(re)naître Femme




"Que c'est bon de lire un aussi beau ressenti, ton bonheur et ta sérénité transparaissent dans chacun de tes mots. Et effectivement, une soumise épanouie, libre et fière dans son appartenance, saura attirer tous les regards, car elle rayonnera. La beauté passe avant tout par l'attitude, et loin de nous abaisser, notre appartenance nous rend plus sûres de nous et plus heureuses, enfin nous-mêmes, aimées pour ce que nous sommes. Alors nous sommes belles aux yeux de tous, à commencer par les nôtres et ceux de notre Maître."
Elerinna, Kajira de Maitre Elendil sur Feeling Good

Ces mots écrits par Elerinna il y a quelques jours ont trouvé un écho criant de vérité en moi. Ils m'ont bouleversée tant ils sont justes. 

Je me sens de nouveau Femme, je prends soin de moi (esthéticienne, maquillage, jolies robes, talons hauts), les gens se retournent quand je passe. Sauf que je ne suis pas libre, je suis mariée et Soumise.
Ca change beaucoup de choses, je suis en phase avec moi-même, je m'habille en noir (ma couleur préférée), je vire les vêtements que je ne veux plus porter car ils ne me correspondent plus du tout.
Je retrouve mes ENVIES gothiques, noir de la tête aux pieds, cheveux rouge-orangé très longs, dentelles, pleins de bagues, ma montre M/s et des bracelets ornent mes poignets. Je colore mes yeux d'un trait noir, mes lèvres de rouge carmin... Je choisis des boucles d'oreilles selon mon humeur, des créoles aux dimensions variées, des pendants noirs, en attendant d'autres piercings aux oreilles. En collier, rien d'autre que celui choisi par Maitre, un ras-de-cou bordeaux et un D brillant.
D comme Dana, Débutante, Dominée, Désirable, Délicieuse, Danseuse, Débordante, Débridée, Déchaînée, Décidée...
Je délaisse Facebook pour Fetlife, trouvant des personnes qui assument leurs ENVIES, me donnant envie de tester d'autres choses, de rencontrer des gens exceptionnels...
J'ai toujours eu peur du "qu'en dira-t-on" que je n'ai rien fait pour moi. Aujourd'hui, je me fiche de l'AVIS des autres personnes, je profite de LA VIE.
On me demande souvent si je me déguise ou si je sors en boite après le boulot, je réponds toujours "Je suis Moi"
Peu importe ce que pensent les autres, je suis bien à ma place, aux pieds de mon Maitre. 
Je n'ai pas eu d'aide de l'extérieur (famille et amis) pour faire le bilan de ces 4 décennies. J'ai eu un dialogue intérieur entre celle que j'ai été et celle que je suis. La Soumise et la Jouisseuse ont vaincu la Timide et la Naïve.

Je suis née il y a quatre décennies, un jour d'automne.

Je suis née un jour rouge.
Rouge comme ces couleurs qui dansent derrière mes paupières.
Rouge comme mon visage quand je suis très excitée
Rouge comme mon sexe après l'orgasme
J'ai brisé deux barrières ce jour-là : celle du caméléon, j'accepte ma différence (être soi-même) et celle de la Soumission. Je suis heureuse en 24/7.

Lorsque je dois ôter mon collier pour me doucher, je sens un manque, je redeviens ordinaire. Une fois sèche, je vais trouver Maitre, Lui remet mon collier et penche la tête en tenant mes longs cheveux. J'aime particulièrement ce moment, quand Ses mains se posent sur mon cou pour fermer le collier puis Il dépose un tendre baiser sur mes lèvres. Je Le remercie doucement et nous nous enlaçons, je m'enivre de Son odeur, de Son contact...

Les rituels qui s'ajoutent petit à petit, le brossage quotidien de ma crinière, attendre à genoux sur mon coussin l'arrivée de Maitre avant de me coucher, le thé préparé avant Son lever, la gestion quotidienne de mon planning, Le remercier de m'avoir accordé une séance, un orgasme, Sa jouissance....

Merci Maitre de me permettre de m'épanouir à Vos pieds, je ne pourrai plus revenir à la vie vanille, devenue fade à mes yeux.
Je Vous aime au-delà du raisonnable

Votre Soumise novice

Dana

Punition et libération




Le soleil M/S est de retour sur notre relation, les perturbations ont été chassées suite à notre discussion. Néanmoins, il restait un petit nuage (pas à paillettes) sombre sur mon ciel bleu, un mélange de remords et de culpabilité qui ne saurait s’en aller qu’avec une punition physique. Je trainais ce petit nuage moche, Maître s’en était rendu compte (Il lit en moi parfois mieux que moi -même) et m’a demandé ce qui me tracassait. Il savait que je ne me sentais pas assez punie et que je voulais une punition corporelle. Je lui ai répondu que oui : Il m’a laissé le choix sur l’instrument et le nombre de coups.

J’ai choisi la badine et 20 coups, une partie de moi réclamait 50 mais la raison a négocié 20, pas plus. Quand Maître m’a demandé mon choix, quelques heures avant la séance, il a été très surpris de l’ensemble. Il n’a pas remis en question ceux ci et ça m’a apaisée.

Une fois les enfants couchés, Maître m’a dit que la séance débutait à 21h30 et qie je devais porter les boules de geisha, rien de plus.
Maître avait tout préparé et m’a dit de me pencher en posant les mains sur le canapé. J’ai obéi, sagement, je devais recevoir ma punition pour effacer ce vilain nuage (sans paillettes).
Une fois la punition terminée, Maître me tend le bandeau et me déplace sur le canapé, les mains sur l’assise, les fesses bien cambrées. Il commence avec le martinet en daim, doucement, sur les fesses, les cuisses, puis augmente progressivement la puissance des coups sur tout le corps. C’est bon ! Je gémis doucement mon plaisir. Avec un peu moins de lanières, ça pique un peu plus. Maître change d’instrument, je ne le vois pas mais sa texture et l’impact me sont inconnus : c’est le paddle en cuir fabriqué par Maître. Le toucher est doux, l’impact ressemble à celui d’une main, en bien plus large. J’aime beaucoup ce nouvel instrument. Mes fesses sont bien chaudes, je monte les paliers tout (trop) doucement.





Maître change à nouveau d’instrument, texture connue et sensations piquantes, je confirme l’utilisation du deuxième instrument fait artisanalement par Maître. Le martinet en vinyle, l’impact est le même que celui en daim, avec de petites pointes piquantes sur l’extrémité des brins. Ca pique et c’est bon ! Il y a de fortes chances qu’il vienne me taquiner encore !
Mmmmh ! Mes fesses sont bien marquées de traces rouges, Maître me demande régulièrement mon code couleur : je suis dans le “vert”, pas encore “jaune”. Un autre instrument vient se promener le long de ma colonne, sur une petite surface et me fait frissonner de désir. La cravache. Elle s’abat en petites tapes légères puis plus appuyées sur mes fesses et mes cuisses. Que c’est bon ! Maître vient vérifier si je suis aussi “chaude” que mes fesses, et là, déception, c’est pas terrible.

Il prend le fouet (modifié, plus de nœuds au bout pour éviter les bleus) et me caresse ici, là, me fouette doucement et plus fort … c’est divin ! J’adore quand le fouet s’enroule autour de mon corps, c’est doux et soyeux, une étreinte sensuelle. Maître entend mon plaisir, voit ma danse sous le fouet, mais sent que je ne suis pas totalement dedans. Il glisse un doigt, toujours pas terrible. Il me demande comment je me sens : je suis bien dans ma bulle mais je n’arrive pas à aller au-delà. Maître branche la baguette magique, me la pose dans la main et la glisse contre mon clito. Que j’aime cette baguette magique ! Je sens le plaisir monter, monter, monter … Maître reprend le martinet en vinyle, les coups s’enchaînent sur mes fesses, c’est bon et ça fait mal à la fois. Mon esprit hésite, je gémis de plaisir, plus que de douleur. Le plaisir augmente et dépasse la douleur. Je demande à jouir, Maître me l’autorise.

Je me lâche, une vague orgasmique m’emporte. La baguette est toujours sur mon clito, Maître passe au fouet et nous recommençons un cycle.. Le plaisir monte par palier, je sens toujours les coups sur mes fesses, mon dos, mes épaules, mon sexe. Puis vient quelque chose d’inattendu : je ressens toujours le plaisir de mon clito, mais je ne sens plus la douleur liée aux impacts sur mon corps. C’est une boule de plaisir et sur la surface, un micro choc, comme si Maître me poussait avec Sa main, comme une petite tape amicale. Des tas de paillettes dansent derrière mes yeux clos, je suis là et pas là. Je suis partie dans cet ailleurs qui n’existe pas. Mon esprit s’envole, mon corps est toujours là.

