pourquoi tombe t’on ? Pour apprendre à se relever."

Je vous aime, Maître, au delà du raisonnable.

Votre Soumise Novice

Dana

Feeling good





Le moi de Mai ensoleille mon quotidien, plein de petites choses font que le soleil brille sur ma vie de Soumise.

De nouveaux articles à lire sur les blogs d’amies Soumises, des réponses à mes commentaires timides, des emails échangés, tout ceci met en joie, je me sens moins isolée, mieux comprise et acceptée telle que je suis.

Je prends confiance en moi, l’envie de plaire à mon Maître est omniprésente.
Je me fais belle pour Lui, j’endure sans rechigner la “chasse aux poils” en prenant RDV en institut (nouveauté pour moi), Maître est plus que ravi de cette transformation. Il espère que ce changement sera durable dans le temps; je ne laisserai pas tomber comme ça, je n’en tire que des bénéfices.

J’écris toujours dans mon journal papier, je publie des articles en accord avec Maître, et recevoir des commentaires est tout autant source de petits bonheurs.

Mère Nature ne m’embête plus comme avant, je ne suis plus autant fatiguée, les douleurs inexistantes (paradoxe pour une Soumise aimant la cravache).
Je bénie aussi l’invention de la coupe menstruelle, je peux ainsi offrir mon corps à Maître sans problèmes, tous les jours.

J’ai fait une brocante et chinée 4 paires d'escarpins à talons vertigineux; après les avoir lavés, je les ai essayés le soir, devant Maître. Il adore, ces chaussures me font une cambrure “à damner un Saint” dixit Maître, et Il m’a confié qu’avec mon serre-taille, Il me prendrait sur-le-champ. J’ai couru mettre le serre-taille et, en riant, Il m’a rappelé que je ne devais pas l’allumer ainsi, que cela faisait de mes propres règles.

Maître m’a fait part de son envie de rencontrer d’autres personnes D/S pour discuter sans tabou. Il m’a parlé d’une rencontre en Août, je suis toute émue et partagée en deux. D’un côté, je suis très réservée, je suis impressionnée d’avance, et d’un autre, je saute de joie à l’idée de rencontrer des gens du “même monde”. Lui, d’habitude si solitaire, renfermé et asocial, propose de nous emmener tous les deux, loin de notre petit nid douillet; je suis très heureuse de ce changement positif.

Pour continuer dans les petits bonheurs, Maître a acheté un fouet en daim que nous avons testé et adoré. A la fin de la séance, il m’a déclaré accepter pleinement que je L’appelle Maître; ses conflits intérieurs sont enfin apaisés.

Un autre bonheur, bien plus gros celui-ci, est notre projet de bracelet et collier assortis. Maître souhaite que nous ayons un bracelet en cuir pour Lui, un collier en cuir pour moi, symbolisant notre Union M/S. J’ai fouillé ma boîte à bijoux et Lui ai dit qu’on pouvait revendre nos bijoux inutiles en or pour financer ce beau projet. Je lui ai précisé que je me séparais des miens sans regrets, ces bijoux ne représentent plus rien pour moi. Maître a accepté et a fait de même. Il a cherché, réfléchi et dessiné les bijoux M/S. C’est ensemble que nous nous sommes rendus chez un Artisan Bijoutier présenter notre projet.

La vente de nos vieux bijoux finance largement le prix total, Maître m’a dit de choisir une nouvelle montre. J’ai eu un coup de coeur pour un modèle simple, avec quelques détails me rappelant notre relation. Elle est assortie, par le plus grand des hasards, à mon futur collier.

Que j’ai hâte de pouvoir le porter fièrement ! Et à la vue de tous !

Nous avons aussi un autre projet commun : un tatouage symbolisant notre relation lien; deux démons renards japonais (kitsune) enlacés. C’est un grand moment, très attendu, je rêve de tatouages depuis mes 15 ans, et Maître est près à passer sous les aiguilles pour avoir le même tatouage (le contact du métal dans la peau Lui déclenche des crises de nerf qu’Il réprime avec difficulté).

Autre petit bonheur, le rapport que j’ai avec mon corps qui s’améliore. Mère Nature m’a pourvue d’une poitrine généreuse dès l’adolescence et depuis, je la cache sous des tshirts larges et informes. Les grossesses ont déformé mon ventre (surtout le petit dernier, avec sa piscine olympique). Les séances quotidiennes commencent à porter leurs fruits (de transpiration), je compte bien continuer cet été, accompagnée de Maître.

J’accepte mieux mon corps depuis que Maître est d’accord pour les modifications : tatouages et piercings. C’est Lui qui a le dernier mot sur l’emplacement et la quantité (pour m’éviter les excès).
J’ai commencé par les piercings : la langue pour son Plaisir, le Triangle pour mon plaisir, sur son Conseil. J’ai continué avec les tétons, et d’autres projets sont prêts. Pour les tatouages, j’ai tellement de frustration de ne pas avoir pu encrer mon corps à ma majorité que j’en voudrai de (presque) partout.

Aujourd’hui, je suis fière que les gens me remarquent, et encore plus quand je suis à côté de Maître. Jeune, je n’ai jamais attirée autant de regards !

Et les derniers bonheurs de Mai, être avec Maître, être sa Soumise à 200% et qu’Il sait que mon corps est là pour son Plaisir avant le mien. (Par chance, Maître est très généreux et partageur en matière de plaisir … ma jouisseuse est ravie !)

