jeudi 2 août 2018

Première sortie en Club



Lors de notre rencontre Auvergnate, Maître Elendil et Elerinna nous ont parlé d’une soirée en Juillet dans un club Lyonnais. Ils s’y rendent très régulièrement depuis longtemps et ce serait l’occasion de se revoir tous les 4, dans un autre lieu très différent.

Maître avait choisi d’avance la tenue, les chaussures et le maquillage que je devais porter ce soir : petite robe en dentelle (pas assez courte d’après Maître), escarpins compensés à sangles, smoky eyes et lèvres noires. Revoilà la petite Gothique qui L’avait séduit à notre première rencontre. Ma copine nous garde les enfants à la maison et nous voilà partis.
La circulation est fluide, nous faisant arriver avant 20h00. Maître gare la voiture et nous marchons un peu avant d’arriver devant le Club. Nous sommes vraiment en avance car nous ne voyons pas nos amis (ils sont toujours là les premiers). Maître sonne à la porte et le patron, Mr R., vient ouvrir : ce n’est pas encore l’heure.
Maître se présente et ils discutent quelques minutes, le temps d’une pause clope. Le patron referme la porte et nous descendons sur la berge de la Saône patienter jusqu’à 20h30. Une fois à l’intérieur, il y a déjà quelques personnes que nous saluons poliment. Nous nous asseyons à côté de l’écran diffusant des photos BDSM (très intéressantes pour des idées pour plus tard). Nous discutons sur le matériel exposé, les instruments et les gens qui arrivent au Club. Nous sommes surpris des profils aussi variés des personnes fréquentant le Club (j’observe les arrivants à la recherche de petits détails dans leurs tenues, tatouages, coiffures, …).

Peu avant 21h, nos amis franchissent la porte, leurs visages s’éclairent d’un grand sourire en nous voyant. Nous sommes très heureux de les retrouver, Elerinna et moi nous faisons la bise, elle salue Maître à la manière Goréenne et moi, j’essaye de saluer convenablement Maître Elendil (Maître me fera remarquer que je n’ai pas respecté Ses consignes concernant le salut envers Maître Elendil). Ils vont ensuite dire bonjour aux quelques personnes qu’ils voient ici régulièrement. Ils nous présentent ensuite à Mister et sa délicieuse O. Nous sympathisons de suite, je ressens la même confiance avec O que je ressens pour Elerinna. Ils finiront par nous inviter à une soirée qu’ils organisent, pour ma plus grande joie devant la réponse positive de Maître. Nous allons ensuite nous installer là où nous étions à notre entrée. Elerinna et moi allons chercher les boissons pour nos Maîtres respectifs, puis Ils nous autorisent à aller nous servir aussi. Je reste assise par terre devant Maître aux côtés d’Elerinna. Nous trinquons tout en discutant de tout et de rien lorsque Maître Elendil me demande “Comment tu te sens Dana ?”; je réponds instinctivement “À ma place” (Maître me fera la remarque d’avoir oublié le “Maître” à la fin de ma phrase).

Après le repas, nous allons chercher le café et je vois qu’Elerinna attend le signal des jeux. Elle se place sur le pilori avec un grand sourire et Maître Elendil commence la chauffe avec les badines.
Elerinna danse, crie, se trémousse mais elle ne part pas. Je demande l’autorisation à nos Maîtres de lui tenir les mains pour l’aider à partir.
Lorsqu’elle est libérée du pilori, Mister et O viennent prendre place au milieu de la pièce pour une démonstration de “Fireplay” : je suis impressionnée par la maîtrise de Mister et la beauté de la scène : les flammes bleutées qui prennent forme sur le corps de O avant que son Maître ne les éteignent d’un revers de main assuré.