Maître me redresse lentement et m’aide à m’allonger sur le canapé. Mes jambes sont en coton, mes gestes hésitants, la connexion entre mon corps et mon cerveau n’est pas encore rétablie. Maître est surpris, je suis ivre de plaisir, complètement stone. Il est également impressionné et fier de mes capacités à encaisser les coups et la “facilité” pour atteindre ce subspace digne du graal. Maître m’enveloppe d’une couverture et me tient dans Ses bras. Je redescend tranquillement, mon sexe est tout gonflé de désir, je sens les battements internes de mon antre.

Il fait très chaud ce soir et nous faisons une pause bien méritée. Maître m’installe sur le dos, sur la méridienne du canapé. Il me fouette les fesses et me prend ensuite. Il me pilonne, je suis ravie, car Il touche le point G. Je suis satisfaite par un orgasme autorisé. Je suis ensuite Maître qui va s’asseoir sur le balcon, il fait très bon dehors.

Je me roule en boule sur le canapé du balcon, la tête sur la cuisse de Maître. Je Lui demande si Lui aussi a joui, Il me dit que non, mon plaisir Lui a suffit… Je Lui répond que j’aimerai Lui donner ce plaisir, s'Il m’y autorise. Maître finira dans ma bouche, ma langue et son piercing ayant “eu raison de Lui”.

Nous terminons par un gros câlin, tendrement enlacés. Je suis exténuée, heureuse, au comble du Bonheur, l’Amour à son paroxysme.

Je vous aime, Maître, au delà du raisonnable.

Votre Soumise novice,

Dana.

Quand tout part en vrille





Aujourd’hui, nous allons en ville contrôler la cicatrisation de mes piercings aux tétons. Nous avons confié les enfants, la grande chez sa copine, le petit chez les grands parents.Maître n’a pas donné de consignes pour sortir en ville, juste porter les boules de geisha.. Tenue, chaussures, port ou non de culotte, rien d’imposé. J’ai choisi une petite robe en dentelle noire, des chaussures à hauts talons compensés, et point de culotte. Il fait déjà chaud, pas la peine d’en rajouter !

Nous rejoignons le métro en garant la voiture au parc relais, Maître admire mes fesses nues mises en valeur par les talons vertigineux. Je bénis l’inventeur de l’escalator intérieurement, toutes ces marches à descendre pour rejoindre le quai et mon équilibre parfois hésitant me font craindre une cheville tordue, voire la chute.
Avec ma tenue et mes hauts talons, j’attire le regard des passagers, je me colle amoureusement à Maître. Je serre les cuisses à m’en donner mal, le passager en face de moi mate mes jambes et cherche à voir ma culotte (que je n’ai pas). Les stations défilent, le wagon se remplit, le malaise de Maître est palpable, Il n’aime pas du tout le contact de la foule.
Nous arrivons à la station de changement, nous changeons de ligne de métro, plus que deux arrêts. Il fait chaud, même dans la rame, les odeurs se mélangent et m’incommodent. Nous descendons, soulagée de quitter cette rame aux odeurs marquées. Encore quelques marches et nous retrouvons l’air libre. Une vague de chaleur s’écrase sur moi, le soleil tape fort, il n’y a presque pas de vent.
Les trottoirs défoncés du centre ville et la foule des touristes sont un supplice pour garder une allure digne tout en marchant droit. Nous arrivons au salon du pierceur. A côté, un bar et un des clients me regarde intensément de la tête aux pieds. J’ignore son regard et pousse la porte en tenant la main de mon Maître.

Nous attendons quelques minutes, une jeune fille sort du cabinet, elle a de beaux tatouages sur les cuisses, bien visibles sous son short. J’envie son corps, mince, jeune et tatoué. Bientôt ce sera mon heure. Mes piercings aux tétons ont très bien cicatrisé, je demande à changer la taille de l’anneau du triangle, comme Maître me l’avait suggéré (un plus petit). Je suis toujours nue sous ma robe, j’enlève juste mes chaussures et m’allonge sur la table d’examen. Je viens de me souvenir que je porte les boules de geisha et que la tige rose fluo est bien visible … Le pierceur ne dit rien, se contente de changer l’anneau et de répondre à mes questions sur des piercings supplémentaires sur mes oreilles. J’en oublie les questions sur les snake bites (2 labrets) que je souhaite faire à la rentrée scolaire.

Le retour est long, écrasant de chaleur et de monde, nous apprécions ensemble la sortie à l’air libre au terminus du métro. je suis impatiente de la suite de notre sortie, Maître a prévu une séance au milieu de bois. Il a noté son programme et préparé le sac à dos, en le remplissant d’instruments et d’accessoires. Je n’avais plus qu’à suivre les consignes au fur et à mesure.

Arrivés à la maison, je passe à la salle de bains pour une toilette rapide et enlever les boules de geisha à la demande de Maître. Je change de robe et de chaussures, Maître attrape le sac à dos et direction la nature. Sur le trajet, Maître me tend un sachet et me dit d’insérer dans mon petit trou un truc qui sent le citron : le gingembre. Le fameux gingembre, Maître aime son goût et ses vertus; j’ai envie de tester le figging et ses sensations étranges. Après quelques galères et l’aide de Maître, je parviens à insérer le morceau de gingembre. Maître l’a pelé et taillé pour qu’il ne rentre pas en entier (façon rosebud).

Ca chauffe, c’est supportable. Nous avons fait la moitié du chemin, Maître me regarde m’agiter sur mon siège, je gémis doucement.
Les picotements se font plus intenses, je gémis un peu plus fort jusqu’à l’insupportable. Je supplie Maître de m’autoriser à enlever le gingembre, mon cerveau se met sur OFF, il n’attend pas la réponse et me voilà en train d’enlever le gingembre. Je sais que Maître n’est pas content, je n’ai pas attendu Sa réponse et les larmes montent déjà.
Je regrette déjà ce geste que je n’ai pas commandé. Maître me dit que vu que je n’en fais qu’à ma tête, la séance est annulée. Il fait demi tour. Il ne restait qu’un kilomètre ou deux. Maître est furax, mes larmes coulent, je cherche à comprendre ce qu’il s’est passé, je tente d’expliquer à Maître ce geste incontrôlable.
Il ne comprend pas du tout ce geste irrationnel.
Je suis déjà punie de séance, mais au fond de moi, je sens que je ne suis pas assez punie. Je m’autoflagellerai si Maître l’ordonnait pour expier cette faute. Les larmes coulent, je n’arrive pas à arrêter ce flot, je me noie dans l’hyperémotivité.
Je pleure de frustration, de rage, je me taperai la tête contre les murs si je pouvais revenir en arrière.

Les 24h suivantes ont été difficiles, mais nous ont permis de réfléchir. Je ne souhaite pas détruire ni mettre à terre ce début prometteur en changements (physique, mental, sexuel).
Maître a été déstabilisé, mais il m’a pardonné, j’ai été punie de séance, et Maître m’a forcée à supprimer une appli sur mon téléphone, parce que je passe trop de temps dessus selon lui. Ce n’est pas grand chose, mais ça complète un peu la punition.
Nous allons poursuivre notre chemin dans cette nouvelle vie.

Et comme Maître me l’a répété : "Pourquoi tombe t’on ? Pour apprendre à se relever."

Je vous aime, Maître, au delà du raisonnable.

Votre Soumise Novice

Dana

Feeling good





Le moi de Mai ensoleille mon quotidien, plein de petites choses font que le soleil brille sur ma vie de Soumise.

De nouveaux articles à lire sur les blogs d’amies Soumises, des réponses à mes commentaires timides, des emails échangés, tout ceci met en joie, je me sens moins isolée, mieux comprise et acceptée telle que je suis.

Je prends confiance en moi, l’envie de plaire à mon Maître est omniprésente.
Je me fais belle pour Lui, j’endure sans rechigner la “chasse aux poils” en prenant RDV en institut (nouveauté pour moi), Maître est plus que ravi de cette transformation. Il espère que ce changement sera durable dans le temps; je ne laisserai pas tomber comme ça, je n’en tire que des bénéfices.

J’écris toujours dans mon journal papier, je publie des articles en accord avec Maître, et recevoir des commentaires est tout autant source de petits bonheurs.

Mère Nature ne m’embête plus comme avant, je ne suis plus autant fatiguée, les douleurs inexistantes (paradoxe pour une Soumise aimant la cravache).
Je bénie aussi l’invention de la coupe menstruelle, je peux ainsi offrir mon corps à Maître sans problèmes, tous les jours.

J’ai fait une brocante et chinée 4 paires d'escarpins à talons vertigineux; après les avoir lavés, je les ai essayés le soir, devant Maître. Il adore, ces chaussures me font une cambrure “à damner un Saint” dixit Maître, et Il m’a confié qu’avec mon serre-taille, Il me prendrait sur-le-champ. J’ai couru mettre le serre-taille et, en riant, Il m’a rappelé que je ne devais pas l’allumer ainsi, que cela faisait de mes propres règles.