Ah, j’oubliais, c’est la pleine saison des orties … ^^

Je vous aime, Maître, au delà du raisonnable

Votre Soumise Novice

Dana






Découverte du Fouet




“Séance déterminante Samedi soir. Prépare Toi bien, je vais Te pousser loin. Je vais tester Ta volonté, Ta détermination d'être ma Soumise. Tu vas découvrir le Maître comme il sera, et Tu sauras alors si Tu Te sens capable de le suivre ou non.
N'oublie pas qu'une Soumise qui se donne corps et âme accepte tout ce que son Maître décide, y compris avec un fouet à la main ! Garde ça en tête pendant la séance !
Et prépare Toi bien mentalement, je préfère Te prévenir que Tu vas douiller ! Pas très longtemps, mais suffisamment pour que Tu le sentes passer !
Je Te communiquerai des détails par mail.
Je T'aime
Ton Maître.”


Après ce mail, Maitre m’a envoyé les consignes pour la séance : maquillée, nue juste avec mon collier de Soumise et mes talons hauts. Pas de bijoux hormis le rosebud et les boules de geisha.

Une fois les enfants couchés, je suis allée me préparer pendant que mon Maître sortait les accessoires et les disposait sur la table. Lorsque je suis arrivée dans le salon, Maitre a pris quelques photos en me demandant des poses précises. Il m’a demandé de me tourner et de me pencher, les mains appuyées sur le mur. Maître a donné les consignes et m’a fait réciter mon safeword et les codes couleurs.

Le martinet en daim et ses multiples lanières ont commencé à parcourir mon dos, mes fesses, mes cuisses, frappant doucement puis de plus en plus fort. Maître s’est arrêté et m’a dit que ça faisait 30 coups; Il voulait savoir comment je me sentais : très bien, pas de gêne ni d’inconfort, j’étais prête à continuer. 
Maitre chauffa mes fesses avec ses mains, pour étendre les zones et travailler la peau pour la suite. Je reçus 25 fessées bien appuyées. Toujours ok, toujours excitée et prête à continuer, même s’Il m’a répété que la séance allait être dure et intense. 
Maitre reprit le martinet et diminua le nombre de brins pour un côté plus cinglant et plus appuyé; je ne comptais pas, je sentais mon excitation monter. Je vibrais avec la musique, sans l’entendre vraiment.

A chaque changement d’instrument, Il se penchait vers moi pour me demander mon code couleur et si ça allait. J’avais le corps bien chaud, j’étais bien et côté intensité, jaune après 50 coups de cravache (ma préférée) et 25 de badines (ma détestée).
Maître m’a ordonné de me redresser et de tourner sur moi même pour admirer les marques rouges sur mon corps. Il me demanda d’enlever mes talons hauts, je n’arrivai pas à le faire seule, j’étais toute pantelante, je ne tenais pas du tout en équilibre. Maitre m’enleva les chaussures en voyant sa Soumise incapable de lever un pied sans tanguer et vaciller.

Il me passe les attaches aux poignets et fixe les anneaux à la fixation. Il fait glisser sur mon dos ce nouvel instrument, tout doux au toucher, comme du velours. Il me fouette tout le corps, des épaules aux cuisses, avec plus ou moins d’intensité. Maître s’arrête et m’annonce 25. Le velours est piquant, j’aime beaucoup, c’est vraiment différent de tous les autres instruments. Il me demande si je souhaite continuer car Il va augmenter le rythme et la puissance, Il veut connaître et repousser mes limites.

Les coups et leur intensité augmentent, je me dandine, danse sous les coups, la douleur pique sous l’impact et se diffuse rapidement. Maître varie les endroits, le rythme, l’intensité, ma respiration s’accélère, j’en veux encore ! L’extrémité du fouet mord ma peau régulièrement au même endroit. La configuration de notre appartement fait que nous n’avons pas d’autres possibilités d’attaches.

Le cracker finira par avoir raison de la douleur, je finis par arriver dans le “rouge”. J’ai senti les larmes monter, je n’ai pas envie de pleurer parce que j’ai mal, non, je déverse le surplus d’émotions. Je ne retiens pas mes larmes, je les laisse couler sous le bandeau, glisser le long de mes joues, je suis heureuse, je suis très bien. Maître continue encore un moment (25 coups de fouet, précision qu’il me donnera après). Mes fesses devenaient brûlantes, tout comme mon désir. J’étais prête à me laisser emporter.

Maître me détache, je ne tiens pas debout, je suis perchée sur mon nuage à paillettes. Je me sens prise de vertiges mais je suis bien, je suis sur la pente du Nirvana. Maître me dépose sur le canapé et prend quelques photos avant de me câliner pendant que je me remet de mes émotions. Il me dit alors qu’il accepte d’être définitivement mon Maître, mes larmes coulent, je suis heureuse. Mon sexe est détrempé, brûlant de désir. Je suis encore sur mon nuage à paillettes lorsque Maître se décide à m’honorer. Il me fera perdre tous mes points cardinaux, m’amenant à la fontaine et à de multiples orgasmes. J’ai fini épuisée, pantelante, les jambes vacillantes, le sexe et le corps en feu. Heureuse. Bien.

J’ai vraiment adoré cette séance avec le fouet, j’ai hâte de pouvoir le sentir à nouveau sur ma peau. Je sais que Maître trouvera une solution pour marquer tout mon corps et me faire partir dans cet “ailleurs qui n’existe pas”.


Je Vous aime au delà du raisonnable Maître

Votre Soumise novice, Dana.