Ensuite Maître me dit qu’il a envie de jouer avec moi. Il me laisse le choix de l’instrument de chauffe : je choisis la badine fine. La robe tombe naturellement, je vais me placer au milieu de la pièce, les mains sur la tête. Maître joue de la badine fine pour me chauffer, puis après avoir brièvement échangé avec Maître Elendil, passera à la badine en bambou de ce dernier. Je reste immobile, totalement silencieuse. Maître jouera quelques minutes ainsi, avant de faire une pause. Nous nous asseyons près de nos amis qui me demandent comment je vais. Je vais bien, je me permet même de dire à Maître qu’Il peut taper plus fort, je n’avais pas mal du tout, ce qui fit rire Maître Elendil et Elerinna.
Trèves de plaisanterie, les Maîtres retournent s’occuper de leurs esclaves; Elerinna finit encordée et mes fesses refont connaissance avec le martinet en vinyle et le câble en métal. Sur proposition de Maître, Mister testera les instruments sur les fesses de O, qui les apprécie autant que son Maître. Entretemps, un vieux mâle solitaire s’approche doucement de Maître et lui demande si je peux jouer avec ses tétons. Maître n’est pas très chaud mais Il me demande si j’ai envie de tester, j’accepte, n’ayant jamais fait cela. Je m’exécute, le vieil homme apprécie que je le pince de plus en plus fort, plante les ongles. Je ne suis pas à l’aise avec ça, je regarde ailleurs et mon regard croise celui d’Elerinna. Au moment où le vieux pose ses mains sur mes cuisses, Maître intervient et lui dit sèchement “pas de contact !”. Le vieux commence à argumenter, je vois la petite veine sur le front de Maître qui apparaît et Elerinna arrive à point nommé pour le remballer proprement. J’ai joué avec le vieux comme un chat joue avec sa proie, sans le plaisir ressenti, juste exécuté sur demande. Très peu pour moi !
De son côté, Elerinna goûte à nouveau au fouet, elle tortille et danse sous les coups. En voyant son verre vide, je m’empresse de lui remplir car il fait très chaud ce soir, et lui rendre ce petit service me fait très plaisir. J’ai fait ceci toute la soirée, je prends soin d’elle comme elle prend soin de moi.

Minuit approchant, l’heure du “crime” aussi …

Nous avons fait une pause de temps à autres, laissant la place libre à d’autres pratiquants, peu nombreux. Puis Maître a sorti son couteau et ça a été ma fête ! Si au début Maître me griffait avec la pointe, il n’a pas tardé à faire de petites coupures jusqu’au sang. J’aime beaucoup le contact de la pointe aiguisée qui se promène et dessine des volutes, puis signant de Son nom Son oeuvre. Je n’ai pas défaillé à la vue de mon sang sur la serviette, j’étais très heureuse ainsi.

Pendant ce temps, Maître Elendil a commencé à installer une bâche de protection et préparer ses instruments pour s’occuper d’Elerinna. Lorsque nous avons fini, il a commencé à dessiner un grand coeur puis d’autres dessins au scalpel avant de sortir son couteau pour inaugurer les “49 coups de couteau”. O tenait les mains d’Elerinna attachée à la croix de St André, Maître comptait silencieusement les coupures du couteau (bien plus que 49 !) et la vue du sang coulant ne m’a pas fait tourner de l’oeil (alors que d’habitude, je me sens mal dès que je vois une goutte de sang). Toutes ces marques ont porté Elerinna à la jouissance, c’était magnifique à voir ! J’ai ensuite aidé O à détacher Elerinna, avant une bonne douche. Maître a pris une pause clope. En revenant, il a joué sur moi avec le paddle qu’Il a fabriqué, puis il a emprunté le paddle articulé (pour les boeufs, fabrication artisanale Vénézuélienne) et en a joué sur mes fesses et mes cuisses, me tirant quelques cris, des gémissements et un “aïeuuuuh” qui a provoqué l’hilarité d’un côté de la salle : là où étaient installés nos amis. Une fois fini, j’ai demandé à Maître si je pouvais passer à la douche. C’est à la lumière de la salle de bain qu’Il a pu voir toutes les marques, bleus, coupures invisibles à la lumière rouge de la salle. De retour dans la pièce, Maître a testé un fouet sur mes fesses. La douleur a été présente de suite, ingérable à cause des bleus et coupures. Au cinquième coup, j’ai poussé un cri et me suis retournée. Maître a compris immédiatement et a arrêté.

Nous avons ensuite discuté tous ensembles quelques instants, puis avons rangé les affaires avant de sortir du Club. Nous avons discuté dehors en nous disant au revoir.
Je suis rentrée fatiguée mais très contente de cette première sortie en club. Nous y reviendrons avec plaisir.

Merci Maître pour cette sortie très sympathique en très bonne compagnie.
Je vous aime au delà du raisonnable.