Maître m’a fait part de son envie de rencontrer d’autres personnes D/S pour discuter sans tabou. Il m’a parlé d’une rencontre en Août, je suis toute émue et partagée en deux. D’un côté, je suis très réservée, je suis impressionnée d’avance, et d’un autre, je saute de joie à l’idée de rencontrer des gens du “même monde”. Lui, d’habitude si solitaire, renfermé et asocial, propose de nous emmener tous les deux, loin de notre petit nid douillet; je suis très heureuse de ce changement positif.

Pour continuer dans les petits bonheurs, Maître a acheté un fouet en daim que nous avons testé et adoré. A la fin de la séance, il m’a déclaré accepter pleinement que je L’appelle Maître; ses conflits intérieurs sont enfin apaisés.

Un autre bonheur, bien plus gros celui-ci, est notre projet de bracelet et collier assortis. Maître souhaite que nous ayons un bracelet en cuir pour Lui, un collier en cuir pour moi, symbolisant notre Union M/S. J’ai fouillé ma boîte à bijoux et Lui ai dit qu’on pouvait revendre nos bijoux inutiles en or pour financer ce beau projet. Je lui ai précisé que je me séparais des miens sans regrets, ces bijoux ne représentent plus rien pour moi. Maître a accepté et a fait de même. Il a cherché, réfléchi et dessiné les bijoux M/S. C’est ensemble que nous nous sommes rendus chez un Artisan Bijoutier présenter notre projet.

La vente de nos vieux bijoux finance largement le prix total, Maître m’a dit de choisir une nouvelle montre. J’ai eu un coup de coeur pour un modèle simple, avec quelques détails me rappelant notre relation. Elle est assortie, par le plus grand des hasards, à mon futur collier.

Que j’ai hâte de pouvoir le porter fièrement ! Et à la vue de tous !

Nous avons aussi un autre projet commun : un tatouage symbolisant notre relation lien; deux démons renards japonais (kitsune) enlacés. C’est un grand moment, très attendu, je rêve de tatouages depuis mes 15 ans, et Maître est près à passer sous les aiguilles pour avoir le même tatouage (le contact du métal dans la peau Lui déclenche des crises de nerf qu’Il réprime avec difficulté).

Autre petit bonheur, le rapport que j’ai avec mon corps qui s’améliore. Mère Nature m’a pourvue d’une poitrine généreuse dès l’adolescence et depuis, je la cache sous des tshirts larges et informes. Les grossesses ont déformé mon ventre (surtout le petit dernier, avec sa piscine olympique). Les séances quotidiennes commencent à porter leurs fruits (de transpiration), je compte bien continuer cet été, accompagnée de Maître.

J’accepte mieux mon corps depuis que Maître est d’accord pour les modifications : tatouages et piercings. C’est Lui qui a le dernier mot sur l’emplacement et la quantité (pour m’éviter les excès).
J’ai commencé par les piercings : la langue pour son Plaisir, le Triangle pour mon plaisir, sur son Conseil. J’ai continué avec les tétons, et d’autres projets sont prêts. Pour les tatouages, j’ai tellement de frustration de ne pas avoir pu encrer mon corps à ma majorité que j’en voudrai de (presque) partout.

Aujourd’hui, je suis fière que les gens me remarquent, et encore plus quand je suis à côté de Maître. Jeune, je n’ai jamais attirée autant de regards !

Et les derniers bonheurs de Mai, être avec Maître, être sa Soumise à 200% et qu’Il sait que mon corps est là pour son Plaisir avant le mien. (Par chance, Maître est très généreux et partageur en matière de plaisir … ma jouisseuse est ravie !)

Ah, j’oubliais, c’est la pleine saison des orties … ^^

Je vous aime, Maître, au delà du raisonnable

Votre Soumise Novice

Dana






Découverte du Fouet




“Séance déterminante Samedi soir. Prépare Toi bien, je vais Te pousser loin. Je vais tester Ta volonté, Ta détermination d'être ma Soumise. Tu vas découvrir le Maître comme il sera, et Tu sauras alors si Tu Te sens capable de le suivre ou non.
N'oublie pas qu'une Soumise qui se donne corps et âme accepte tout ce que son Maître décide, y compris avec un fouet à la main ! Garde ça en tête pendant la séance !
Et prépare Toi bien mentalement, je préfère Te prévenir que Tu vas douiller ! Pas très longtemps, mais suffisamment pour que Tu le sentes passer !
Je Te communiquerai des détails par mail.
Je T'aime
Ton Maître.”


Après ce mail, Maitre m’a envoyé les consignes pour la séance : maquillée, nue juste avec mon collier de Soumise et mes talons hauts. Pas de bijoux hormis le rosebud et les boules de geisha.

Une fois les enfants couchés, je suis allée me préparer pendant que mon Maître sortait les accessoires et les disposait sur la table. Lorsque je suis arrivée dans le salon, Maitre a pris quelques photos en me demandant des poses précises. Il m’a demandé de me tourner et de me pencher, les mains appuyées sur le mur. Maître a donné les consignes et m’a fait réciter mon safeword et les codes couleurs.

Le martinet en daim et ses multiples lanières ont commencé à parcourir mon dos, mes fesses, mes cuisses, frappant doucement puis de plus en plus fort. Maître s’est arrêté et m’a dit que ça faisait 30 coups; Il voulait savoir comment je me sentais : très bien, pas de gêne ni d’inconfort, j’étais prête à continuer. 
Maitre chauffa mes fesses avec ses mains, pour étendre les zones et travailler la peau pour la suite. Je reçus 25 fessées bien appuyées. Toujours ok, toujours excitée et prête à continuer, même s’Il m’a répété que la séance allait être dure et intense. 
Maitre reprit le martinet et diminua le nombre de brins pour un côté plus cinglant et plus appuyé; je ne comptais pas, je sentais mon excitation monter. Je vibrais avec la musique, sans l’entendre vraiment.

A chaque changement d’instrument, Il se penchait vers moi pour me demander mon code couleur et si ça allait. J’avais le corps bien chaud, j’étais bien et côté intensité, jaune après 50 coups de cravache (ma préférée) et 25 de badines (ma détestée).
Maître m’a ordonné de me redresser et de tourner sur moi même pour admirer les marques rouges sur mon corps. Il me demanda d’enlever mes talons hauts, je n’arrivai pas à le faire seule, j’étais toute pantelante, je ne tenais pas du tout en équilibre. Maitre m’enleva les chaussures en voyant sa Soumise incapable de lever un pied sans tanguer et vaciller.

Il me passe les attaches aux poignets et fixe les anneaux à la fixation. Il fait glisser sur mon dos ce nouvel instrument, tout doux au toucher, comme du velours. Il me fouette tout le corps, des épaules aux cuisses, avec plus ou moins d’intensité. Maître s’arrête et m’annonce 25. Le velours est piquant, j’aime beaucoup, c’est vraiment différent de tous les autres instruments. Il me demande si je souhaite continuer car Il va augmenter le rythme et la puissance, Il veut connaître et repousser mes limites.

Les coups et leur intensité augmentent, je me dandine, danse sous les coups, la douleur pique sous l’impact et se diffuse rapidement. Maître varie les endroits, le rythme, l’intensité, ma respiration s’accélère, j’en veux encore ! L’extrémité du fouet mord ma peau régulièrement au même endroit. La configuration de notre appartement fait que nous n’avons pas d’autres possibilités d’attaches.

Le cracker finira par avoir raison de la douleur, je finis par arriver dans le “rouge”. J’ai senti les larmes monter, je n’ai pas envie de pleurer parce que j’ai mal, non, je déverse le surplus d’émotions. Je ne retiens pas mes larmes, je les laisse couler sous le bandeau, glisser le long de mes joues, je suis heureuse, je suis très bien. Maître continue encore un moment (25 coups de fouet, précision qu’il me donnera après). Mes fesses devenaient brûlantes, tout comme mon désir. J’étais prête à me laisser emporter.

Maître me détache, je ne tiens pas debout, je suis perchée sur mon nuage à paillettes. Je me sens prise de vertiges mais je suis bien, je suis sur la pente du Nirvana. Maître me dépose sur le canapé et prend quelques photos avant de me câliner pendant que je me remet de mes émotions. Il me dit alors qu’il accepte d’être définitivement mon Maître, mes larmes coulent, je suis heureuse. Mon sexe est détrempé, brûlant de désir. Je suis encore sur mon nuage à paillettes lorsque Maître se décide à m’honorer. Il me fera perdre tous mes points cardinaux, m’amenant à la fontaine et à de multiples orgasmes. J’ai fini épuisée, pantelante, les jambes vacillantes, le sexe et le corps en feu. Heureuse. Bien.

J’ai vraiment adoré cette séance avec le fouet, j’ai hâte de pouvoir le sentir à nouveau sur ma peau. Je sais que Maître trouvera une solution pour marquer tout mon corps et me faire partir dans cet “ailleurs qui n’existe pas”.


Je Vous aime au delà du raisonnable Maître

Votre Soumise novice, Dana.

Le Maitre Ecrivain

Je sais que certaines s'impatientent d'avoir mon compte-rendu de séance et découverte du fouet, je voulais partager avec vous le blog de mon Maitre :


Quand je me suis mise à chercher de la lecture pour comprendre le Cheminement des Soumises, j'ai trouvé rapidement de quoi lire, ça m'a vraiment aidée à ordonner mes pensées.
Quant à Maitre, Il a eu beau chercher, Il n'a pas trouvé de pages / sites / blogs de Maitres pour partager ses doutes et ses questions.
Ce blog est donc une Pierre pour tous ceux qui ont les mêmes doutes et questions. Il a déjà rédigé quelques articles, Maitre est plus prolixe que sa Soumise ^^

Bonne Lecture

Ma Wishlist de Soumise


En voyant toutes les wishlists de mes amies Soumises,
 je me dois de présenter la mienne :




Un porte-jarretelles qui annonce la couleur



De quoi maintenir les poignets et les chevilles, sans être gênée,
bien mieux que celles que nous utilisons




L'incontournable, celui que l'on ne présente plus



La version à emmener de partout, discret dans le sac à main




De nouvelles boules de Geisha



Un nouveau sextoy, très beau, bien étudié, qui n'a que des qualités



Un nouveau rosebud, avec l’extrémité ovale



Et parce que la Soumise se tortille sous le Plaisir,
un crochet anal pour la maintenir encordée



Un nouvel outil pour promener partout sur mon corps



Pour le Plaisir de Maitre et de mes fesses




Pour les séances, je suis souvent nue,
j'aime être couverte de bijoux plutôt que de lingerie


Une parure collier et bijoux de seins



D'autres bijoux intimes, très intimes ^^



Et pour sublimer mon bouton  de rose

J'aime vraiment ces bijoux, ils sont sobres et élégants
Un vrai coup de cœur pour cette créatrice
(merci Elenna pour la découverte)



Le Maitre, le Fouet et la Soumise



Aujourd'hui, la commande de Maitre est arrivée : un fouet en daim pour tester et apprendre le fouet pour me faire danser et partir dans cet ailleurs qui n'existe pas.

Il s'est entraîné tout l'après-midi pour connaitre les bons gestes. Mes fesses ont tâté du fouet, un tout petit peu pour essayer, pas plus. 

Maitre nous prépare une séance pour samedi soir, j'ai grand hâte d'être déjà demain soir !
J'ai de la couture à préparer, il faut changer les sangles des attaches spécial porte, elles sont trop courtes (ou c'est moi qui suis petite...XD ), ce sera fait après le boulot.
Maitre m'a envoyé un petit email ce matin me disant que cette séance sera déterminante, Il va tester ma volonté, ma détermination d'être sa Soumise.

Je suis fébrile, excitée comme pas possible, et une petite part de moi a quelques appréhensions.
Ma partie Soumise et ma partie Jouisseuse vont faire en sorte que ce sera une séance très agréable...
Mon cul a très envie du Fouet, Maitre est ravi d'avoir un nouvel accessoire pour jouer avec mes sensations, je l'ai vu dans ses yeux bleu glacier, et ce regard brillant d'excitation.

J'attends avec impatience que Maitre finisse de coudre le paddle pour le tester sur mon cul rebondi, et que nous puissions acheter d'autres accessoires de notre wishlist...

Lorsque je fermerai les yeux tout à l'heure, je suis sûre que mon cerveau va déverser des images de séances intenses (entre les lectures de blogs et la préparation de ma wishlist) et que je vais me réveillée trempée...


Mon Maitre



Voilà quelques semaines que je dois écrire sur ce qu’est mon Maitre pour moi. C’est facile et compliqué a la fois. L’article d’Elerinna est très beau, touchant, elle l’a écrit pour son Maitre. J’ai essayé de trouver des adjectifs pour décrire mon Maitre, j’ai fait une liste mais ça ne me convient pas, mon Maitre est bien plus qu’une suite de mots. 

J’ai lu l’article d’Amazone sur son Maitre idéal  , elle est très douée pour l ‘écriture (bien plus que moi), je suis admirative de sa prose. Anaëlle voit son Maitre comme un Homme exceptionnel , Sakura le sien comme un Alchimiste (Je serais curieuse de lire les textes d’autres Soumises)...

Je ne peux donc pas faire du copier-coller, m’inspirer de leurs écrits parce que ces articles sont toutes des déclarations d’Amour à leurs Maitres respectifs. 

Qui est mon Maitre et qu’est –Il pour moi ? 

Mon Maitre est d’abord mon Compagnon depuis plus de 18 ans, nous nous sommes plus au premier regard, sans même échanger une parole. Le coup de foudre mutuel. Mon sixième sens m’a dit que c’était Lui que j’attendais, j’avais été transparente aux yeux de tous jusqu’à ce jour. Il m’avait remarquée de suite et me trouvait séduisante, ses yeux bleu glacier m’avait déshabillée et scrutée jusqu’aux tréfonds de mon âme. Il avait su lire en moi ce que j’étais inconsciemment (une jouisseuse qui s’ignorait) et que personne n’avait vu. 

Depuis ce jour, je Lui ai tout donné, mon Amour total, ma confiance absolue, toutes mes virginités et les clés de mon corps, mon cœur et mon âme. 

Il est le Père de nos enfants, je lui ai donné la fille aux yeux bleus qu’Il désirait tant, et un fils qui est Son portrait fidèle. 

En Le choisissant, je savais qu’Il serait un bon Père et je ne me suis pas trompée. Nous avons échangé nos vœux de mariage 13 ans plus tard, un mariage simple, sans chichis, avec nos proches. Il m’a toujours dit qu’Il ne voulait pas montrer Sa part d’ombre, Il avait peur que je fuis devant ce qu’Il cachait au fond de Lui. Petit à petit, Il s’est dévoilé, j’ai enfin eu connaissance de cette ombre. 

Il avait toujours refoulé cet aspect dominateur, ce besoin viscéral de tout contrôler, ce sentiment de toute-puissance que Ses capacités intellectuelles hors normes Lui procuraient. Il a eu confirmation lors des tests de l’armée de son QI très élevé. 

J’ai tout accepté car je suis l’exacte opposée, je me laisse diriger (je suis incapable de prendre des décisions rapidement et surtout, de bonnes décisions), j’ai besoin d’être dans un cadre rassurant pour ne pas m’éparpiller et je suis perpétuellement en train de douter de mes capacités. 

Je ne suis pas une idiote écervelée, je sais aujourd’hui que c’est une «maladie mentale» nommée syndrome d’Asperger. J’ai toujours su que j’étais différente (mental et physique) et en Lui, j’ai trouvé l’exacte symétrie. Mon sixième sens l’a choisi car Lui aussi est différent des autres, Il est TSA THQ.

Il est mon Yin, je suis le Yang

Il est mon Soleil dans la Nuit

Il est mon Havre de Paix quand je ne supporte plus rien

Il est mon Réconfort quand rien ne va plus

Il est ma Bouée quand je me noie

Il est mon Phare dans le brouillard

Il est l’Intelligence quand mes pensées s’embrouillent

Il est mon Repère quand je n’ai plus de perspectives

Il est mes Yeux quand ma vue s’obscurcit

Il est la Voix de la Raison quand je n’en ai plus

Il est mon Soutien sans faille

Il est Tout pour moi, je ne suis rien sans lui

Son Amour et sa Puissance me tiennent debout

Il est Infini quand tout est fini

Il m’a montré le Chemin vers le BDSM, j’ai accepté avec plaisir, en toute confiance et de mon plein gré. 

Il est le Maitre avec le charisme et moi, je Le soutiens en tant que Soumise aimante. 

Aujourd’hui, notre Univers est ordonné, c’est la fin du chaos dans nos esprits. Chacun a trouvé sa Place, l’Amour est encore plus puissant et nous jouissons de la Vie comme jamais. 

Je suis le Diamant dans sa gangue qui n’attendait qu’un Maitre Joaillier pour être sublimé. 

Vous êtes mon Maitre Joaillier, mon Compagnon, mon Mari, le Père de nos enfants et la parfaite moitié de ce que je suis. 

Je Vous aime Maitre

Votre Soumise novice

Les Secrets de Morphée





Ce morceau est à l'origine de notre couple.

Je l'ai trouvé magnifique à la première écoute et j'ai voulu partager avec celui qui allait devenir le lendemain mon compagnon.



Je Vous aime toujours comme au premier Jour.

Quand la Soumise se disperse...