Votre Soumise, petite chose et Esclave dévouée


Dana.

vendredi 20 juillet 2018

Rencontre : L'après (partie 4/4)


La discussion post séance et pré-retour nous a permis de confirmer tout ce que nous avions entrevu, les Maîtres, Elerinna et moi. Maître et moi avons chaleureusement remercié nos hôtes, nous serions honorés de les recevoir à la maison.

Maître et moi avons appris ce matin là qu’une soirée BDSM se tiendrait dans un club pas loin de chez nous, en fin de mois. J’ai été enchantée d’entendre que nous nous y rendrons. C’est Noël très souvent pour moi ! Je n’ai pas pleuré lors du départ, mais quelques instant plus tard, lorsque j’ai envoyé un sms de remerciements à Elerinna et Maître Elendil.
Au revoir, verdure, bien-être et sérénité apportés par les lieux. Cette rencontre fut la première, j’ai eu plusieurs révélations sur mon moi intérieur, Maître en a eu autant, si ce n’est plus.

Les jours suivants n’ont pas été très faciles, le cafard s’invitant à chaque instant où je repensais à cette rencontre.
Le soir même de notre retour, nous avons tenu un conseil de famille avec application de nouvelles règles pour tous : Maître, Soumise, Père, Mère, Mari, Femme et les Enfants. Nous tous à y gagner. Je suis enchantée car cela commence déjà à porter ses fruits, en moins d’une semaine ! Maître est devenu encore plus ferme et exigeant, je suis joie !
Je lui ai confié une image qui me correspond tant :
“Je suis comme la confiture, j’ai besoin d’un contenant solide pour être bien, sinon je m’étale, et c’est le drame”.

Je me plie avec bonheur aux protocoles Goréens, Maître ayant adoré à tous points de vue ceux mis en place chez nos hôtes. Nous avons commencé à réfléchir à un projet de vie qui correspondrait à nos aspirations; avoir un but dans la vie aide à rester soudés, unis comme jamais.

Merci infiniment, Maître, d’avoir accepté de rencontrer ces personnes. Je remercie aussi le Destin d’avoir placé Maître Elendil et sa belle Kajira Elerinna sur notre Chemin.

Je Vous aime, Maître, bien au-delà du raisonnable.
Votre Soumise novice et très heureuse


Dana.

Rencontre : Jeu de Lame (partie 3/4)


Le jeudi a été propice aux échanges tant attendus. Nous avons longuement discuté le matin, tous ensemble. Ca fait du bien, Maître trouve Sa place et est conseillé par Maître Elendil et Elerinna. Je suis rassurée qu’Il soit attentif à des signes que mon corps et mon esprit Lui envoyait et qu’Il ne savait pas lire car inconnus à ce jour. Discuter avec Elerinna m’a conforté dans mon statut de Soumise, elle m’a dit que je serais une très belle esclave. Ses paroles m’ont remplie de joie. Dans ma tête, je suis prête à tout pour satisfaire Maître et je Lui ai déjà demandé de faire de moi son Esclave. Et pourquoi pas sa Kajira, si l’envie Lui prend.
Maître m’a confié que les rituels auxquels je me suis pliée avec application L’ont touché. Il trouve cela plein de symbolique (Il sait que j’adore la symbolique) et d’Amour. Il ne m’a pas caché que ces petits rituels peuvent très certainement s’appliquer à nous dès notre retour. Je suis ravie, tout au fond de moi dormait profondément la Belle au Bois Dominant.
Nos hôtes ont vu en moi une pure masocchiste, face à l’abnégation de la douleur lors des séances plutôt appuyées. Moi qui me pensais douillette, en fait non, je supporte des niveaux de douleurs élevés. (ce qui explique peut être pourquoi l’épilation du maillot ne me tire ni cris ni larmes, que les piercings ont été une piqûre de moustique…?)