« J'espère que Tu as retenu la leçon pour ce matin : Tu ne gères pas le temps, Tu ne gères pas ni le programme ni les séances (Tu me fais part de Tes envies si Tu en as) et Tu me préviens si Tu as l'esprit occupé par autre chose désormais. Même en mode "Vanille", Tu me laisses gérer. »



J’avais demandé la semaine dernière une séance à mon Maitre un matin où les enfants seraient à l’école. 
Ensemble tous les deux, nous pourrions nous occuper sans nous soucier du bruit, la maison serait à nous. Entre 8h30 et 11h00. J’étais toute excitée en attendant ce jour, plus qu’un gosse à l’approche de Noël, je savais ce que je voulais, et trop bien...
Rien ne s’est passé comme prévu : Maitre n’aime pas être bousculé le matin, j’étais préoccupée par les préparatifs de mon salon ce weekend (la procrastineuse a pris le dessus, j’avais la marchandise depuis une semaine... la soumise est furax), la cravache pour chauffer mes fesses n’est pas compatible avec la mise en sachets de mes articles, le bavardage non plus.
Mes fesses ont rougi sous les coups de cravache, je me sentais excitée mais pas assez, je ne dégoulinais pas d’envie comme d’habitude. Maitre a senti cette absence de mon esprit dans la séance, il a refusé de continuer.
Je pensais qu’avec mon exercice de Fairy Wand, j’allais pouvoir me faire jouir et contenter mon Maitre, mais là non plus, pas d’orgasme renversant. La Fairy Wand fait toujours bien son boulot, moi j’étais absente.
Je me suis trouvée déçue de tout ça, la séance abrégée, les préparatifs à moitié terminés, les devoirs bâclés. Les larmes sont montées toutes seules, dues à la  frustration et à la peine d’avoir déçue mon Maitre. Il le sentait que ça n’allait pas, que je n’étais pas vraiment à ma place.
Maitre m’a punie avec la cravache, il m’a frappé sèchement les fesses trois fois sur chacune, en m'expliquant calmement le pourquoi du comment, que je devais tout Lui dire ce que j’avais en tête, « Sinon Tu vas encore Te lancer dans des démonstrations magistrales de "comment transformer un souci infime en souci d'ordre galactique ?" C'est ce qui était convenu au départ, et je Te le rappellerai autant de fois que nécessaire ! »
Nous en avons tiré une leçon, Maitre n’est vraiment pas du matin, je n’ai pas à exiger une séance, c’est Lui et Lui seul qui décide.
"Pourquoi on tombe ?" "Pour apprendre à se relever"




21h02 : message de Maitre
« Dans 30min, je Te veux nue, sur le lit, le bandeau sur ton front (pas sur tes yeux). Tu sortiras les cordes, les pinces (pas celles avec les papillons), la baguette magique, le martinet, la cravache, le plug métal et le gros rose, ainsi que les capotes. A 21h30 pétante ma belle. Ainsi que les entraves (les 4) ! »
J’ai enregistré immédiatement mon fichier et filé préparer la liste d’accessoires. Maitre m’en demande plein, ainsi je ne sais pas d’avance ce qu’il utilisera ou pas. Ca maintient un suspens que j’apprécie beaucoup, l’excitation est à son comble, ma cyprine déborde...
Je surveillais l’heure du coin de l’œil tout en continuant la rédaction de la première partie de ce billet. 21h22, je suis bien, j’ai fini d’écrire, j’envoie le billet pur relecture à mon Maitre. « Tu n'as pas parlé de la "punition" »,  « Volontairement ? ». Et mierda, j’ai zappé cette partie. Il me reste 3 min, c’est tendu pour reprendre le texte, l’envoyer pour validation, le publier, me déshabiller et m’allonger nue sur le lit. Maitre me propose 5 minutes de délai supplémentaire, je décline poliment
21h31, un petit message « j’arrive ». Je sauvegarde mon texte et commence à me déshabiller, la porte s’ouvre et mon Maitre est là. Je ne suis pas encore nue, je venais de quitter ma veste... Maitre m’a mis une claque sur chaque fesse, je ne suis pas prête. Un passage rapide à la salle de bain et me voilà allongée sur le ventre, bras et jambes écartés. Il me met les entraves aux poignets et aux chevilles, attrape les cordes et inaugure les anneaux fixés aux montants du lit la veille.
Je suis immobilisée, à la merci de Maitre. Mon excitation est exponentielle. Il commence par appliquer longuement la Fairy Wand, puis chauffe mes fesses en mettant des claques, de plus en plus fortes. La baguette revient puis laisse place au ballet du martinet, sur un rythme irrégulier. Il alterne ensuite baguette et cravache, je sens juste un point de douleur quand le rectangle de cuir frappe ma peau, mon corps est brûlant de désir, je ne ressens plus vraiment la douleur.
Mes souvenirs sont confus, mon corps appartenait à mon Maitre, il jouait la symphonie du Plaisir avec mes sens. J’ai mis un moment pour redescendre, j’étais sur mon petit nuage iridescent à paillettes. J’ai remercié plusieurs fois mon Maitre pour cette soirée divine.




J’ai terminé les préparatifs de mon salon le lendemain matin, juste après la gym. Nous partons le soir pour Evian avec 3 copines, un weekend entre filles.
J’ai passé un super weekend, on s’est éclatées, on a rigolé comme des tordues mais le soir au moment de me coucher, je n’ai pas mon Maitre à mes côtés, tous nos rituels me manquent. Pas d’exercice non plus, la baguette m’a irritée...
Pendant ce weekend, les visiteurs étaient tatoués et piercés à souhait, j’ai hâte de pouvoir passer sous les aiguilles fixer notre projet de tatouage commun. Maitre est fou amoureux de la Soumise qui s’est révélée, j’aime personnaliser mon corps pour être encore plus séduisante.

Le Déclic

Deuxième partie du Billet précédent

Cette partie va du 24 février au 26 avril 2018



Depuis cette sortie ciné mémorable où nous nous sommes retrouvés, les petits soucis se sont accumulés. Des réponses négatives, des absences de réponses et toujours autant de questions me font douter, ramènent l’incertitude et me font trébucher. Je retombe dans la spirale de l’état dépressif. Rien envie de faire, le temps gris et froid me confine à la maison. 

C’est gris dans ma tête, je rumine et je m’éloigne de Maitre. Je remets au lendemain du lendemain etc... le récit de cette sortie. Les jours passent, se transforment en semaines et je n’ai toujours goût à rien. Les vacances de février sont derrière nous, le quotidien devient fade. 

Quatre semaines se sont écoulées, Maitre revient vers moi et m’impose un ultimatum : j’ai 15 jours pour prendre une décision. Je vide mon sac de soucis et je l’accompagne comme Soumise car ce chemin est celui qu’Il a choisi. Ou je choisis de rester dans le monde vanille, ce sera compliqué car Il n’est plus attiré par le sexe basique, l’étoile de mer et le manque de « piment ». 

Mes pensées se bousculent, défilent, se défient, se délient et se délitent. 

Je ne sais toujours pas quoi faire, je pèse le pour, le contre, le rien et le néant. Je vois que Maitre lit beaucoup, Il est sûr de Lui, je l’envie souvent de pouvoir réfléchir plus vite que moi et d’arriver à la bonne décision. 

Je repense à ce début d’année plutôt prometteur en sensations fortes (sortie shopping, sortie ciné, les crêpes cochonnes....) et me force à aller chercher des infos. Si je ne bouge pas, c’est mon monde confortable, mon cocon qui s’effondre. La peur de l’inconnu sans Lui, le vide sentimental me font encore plus peur que de surfer sur Fessestivités. Après tout, je ne crains rien, je suis assise tranquille chez moi, personne ne peut m’agresser. Je me mets à lire, le forum est complexe, il y a tant de sujets à lire. 

Je décide de restreindre mes lectures, Maitre est sûr de Lui, je serai donc sa Soumise. Je cherche des écrits, des témoignages et dans les liens, je trouve un blog, le titre me parle : Anaëlle, Soumise en apprentissage. 

Ah, voilà ce que je cherche. C’était début avril. J’ai lu tous les jours le blog, de l’ouverture du blog à la demande de son Maitre, à aujourd’hui. Je découvrais une femme identique aux autres à l’extérieur, et à l’intérieur, une femme qui se cherchait aussi, avec les mêmes doutes et questions que moi. J’ai lu également tous les commentaires de Maitre Phénix, de ses amies soumises Elenna, Elerinna, Amazone, Sakura, etc... 

Au fur et à mesure que j’avançais, mes pensées se mettaient peu à peu en ordre, j’avais trouvé le fil conducteur et démêlais doucement la pelote des doutes. Le brouillard dans lequel je peinais à trouver mon chemin et ma place se dissipait car j’avais aperçu une lueur du côté des Soumises. 