J’ai beaucoup apprécié Elerinna, son sourire, sa bonne humeur communicative, sa sincérité, sa franchise. J’ai beaucoup aimé voir cette complicité dans leurs jeux quotidiens (je te pique, je te fesse, je te taquine, …)
La longue discussion que j’ai enfin osé commencer une fois les Maîtres partis à la cuisine m’a aidée à poser des mots sur ce que je ressens. Et la manière dont elle a répondu à mes questions, le plus honnêtement possible, fait que je la respecterai toujours, comme une grande soeur. J’étais tellement shootée à la bonne humeur que ce n’est que quelques jours après notre retour que chaque fois que je repense à nos échanges, je sors mon petit mouchoir. 
Nous avons ri de la quantité de points communs que nous partagions (mêmes sujets de discussions pour les Maîtres [hors BDSM], mêmes plats aimés/détestés, idem pour nous deux (vilaines araignées), mode gothique, etc…)
Il m’a fallu beaucoup de temps et de courage pour lui dire tout ceci, ainsi qu’une grande envie de me confier. Elerinna a été très touchée par mes confidences, je l’ai lu dans son regard lorsqu’elle m’a pris la main.

Le soir, nous nous sommes retrouvés tous les quatres pour une dernière séance.
Maître m’a attachée les poignets avant de les suspendre et de me chauffer avec pleins d’instruments (badine, cravache, martinet, câble, fouet). J’avais les yeux bandés, la musique trop forte au début me perturbait, je n’arrivais pas à me concentrer, et même s’il faut reconnaître qu’entendre les cris et gémissements d’Elerinna [qui se faisait taquiner à la badine] m’excitait beaucoup.
Lorsque mon bras a commencé à s’engourdir et à devenir douloureux, je l’ai signalé à Maître qui m’a détachée. Il m’a enlevé le bandeau et j’ai pu apercevoir les fesses bien rouges d’Elerinna, allongée sur le canapé, en plus de l’entendre partir. Puis j’ai entendu Maître Elendil ordonner à Elerinna de filer dans la cage. Elle s’est exécutée très rapidement et j’ai vu Maître Elendil la taquiner à travers les barreaux avec la badine, le fouet qui claquait contre les barreaux et effrayait Elerinna (qui poussait des petits cris de peur). Il l’a ensuite “tailladée” au couteau (décollage complet ?) avant de revenir avec un pichet en disant qu’il fallait arroser les plantes. Elerinna a donc été soigneusement arrosée dans sa cage, ce qui n’a pas manqué de la faire crier et provoquer l’hilarité des Maîtres.
J’ai aimé assister à leurs jeux, le temps que mon bras se dégourdisse. Maître m’a ensuite fait asseoir au sol, sur une serviette. J’entendais Maître s’approcher de moi dans mon dos. Puis une griffure inconnue a commencé à se promener sur tout mon dos. Sensation étrange que le couteau, à la fois “chatouilles” sur mes zones sensibles et griffures plus appuyées avec risques de coupures. C’est un mélange de stimulis très intense, je ne sentais plus rien autour de moi, juste la pointe du couteau griffant ma peau, plus ou moins fort.. J’ai senti la lame quitter mon dos, se promener sur mon épaules, puis ma poitrine. Les sensations se sont amplifiées à un point que je me sentais sur la piste de décollage.

Maître a ensuite griffé son nom sur mes épaules, je ne pouvais les voir mais je “sentais” la forme des lettres. Très intense pour une première fois, Maître m’a demandé ce que j’en avais pensé : j’ai tellement aimé ces sensations que j’en redemande … et s’Il pouvait couper jusqu’au sang ♥ ^^
Maître a également aimé promener le couteau sur mon dos et me regarder onduler lorsqu’Il passait sur des zones très sensibles (aux chatouilles comme à tous stimulis). Elerinna n’était pas bien loin, je la sentais proche de moi, attentive à notre jeu. Elle a confirmé mes propos, j’avais adoré et j’étais prête à décoller (je sentais aussi l’envie dans sa voix).
Maître m’a aidée à me relever puis m’a guidée à la table. J’ai posé mes mains et offert mon corps aux délicieuses morsures du fouet.

Quelques fois, je sentais le claquement du fouet et le déplacement d’air si près de ma peau que je redoutais, avec envie, le coup suivant. Maître ne pouvait pas lire ce que je ressentais, et lorsque j’ai senti les larmes monter, je ne les ai pas retenues; Elerinna me tenait gentiment la main et je sentais qu’elle me transmettait son soutien. Entendant mes pleurs, Maître s’est arrêté. Après discussion, il s’est avéré que Maître avait interprété ces larmes comme celles de la douleur alors que ce n’était que mon trop plein d’émotions. Maître Elendil et Elerinna sont ensuite allés se coucher, pour que nous puissions discuter en toute intimité de cette séance. J’ai apprécié leur discrétion et regretté en même temps qu’ils nous laissent.
Maître s’est ensuite occupé de moi, avec un gros câlin réconfortant, impressionné par la quantité de marques rouges sur mes fesses. Je n’avais déjà plus mal, heureuse d’avoir autant de “souvenirs” à regarder dans le miroir pour les jours suivants. Maître a posé la fairywand et m’a autorisé un orgasme, me liquéfiant par le point G.