Oui, elles sont heureuses, amoureuses et fières de leurs choix, soumises, esclaves ou kajirae. Elles vivent, tout simplement. 

Le reste du monde leur importe peu, l’important, c’est l’instant présent, le Maitre et l’Amour. Il en ressort une complicité, une relation fusionnelle qui me manquait. 

La date butoir est arrivée, Maitre m’a demandé mon choix. Et Il demande plusieurs fois si je suis sûre de mon choix. Le retour à la vie vanille ne sera plus possible. Mes congés ont été les bienvenus. J’ai pu me concentrer sur mes envies, mes désirs, sur le Choix. Nous avons pu nous reposer (ne pas courir pour le boulot, l’école...), parler, sortir en amoureux et encore parler. 

Nous n’avons jamais autant discuté, calmement et en accord l’un avec l’autre. J’ai toujours eu du mal à m’exprimer à l’oral, je n’arrive pas toujours à trier mes pensées avant de parler, je mets souvent les pieds dans le plat, mes propos sont mal interprétés... Quant à Maitre, il est peu loquace, ne s’exprimant pour « imposer son point de vue ». 

Mon côté Aspie (syndrome d’Asperger) fait que je cogite beaucoup, en bien comme en mal. J’ai eu un déclic, comme si les pièces du puzzle s’étaient rassemblées et ordonnées d’elles-mêmes. Nous avons encore discuté par messages la semaine suivante. Je bossais le matin tôt et j’étais souvent seule dans un bureau, Il me tenait compagnie. Maitre m’a confié avoir beaucoup réfléchi aussi de son côté et ne savait pas s’Il devait s’affirmer en continu ou s’Il me laissait des moments libres, Il hésitait car Il ne voulait pas que j’ai l’impression d’être une esclave. 

Ma réponse l’a laissé sur le cul : «Je ne suis pas une esclave, je suis Soumise et épanouie. J'ai un besoin impérieux d'être guidée, dirigée sinon je pars dans tous les sens. Je vois notre relation reprendre "du poil de la bête", je Vous vois comme un Maitre qui m'a tendu la main lorsque j'ai fait mon burnout, mon Phare dans la nuit. J'ai vraiment besoin d'être guidée tout le temps et ces dernières semaines sont une bouffée d'air frais.» 

Maitre voulait fixer les limites et j’ai répondu : «aucune». J’avais décidé de porter mon collier tout le temps à la fin de mes congés. A partir de ce jour, je passais en 24/7 dans ma tête. J’ai laissé Maitre réfléchir sur le sujet de la soumission, sur l’intensité de celle-ci avant d’oser lui demander. 

J’ai repris le 10 avril dernier l’écriture de mon journal, en abandonnant la version numérique pour le cahier. Le cahier a un côté pratique, je peux l’emmener (presque) partout et j’aime le toucher sensuel du cahier neuf. Me voir écrire mes pensées est une libération, je suis consciente des mots que je choisis, écrire, raturer est plus vivant que d’appuyer sur un clavier... 

Je mets des mots sur mes maux, tout s’organise dans ma tête et me conforte toujours plus dans la poursuite M/s. La semaine dernière, dès que l’activité baissait, je prenais un stylo et une feuille et j’écrivais. Un matin, une collègue me demanda ce que je notais, la réponse a fusé, sans réfléchir : je fais une thérapie par l’écriture. C’est vraiment une thérapie. 

J’ai écrit quasiment tous les jours dans mon journal intime, des articles de plus en plus longs, moins axés sur ce qui se passait mais sur mes états d’âme. Au moment du coucher, je le Lui remettais. Il pouvait lire mes pensées, mon ressenti, cette lecture Lui a beaucoup appris. 

J’accepte enfin qui je suis, ce que je deviens, ce que je veux être. J’accepte mon corps, avec ses vergetures et ses quelques rondeurs. Je n’ai plus honte de moi, j’ai fait un grand pas et je peux dormir nue, pour le plaisir de Maitre. Avant ça, même en été, en pleine canicule, j’avais la chemise de nuit et la culotte. 

Pendant que j’étais au boulot, Maitre lisait le blog d’Amazone et Il m’envoyait régulièrement des articles, Il me disait nous retrouver dans la description de leur relation. 

Mon changement psychologique a pris moins de quinze jours, Maitre est impressionné tous les jours de la puissance et de la rapidité de ce changement. Mes capacités à encaisser la douleur du martinet, de la cravache et à transformer cette douleur en plaisir L’impressionnent encore plus. 

Ma bonne humeur et ce changement positif sont contagieux : Maitre a commencé son changement, Il peut accepter enfin d’être Dominant un brin sadique. Il est plus détendu car il n’y a plus de conflits dans sa tête. Il a dit aux enfants de ne plus me casser les pieds pour avoir quoi que ce soit, qu'ils viennent Lui demander directement. 

Lorsque j’ai vu mon médecin traitant pour le suivi psychologique, elle m’a demandé comment je me sentais moralement et physiquement. Je ne lui ai pas dit que j’allais bien mieux parce que j’étais Soumise, mais que nous avions trouvé un mode de fonctionnement familial et personnel qui me convenait parfaitement. Elle m’a dit que je pouvais commencer à diminuer progressivement la prise d’antidépresseurs. 

Je suis contente, les efforts que nous avons faits portent leurs fruits. Mes réflexions quotidiennes m’ont donné envie de discuter avec d’autres Soumises, de rencontrer d’autres couples pour partager leurs expériences. 

J’ai réussi à cerner mes envies, dompter la Timide, libérer la Femme et révéler la Soumise. 

Merci Maitre pour cette Re-Naissance.

Je Vous aime

Votre Soumise novice Dana

Les premiers Pas

Ce billet sera en deux parties

La première partie va de début janvier et ses bonnes résolutions jusqu'au 24 février 2018.

Dans les bonnes résolutions, il y avait prendre soin de mon corps. J’avais repris le sport et je souhaitais rendre unique mon corps. Je rêvais depuis des années de tatouages et de piercings. Les tatouages étant hors de portée de notre portefeuille dans l’immédiat, j’optais pour les piercings. J’avais envie de plusieurs piercings aux oreilles, d'un piercing lingual pour donner de nouvelles sensations lors de gâteries et Maitre m'a suggéré le piercing du triangle (autour du clitoris). Il s'est occupé de trouver un bon pierceur en ville et Il a pris rendez-vous pour moi le 13 janvier. Nous avons casé les enfants chez leurs grands-parents avant de partir en ville tous les deux. Il faisait très froid, un vent glacial soufflait et pourtant j'ai accepté de porter une robe, d'être à nouveau belle et désirable pour mon mari. Je n'avais aucune appréhension sur la douleur, si ça se passait mal etc. Je n'étais même pas stressée lorsque nous avons franchi la porte du magasin. Le pierceur m’a d'abord fait le piercing lingual, j'ai eu du mal à gérer la douleur et j'ai fait un malaise vagal. Après avoir repris connaissance, il m'a demandé si je souhaitais continuer et faire le piercing du triangle ou de le remettre à une prochaine fois, vu le malaise que j'avais fait. Je n’ai pas flanché, j’ai confirmé de me faire le piercing du triangle tout de suite après. La douleur de l'aiguille transperçant mes lèvres était très intense mais moins que lorsque la sage-femme a enlevé mon stérilet. Je n'ai pas fait de malaise vagal. J’ai juste eu du mal à marcher correctement quelques jours. Mon mari n'en revenait pas d'avoir surmonté la douleur des aiguilles à des endroits aussi sensibles. J’étais fière d'être allée jusqu'au bout de mes envies.

La cicatrisation s'est très bien passée, je n'ai pas eu de complications. Le repos était obligatoire, pas de sexe pendant une semaine et pendant ce temps, mon Maitre a commencé à rédiger un contrat Maitre / Soumise.

Le 31 janvier, nous avons lu ensemble le contrat, c'était très excitant. Je n’avais pas d’idées ou d’envies particulière pour les moments de sexe mais j'aime énormément l'idée de jeux de rôles, Maitre a beaucoup d'imagination et ça m'amuse de jouer le jeu. Cette relation allait sur une pente coquine, délicieuse, excitante à volonté. C’est encore plus excitant de cacher ce jardin des péchés, de tisser des liens encore plus fort avec ce côté « plus » qu'offre le BDSM. Mmmmmh, j'adore !

Le fait d'incarner un personnage me permettrait de lâcher tout ce que je n'osais dire ou faire depuis longtemps (pénible inconscient -_-). Le collier de velours fait maison était sympa, je l'ai bricolé avec un bout de ruban et une breloque en forme de D, comme Dana, douce, désirable, débutante... Je l'ai mis de suite, je devais repousser mes limites sur les non-dits et cette absence de la masturbation (poids de l'éducation, ne jamais parler de sexe en famille ou entre filles...). Ne pas avoir eu de relation ado ne m'aidait pas, je devais avancer pour renaître Moi 2.0.