J’ai terminé la soirée exténuée, vidée mais heureuse, toujours plus heureuse à chaque avancée avec lui.



(à suivre)

Rencontre : le Collier (partie 2/4)


Le troisième soir de notre séjour, notre relation a franchi un cap symbolique. Et quel cap ! Maître m’a mis mon nouveau Collier, celui qu’Il a conçu et assemblé de Ses mains. Je suis bonheur, joie, aux anges, sur mon petit nuage à paillettes, j’ai un sourire en permanence sur mes lèvres.
Maître Elendil et Elerinna ont été de bon conseil pour Maître, ils ont vu clairement ce que j’attendais de Lui : un Maître qui s’impose et impose Ses Règles. Depuis notre arrivée, je suis bien dans ma peau, bien dans ma tête car je me plie aux règles de la maison, à la demande de Maître. Les Règles sont plus dures que chez nous et ça roule impeccable. Les enfants sont obéissants, les parents sont aidés sans trop de cris, la gestion quotidienne en est facilitée. Quand à la “vie BDSM”, elle est au top. Bien sûr, ils ont des hauts et des bas, comme tout le monde, mais je vois qu’Elerinna est toujours heureuse, son Maître également, et leur lien est très fort. 

Maître a discuté avec Elerinna l’après-midi. J’ai passé 1h30 à attendre patiemment, sans aller les déranger. Je savais que Maître avait besoin d’entendre le point de vue d’une Soumise (Kajira dans le cas présent). Elle a dit beaucoup de choses sensées sur moi, elle a vu clairement des signes que Maître ne pouvait pas voir dû à l’amour qu’Il me porte. Maître Elendil a confirmé la même chose. Et lorsque Maître m’a demandé si c’était bien mon souhait - plus présent, plus de discipline, dressage intensif - j’ai dit clairement oui.

Le fait de savoir ce qui cause mes soucis de communication et de concentration m’a beaucoup aidé à cerner mes besoins de discipline, de planification, de règles appliquées strictement, ainsi que des punitions, que je n’ai plus à réfléchir à 50000 trucs en même temps. La fameuse charge mentale est balayée, toute la famille participe aux tâches ménagères et les parents ont ainsi du temps pour se retrouver, tout simplement.
Pendant ces trois derniers jours, je n’ai pas beaucoup dormi mais je me sens reposée, calme, sereine. Je souhaite conserver cette bonne humeur une fois de retour chez nous.

Cette soirée de remise du Collier était pleine d’émotions, c’était palpable. Elerinna et moi étions assises par terre, à nos places, les Maîtres debout. Chacun sa place et l’ordre du monde est établi, rien ne doit changer. Maître m’a donné la boîte contenant nos liens : Collier pour moi et Bracelet pour Lui. Il m’a dit de relever mes cheveux et a passé le Collier autour de mon cou. Le toucher doux du cuir et sa rigidité me rappelle à chaque instant le travail acharné de Maître, ça me fait penser à Ses mains fermes et douces. J’ai passé ensuite le Bracelet au poignet de Maître, c’était très émouvant. J’ai été surprise de ne pas verser une larme, peut être parce que mon cerveau est noyé par les hormones de la bonne humeur, ne laissant pas de place pour les larmes ?

Maître Elendil et Elerinna n’ont pas tari d’éloges sur la beauté de nos Collier/Bracelet, par les heures passées dessus et la symbolique très forte qui s’en dégage. J’ai trouvé ce moment bien plus intense que le jour de notre propre mariage. Peut être parce que nous avons mûri et sûrement parce que nous étions accompagnés de personnes atypiques et exceptionnelles. Maître Elendil a pris quelques photos, et lorsque je les revois, l’émotion me submerge, je pleure de bonheur. Il nous a longuement parlé, Il a su trouver les mots justes et chaque mot a fait mouche dans le cerveau de Maître, c’était magique comme Il a su voir en moi une Soumise pleine de promesses et de bonheur à venir. Elerinna, par sa simple présence, m’a été d’un soutien hors normes. J’admire ce lien si fort qui l’unit à son Maître. En les regardant évoluer au quotidien, j’ai compris beaucoup de choses que les mots ne peuvent résumer, cette union fusionnelle : ils sont la preuve que l’Amour peut déplacer des montagnes.