J'aimais beaucoup le côté BDSM pour apprendre à lâcher prise, moi qui ne supporte pas l'imprévu et l'inconnu.

Pour tester mes limites, Maitre avait prévu le samedi suivant pour faire du shopping tous les deux. Il m'avait envoyé par mail les consignes, cela m'avais bien émoustillée et j’avais (presque) respecté ce qu’il me demandait. J'avais envoyé une photo alors que je ne devais pas.

Première étape, le magasin de sport au rayon équitation pour acheter une cravache pour nos jeux. Le trajet s'est plutôt bien passé, sauf qu'à force de marcher, le rosebud a commencé à glisser, je l’avais chuchoté à Maitre mais il ne m’a pas entendu (surdité partielle + brouhaha). Nous sommes arrivés à temps à la caisse automatique, le plug est tombé dans un gros bruit et je l'ai caché derrière mes pieds. Quel moment de solitude ! Le vendeur n'a rien vu ni entendu, personne n'est venu nous chercher à la sortie pour demander ce que l'on cachait dans le sac de Maitre... Je me souviens de la tête de la cliente derrière nous, elle avait bien entendu le bruit sourd du plug , ce regard « mais qu'est-ce qu'ils font ? » et ma figure rouge de honte... (Maintenant, chaque fois que je reviens dans ce magasin de sport et que je vois cette caisse automatique, j'ai une pensée et un sourire rêveur, quelle folle journée !)

Nous sommes ensuite allé dans un magasin de vêtements, j'ai fait de l'essayage de petites robes noires pendant que Maitre me regardait en train de me déshabiller, avec les pinces à tétons sous ma robe. Nous avons acheté 3 robes, 2 paires de ballerines et des soutifs de sport pour protéger mes prochains piercings. Nous avons également acheté des bougies pour la soirée.

Le retour à la maison a été sage, plein de promesses. Une fois les enfants couchés, j'ai filé à la douche puis je suis allée lire la suite des instructions. J'ai envoyé ensuite un message pour dire que j'étais prête. Maître est venu me chercher et m’a attachée à la porte, les bras au-dessus de la tête. La séance a commencé avec la nomination des fautes et oublis, avec des petits coups sur les fesses, ça piquait légèrement et ça m’excitait beaucoup. Etant petite, j'ai eu des fourmis dans les bras et les mains avant d'avoir mal aux fesses. Maitre m’a détachée avant de me prendre dans ses bras.

Il m’a allongée sur un drap et m'a fait un massage très sensuel, bienvenu après une longue journée. J’ai compris ensuite pourquoi il avait acheté des bougies, ce n’était pas QUE pour l’ambiance. La première goutte de cire m'a fait tressaillir de surprise lorsqu’elle est tombée sur mon dos. Maitre a versé de la cire sur tout mon dos et mes fesses. C’était entièrement nouveau pour moi, cette sensation de chaud, sans brûler la peau. Le contact du glaçon posé ensuite sur ma peau m’avais fait frissonner de plaisir. Il tâtait de temps en temps mon sexe dégoulinant et affichait un sourire satisfait. Il m’a ensuite enlevée la cire et demandé de me mettre sur le dos, les jambes repliés. Il m’a stimulé vigoureusement le point G, j’ai fait la fontaine comme jamais. Il m’a dit de le motiver avec mon nouveau piercing avant de me prendre. La pénétration a été voluptueusement soulageante pour mon sexe surexcité.

Nous avons passé un agréable moment, une très bonne soirée pour moi, j’accepterai volontiers d'autres séances.

Nous avions défini que chaque fois que j'étais dans de bonnes dispositions, je mettrai mon collier de velours : nous n'avons jamais été aussi proches depuis ... une éternité ? Je Le sentais accro à mon corps, à mon état d'esprit en harmonie avec Lui. Je sentais que nous retombions amoureux l'un de l’autre. Je m'acceptais enfin comme une personne « hors normes » avec mon syndrome d’Asperger, et je ressortais du placard celle que j'avais été plus jeune, celle qui s'habillait comme elle voulait, pourvu que ce soit en noir, et qui affirmait et assumait sa différence.

Je me sentais mieux dans ma tête donc dans mon corps et je marquais ma différence en commençant par des piercings. Je le sentais amoureux, raide dingue et expérimenter de nouvelles choses avec lui me rendait très amoureuse ; pas comme au premier jour, mais comme deux personnes qui se redécouvraient après plusieurs années de vie commune. Je voulais tester ce corps, connaître de nouvelles sensations et savoir où étaient mes limites physiques et psychologiques dans l'acceptation de la douleur avec le plaisir.

10 février, nous retournions en ville pour le contrôle de la cicatrisation de la langue. Nous avions pris le métro pour éviter la circulation et au retour, je lui écrivais tout ce qui me passait par la tête et des bêtises sur les passagers de la rame :

Je suis toute excitée à l'idée de tester ma nouvelle bille sur ton sexe gonflé.
Si on ne peut pas parler, on peut lire.
Je commence à mouiller ma culotte en t'écrivant des pensées cochonnes.
Es tu excité par ce que j'écris ?
Je me marre en imaginant les gens du métro à poil et pratiquant le sm
Surtout la mamie en face de nous , le puceau coincé à côté de la porte….
Les femmes musulmanes voilées en dom…. Mmmmmh
On aura du temps pour nous en rentrant ?
Ou rdv 21h30 ? A coups de sextos ?
La grande est en train de geeker. Je vais te faire un truc avec ma langue, tu vas en redemander
La dame avec son poireau fouette les fesses du gars triste

Ça l'a bien fait rire ! En arrivant dans la voiture, Il m'a lancé un défi : enlever ma culotte et ma brassière avant que l’on ne soit arrivés à la maison ; je l'ai fait plus vite qu'Il ne le pensait. Le lendemain j'ai testé avec lui le découpage de fringues, je l’avais lu sur le forum et j’avais trouvé l’idée très excitante. J’avais mis un vieux pyjama moche puis il m'a attaché sur la chaise et a découpé les habits, m'a fessée de plus en plus fort, jusqu’aux larmes (il a culpabilisé après la séance), puis sexe à gogo, maxi jouissance. J’étais épuisée, vidée, très heureuse (j'adore ces soirées fessées), c’était très excitant, j'en étais toute ... (pas de mots).

Tout s'est bien passé jusqu'à ce soir du 18 février où nous avons affronté une tempête. Une incompréhension, trop d'hésitation, impossible d'exprimer ce que je ressentais.

La nuit a été difficile, avec ce sentiment d'échec et de déception, mais nous nous sommes réconciliés sur l’oreiller le lendemain (Maitre n'est pas rancunier et ne s'attarde pas sur des problèmes faciles à résoudre par une simple discussion)

Le weekend suivant, nous avions casé les enfants chez leurs grands-parents pour une nouvelle sortie à deux, au cinéma avec des défis à relever. Chaque jour par mail, je recevais une phrase mystérieuse (indices sur le déroulement du WE). Les consignes concernant une partie de la tenue sont arrivées la veille. De nouvelles instructions, sous forme d'enveloppe posée sur mon clavier le matin du 24 février. J'ai passé la matinée à Lui obéir et à relever les défis qu'Il me lançait. Une matinée pleine de rires, de complicité et de sensations !

J’avais reçu les consignes d'habillement par mail pour l'après-midi et je devais l'attendre dans le hall jusqu'à ce qu'il m'envoie un message pour le rejoindre dans la voiture. Nous avons eu un contretemps avec la voiture, du coup, les consignes de la troisième enveloppe ont été mises de côté (nous devions nous rendre dans un sex-shop).

Maitre m'a demandée de prendre l'enveloppe dans la poche du siège passager. Les consignes concernaient la file d'attente du cinéma et le cinéma, sauf que le problème de voiture a bouleversé le timing et la situation n'a pas permis de les suivre. Pareil pour le cinéma (trop de monde). Qu'à cela ne tienne, nous avons regardé le film, main dans la main, simplement agrémenté du plug métallique et des boules de geisha.

À la fin du film, il m'a donné une cinquième enveloppe. Un défi de plus avant de monter dans la voiture. Ce soir-là, le froid était glacial et le temps de fumer sa clope, il y avait de plus en plus de monde, rendant la réalisation du défi impossible. J'ai cependant suivi avec brio les consignes que l'enveloppe indiquait, dans la voiture.

Une sixième enveloppe m'attendait dans la poche arrière du siège conducteur. Elles concernaient le retour à l'appartement : à nouveau une réussite ! J'ai passé une journée exceptionnelle, pleine de défis pour pimenter, bien que l'accumulation de petits contretemps l’ait fait douter (c'est un perfectionniste, tout doit fonctionner sans problèmes), suivie d'une soirée pleine de sensations. Je recommencerai volontiers ces journées surprise, j'ai vraiment apprécié d’être guidée, maintenue dans le mystère jusqu'à la dernière minute et recevoir des consignes surprises.