A nous de faire le nécessaire pour renforcer et sublimer notre union mari/femme en Maître/Esclave.

Dans ma tête, je suis prête et j’attends sagement mon Maître. Aujourd’hui, Il s’est affirmé et je suis honorée d’être sa Soumise.


(à suivre)

Rencontre : discussions et complicité (partie 1/4)





Les valises pour l’Auvergne sont prêtes depuis 2 jours, je n’ai pas pu attendre le Dimanche soir et le départ des enfants. Trop impatiente de faire connaissance avec des gens partageant les mêmes idées et pratiquant de longue date.
Je suis heureuse d’être enfin en vacances, heureuse d’avoir quelques jours ensemble, rien que tous les 2. Les enfants sont casés chez les grands-parents et ça fait vraiment du bien. Enfin seuls, nous profitons de la maison une dernière fois avant le départ.
Il fait chaud en ce début de Juillet et je vaque à mes occupations, nue. Maître est ravi, je n’ai plus de problèmes avec la nudité depuis quelques temps. Nous profitons du temps libre avant le repas pour faire l’épilation du maillot et des aisselles. Maître retient tout ce que je lui dis sur les séances chez l’esthéticienne et s’applique avec la cire.
Je suis propre de la tête aux pieds, plus un poil à l’horizon. Je ne me souviens plus de l’heure précise où Maître a préparé le sac d’instruments, mais Il m’a dit de rester penchée, les mains sur le lit et les fesses cambrées, puis Il a testé chaque instrument sur moi avant de me demander si nous le mettions dans le sac. J’ai apprécié avec un plaisir non dissimulé ce petit moment, Maître l’a bien vu et Ses doigts sont venus confirmer Sa première impression.
Avant de me coucher, j’ai lu quelques pages de mon livre, ce qui a rajouté de l’excitation. Maître s’est couché peu de temps après et s’est servi de Sa petite chose pour Son plaisir. Que j’aime ça lorsqu’Il décide de tout, en se servant de mon corps pour jouir.
Chacun à sa place et l’ordre du monde est stable.
Nous nous sommes endormis, lovés l’un contre l’autre et le sommeil ne put effacer mon sourire de Soumise.

Le réveil à 7h30 ne fut pas trop difficile, j’étais déjà au taquet, comme une gamine le jour de Noël. Nous avons tant de choses à prendre au dernier moment que le départ fut décalé de 20 minutes. Maître a une sainte horreur du retard, même de quelques secondes. Arrivés sur le boulevard, nous trouvons de gros bouchons, entre le boulot pour les uns et le départ en vacances pour les autres. Maître choisit de prendre un autre itinéraire passant par les routes de campagne. L’itinéraire du smartphone me joue des tours, se moque de moi en ne trouvant pas notre point de départ et d’arrivée, se coupe brusquement. Maître s’énerve, et pestant contre mon incapacité à utiliser le smartphone, Il finit par s’arrêter sur le bas côté et entre les données. Je me contente de lui dire les communes qu’on a à traverser.
Nous apprécions déjà de quitter l’agglomération lyonnaise pour regarder et sentir les collines verdoyantes. Le trajet est agréable, je suis sur mon petit nuage, quand à Maître, il appréhende un peu.
Lorsque nous arrivons, nous sommes accueillis par une grande famille, tout sourire, aimable de suite. Nous posons les valises et passons à table après une courte présentation. Après le café, Elerinna s’éclipse pour aller travailler, je laisse les Maîtres discuter et aller faire les courses, je vais ranger nos affaires.