J’ai mis plus d'un mois pour écrire le compte-rendu de cette sortie ciné, c'est pour ça que mon Maitre m'a obligée à le publier.

Je demande pardon pour le délai d’écriture, de m'être laissée noyer ensuite par des soucis.

Je remercie mon Maitre pour cette chance.

Je remercie mon Maitre d'accepter d'être mon Maître et Le remercie de faire de moi sa Soumise.




Je Vous aime Maitre Fox

Votre Soumise novice Dana



Le Chemin


Encore un blog de soumise BDSM ? 

Est-ce parce qu'elle a vu/lu 50 nuances de Grey ? Non, ni vu ni lu. C’est un cheminement personnel, accompagné de mon amoureux. Il partage ma vie depuis presque 20 ans, je l'ai rencontré lors d'une soirée entre potes. J’étais très timide et pourtant, lorsqu'Il est arrivé, je savais que c'était Lui. J’avais 22 ans, Lui un an de moins. 

Nous sommes vraiment différents dans nos loisirs : Il aime les jeux de rôles et les jeux PC, la Science. J'aime créer des miniatures, la couture, l'histoire (costumes, société, comportement humain...), la Science aussi (les neurosciences). Une Passion nous réunit, c'est la culture japonaise au sens très large, du manga au jardin zen, en passant par la culture si différente de la nôtre. Nous avons nos loisirs d’un côté, sans s’envahir, et notre Amour. Et une curiosité de tout, une soif de savoir. 

N'ayant aucune expérience sexuelle avant Lui (pas de copain ou copine, pas de cliquage de bouton, même pas un bisou volé) j'avais soif de découverte et de sexe. Cinq ans plus tard, nous sommes devenus parents. J’ai eu une dépression postpartum XXXL et j’ai eu du mal à m’en sortir, malgré Son soutien. 

Nous avons toujours discuté de tout, sans tabou, et un jour nous avons évoqué les sextoys, tout le monde en parlait, même au journal TV ! Il m'a donc acheté mon premier gode en silicone, tout doux et souple. Nous avons aimé jouer avec, mais je ne l'ai jamais utilisé seule. Je L'ai fait changer d'avis sur la sodomie (découverte d'un plaisir!). Nous aimions toujours le sexe, mais ce n’était pas toujours compatible avec la parentalité et mon boulot physique en horaires décalés. 

La routine s'est installée, parfois « perturbée » par l'achat d'un nouveau sextoy, une sortie à deux au salon de l'érotisme, l'arrivée du petit deuxième... 

Avec le temps je me suis laissée aller physiquement, avec des tenues pratiques, pas toujours sexy, les kilos qui s'installent au fil des ans... 

Avril 2016, deux événements majeurs me remettent en question sévèrement : je découvre que j’ai le syndrome d’Asperger et je perds ma place au taf. Il n’y a pas eu de groupe de travail sur les risques psycho-sociaux par rapport à cette réorganisation brutale .J’ai perdu tous mes repères comme le découpage en tâches bien définies de mon travail, mes collègues... 

Mon Chéri est fan d’arts martiaux, Il faisait des recherches sur des armes de samouraï lorsqu’Il est tombé sur une vidéo d’encordage. Il a été très intéressé, s’est renseigné sur le sujet car Il ne connaissait pas du tout cet art japonais. Ensuite Il m'en a parlé et je me suis laissé tenter, piquée par la curiosité. Peu de temps après, Il a acheté cinq cordes en coton, c'était l'année dernière.

J’ai aimé être encordée, le toucher un peu rugueux des cordes, le frottement de celles-ci sur ma peau... J'ai apprécié l’étreinte des cordes, l'ambiance feutrée avec une musique zen. Ça m’a vidé l’esprit des soucis envahissant du taf. Je Lui ai fait confiance de suite, connaissant son perfectionnisme (Il s'est entraîné sur Lui en regardant pendant des jours les maîtres allemands de Shibari). L'année s'est écoulée, avec des hauts et des bas et les congés d'été ont été salutaires pour moi. Nous avons passé des vacances en famille, tranquilles, reposantes, au fin fond de la Bretagne, en retrait de la civilisation bruyante de la ville grouillante où nous habitons. 

Le retour au travail a été le début de l'enfer pour moi, le bénéfice des congés a très vite disparu... Pour faire vite j'ai fait un burnout professionnel, familial et personnel. Mon médecin m'a mise en arrêt de travail et m'a conseillée de sortir marcher au moins une heure par jour pour me vider la tête. 

En discutant avec mon mari, je me suis inscrite à un club de sport. Ça m'a fait du bien sur tous les plans. J’ai profité de ce temps libre forcé pour lire mon magazine préféré (Causette) et ce hors-série acheté au début de l'été sur les Fantasmes Un passage m'a marqué dans un des articles : 

« [...]Ne laissez pas gagner ceux qui estiment qu’on ne peut pas être une digne descendante de Simone de Beauvoir si on porte des jupes ras le bonbon, qu’on s’épile ou qu’on aime le sexe. Non les femmes libres s'accorde à le dire : est féministe celle qui s'autorise à jouir sans entraves et qui le souhaite aux autres. D’ailleurs cette petite main fermement claquée sur votre pétard, dites-vous bien qu’à la seconde où vous la réclamez (avec ou sans mots) c'est en fait vous qui commandez » 

Ce passage de la fesse cachée de la féministe a fait tilt. Fou amoureux de moi, il a toujours dit qu’Il ne lèverait jamais la main sur moi. Un soir de sexe, je Lui ai demandé de me taper sur les fesses, ça m'a fait mouiller comme une dingue et Il l'a très bien senti. La petite fessée l'a fait culpabilisée, Il avait osé taper sa femme. Cette culpabilité n’a pas duré longtemps, pour mon plus grand plaisir. 

Toujours avide de connaissances, Il a continué ses recherches sur le Shibari et a noté à de nombreuses reprises que le shibari était en lien avec le BDSM. Ne supportant pas de rester dans l'ignorance, Il a étudié le sujet à fond pendant des jours. Tous les articles, témoignages lus parlent du lien très fort entre les partenaires, la confiance, le dépassement de soi et la recherche du plaisir. 


Puis arrive 2018 et son lot de bonnes résolutions : 

  • Pour moi : continuer le sport, avancer dans la vie, cesser de ruminer sur des futilités, changer ma garde-robe et prendre soin de moi et de mon mari ; 
  • Pour Lui : diminuer la clope, s'occuper un max de la maison (Il en faisait déjà pas mal), trouver du temps pour se retrouver tous les deux. 
Nous en avons parlé longuement, Il se sentait en harmonie avec la philosophie BDSM, je cherchais encore des repères, la thérapie de groupe (suite à ma dépression) m’a fait beaucoup réfléchir. J’avais tant besoin de Lui, toujours présent, mais le désir sexuel était faible, miné par la dépression. J’ai commencé aussi à lire ces articles qu’Il m’envoyait par mail. Depuis, nous avons franchi le cap : découvrir le BDSM et ses pratiques, trouver chaussure à notre pied et explorer cet univers ensemble.

Les 10 Règles du Maitre



Premières règles posées :

1 - Pas de sous-vêtements en présence du Maitre, dans la mesure du possible.


2 - Dormir nue, hors exceptions et menstruations.


3 - Vouvoiement hormis en public, famille et proches "vanilles" et devant les enfants.


4 - Rendre compte au Maitre de tout changement d'état d'esprit : négatif, doute, remise en question. Le blog est un moyen autorisé pour communiquer ce genre de choses, mais ça ne doit pas trainer.


5 - Franchise absolue et honnêteté totale.


6 - Tenir le blog à jour.


7 - Tenir le journal intime à jour.


8 - Continuer ensemble la vie vanille concernant les enfants, les rares tâches domestiques qui m'incombent, etc ... tout en gardant à l'esprit à qui Tu appartiens.


9 - Port des boules de geisha à la maison pour le plaisir et muscler le périnée.


10 - Une masturbation solitaire obligatoire par jour - avec ou sans sex toy - ayant pour objectif de jouir et d'avoir un orgasme.





Ce sont les Règles de mon Maitre, écrites pour sa Soumise Dana et qui s'appliquent uniquement à elle.
Elles sont applicables dès lundi 23/04/2018 et il est très probable que d'autres Règles de Vie se rajoutent à celles-ci.
Je dois les apprendre par cœur et les respecter.
Le proverbe Cherokee a été trouvé sur le blog de Soumise Amazone (blog que je vous conseille vivement, ainsi que celui de Soumise Anaëlle qui m'a ouvert les yeux sur un monde nouveau)

Je Vous aime, Maître Fox

Votre Soumise novice Dana