Ils rentrent en fin d’après midi, Elerinna et moi rangeons les courses. A 19h, les enfants passent à table, j’aide Elerinna tout en discutant. Je suis encore réservée, timide, mais pas mal à l’aise du tout. En moins d’une demi-journée, j’apprécie beaucoup Maître Elendil et Elerinna pour leurs qualités : honnêtes, francs et qui sont eux-mêmes, se fichant du regard des “autres”.
Maître et moi nous absentons quelques instants pour nous promener, prendre l’air et discuter ensemble. Pendant ce temps, Maître Elendil et Elerinna couchent leurs enfants.
Lorsque nous redescendons, la table est mise dans le gîte pour nous 4. Elerinna et moi nous occupons du service avant de présenter les plats aux Maîtres. J’essaie de ne pas faire d’impair/boulette, je ne connais pas assez les bonnes manières Goréennes. Maître oublie de m’autoriser à m’asseoir, ce qui fait rire Maître Elendil, et Elerinna discute tant que le verre de Maître Elendil se vide sans qu’elle ne lui remplisse, Il s’empresse de lui faire remarquer. La surprise de L’entendre dire “mon verre est vide” en plein milieu de la conversation, avec un ton ferme qui coupe toute réponse, assuré, le visage clairement mécontent. Un Maître à sa place. J’avoue sans honte avoir ressenti une certaine envie que Maître devienne aussi strict. 
Nous débarrassons et préparons le café et thé du soir. Je viens demander à Maître s’Il veut son thé en interrompant leur conversation. Maître Elendil me le fait remarquer, je suis confuse et m’excuse. Elerinna me rassure, Il adore mettre mal à l’aise les Soumises. Je le note dans ma tête. On ne m’y reprendra pas ! Pour rajouter à ma “peine”, j’ai marché sur le bas de ma robe en me tordant le doigt de pied (droit, celui qui fait mal, bien entendu) en servant le thé de Maître, en renversant un peu de liquide sur la table. 
Une fois la pause clope café thé prise, Maître Elendil et Elerinna nous ont fait une démonstration d’encordage. Maître a observé et noté les noeuds et figures utilisés pour suspendre Elerinna (bras en l’air, bâillonnée et aveuglée par 4 tours de cordes, un harnais de poitrine et un harnais holster). Nous avons été impressionnés par la virtuosité de Maître Elendil sur les bondages, pour les faire et les défaire en peu de temps. Il a ensuite proposé à Maître de faire un bondage sur moi pendant qu’Il le faisait sur Elerinna. Ma robe est tombée très vite, la nudité n’est plus un problème.
Placées côte à côte , Elerinna et moi nous jetions des regards complices, amusés. Les Maîtres ont donc fait des harnais poitrine, bassin, et Elerinna a fini suspendue, 2 cordes maintenant ses chevilles à l’anneau du plafond.
Ensuite ils nous ont libérées des cordes et ont testé les fouets. Elerinna avait une très grosse appréhension sur le fouet (phase difficile avec cet instrument, ça arrive). Maître Elendil l’a donc chauffée avec les différentes badines et Maître en a fait de même sur mes fesses. Maître Elendil a fait un démonstration d’enroulés sur Elerinna qui dansait sous les coups. C’était très beau comme chorégraphie et elle est rentrée en transe, malgré les coups plus ou moins appuyés, lui tirant des cris puis un orgasme.
Maître et moi avons été impressionnés par la rapidité de la séance et Maître Elendil nous a confié que c’était pas tout le temps comme ça.

Après ce spectacle, Maître a offert nos cadeaux à Elerinna : une boucle de câble avec un manche décoré par mes soins et un petit porte-monnaie en tissu Japonais confectionné par mes petites mains, contenant un assortiment de pinces croco. Maître Elendil lui a ordonné de poser une paire de pinces sur ses tétons et a joué avec ceux-ci en enlevant les pinces. Il a testé aussi le câble sur les fesses d’Elerinna, qui a adoré en dansant sous les coups. Elle a ensuite passé sa tête dans la boucle du câble et Maître Elendil a tiré sur le manche pour l’étrangler. Maître n’a pas pu regarder, Il a horreur de l’étranglement. J’ai vu sur le visage d’Elerinna de la peur, de la panique et une joie immense lorsque Maître Elendil s’est arrêté. Elle a remercié son Maître, s’est prosternée devant Maître pour le remercier des cadeaux, puis m’a embrassée chaleureusement. Ses yeux semblaient luire de bonheur.

Maître a ensuite essayé le fouet sur moi, la douleur des impacts était très acceptable, puis un autre fouet s’est ajouté au premier, la zone de mon dos irradiait de chaleur, les impacts étaient de plus en plus rapprochés, la douleur montait crescendo. Elerinna est venue me soutenir physiquement (pour me retenir en cas de “départ”), ce qui m’a rassurée. Maître a ensuite dirigé les impacts sur mes fesses, rejoints par ceux de Maître Elendil …. et ce fut l’explosion. J’ai demandé à jouir avant de m’effondrer dans les bras d’Elerinna. Elle m’a aidé à redescendre, j’ai vraiment apprécié sa compagnie.. Nous avons ensuite rangé le matériel avant de se séparer pour la nuit.

La douche post séance a été bienvenue, Maître observait les nombreuses marques qui ornaient mon dos et mes fesses. Nous avons passé un long moment à discuter de la séance, de mon ressenti et du Sien. Il se sentait “coupable” de me faire du mal alors que j’avais vraiment apprécié ce moment d’échange (un petit démon qui revient l’ennuyer de temps à autres). Il m’a donc offert deux orgasmes avant que je m’endorme. Les dernières tensions se sont envolées.

Nous nous sommes endormis enlacés, heureux et encore plus amoureux en Maître et Soumise.




(à suivre)

mercredi 4 juillet 2018

Le Maitre et sa Soumise




Ce Samedi, c'est repos pour moi. Après 3 Samedis travaillés, j’ai enfin droit à un weekend complet de deux jours. Les enfants partent chez leur grand-mère.

Je réveille Maître selon notre petit rituel, avec une joie non dissimulée. Nous préparons la liste de course. Repas. Courses au supermarché, sous la chaleur accablante. Sans sous-vêtements, comme le souhaite mon Maître quand je suis en Sa présence. Nous nous rendons ensuite chez une amie pour passer l’après midi et se baigner dans sa piscine. Cette amie n’étant pas en mesure de comprendre notre relation, c’est retour au “Tu” et plus de “Maître”. Ce sont les règles qu’Il a fixées, pour le moment, et même si ça me perturbe un peu au fond de moi, je dois les suivre.

N’ayant pas pu aller au sport cette semaine, il était convenu que je fasse mes exercices, sous la tutelle de Maître, pendant l’après midi. Et pas de baignade complète, les piercings aux tétons étant toujours en cours de cicatrisation. La soeur de ma copine nous rejoint un peu plus tard. Je suis distraite, je ne fais pas correctement mes exercices et n’écoute pas attentivement Maître.
Il fait très chaud, même à la campagne et au bord de la piscine. Je descend les marches de la piscine, voyant les deux soeurs déjà dans l’eau. Je me dis que vu que je ne dois pas mouiller ma poitrine, je peux donc nager sur le dos, faire 2-3 aller-retours en dos crawlé.

Perdu, l’eau me mouille entièrement, malgré mes (légères) précautions. Maître ne dit rien car nous ne sommes pas chez nous. Je vois néanmoins qu’Il est mécontent et sors rapidement me sécher. Je file à la salle de bain nettoyer et sécher mes piercings. Trop tard, j’ai fauté.
Je ne cherche pas à prolonger notre visite et prend congé auprès de ma copine et sa sœur. Ma mère appelle au même instant et je lui demande de déposer les enfants à 18h30. Nous devions passer les récupérer, comme convenu le matin, mais j’ai préféré garder pour nous le temps libre restant. J’avais oublié d’en parler à Maître, ce qui n’a fait qu’accroître Son mécontentement.

Sur le trajet retour, Il me dit que mon comportement est insouciance, impertinence et que ça ne Lui plaît pas du tout? Je ne refoule pas les larmes, je pleure en baissant la tête car je sais quelles sont mes fautes.
Arrivés à la maison, Maître s’assoit sur son fauteuil, je me met à genoux devant Lui, sans réfléchir, mains sur les cuisses et tête baissée. Maître me réprimande, expliquant les raisons de son mécontentement, détaillant plus que dans la voiture. Il refuse de me punir sous le coup d’une émotion, Il choisira la sanction adaptée à tête reposée. Il m’ordonne cependant de Lui amener mon livre (Eva Delambre, Devenir Sienne - offert quelques jours plus tôt par Maître et que je lis avec grand plaisir). Je suis privée de lecture une semaine entière.
Punition psychologique plutôt que physique, plus “marquante” d’après Maître.
Malgré mes larmes et mon visage défait, je mouille un max. Ça dégouline le long de mes jambes comme les larmes le long de mes joues. Maître n’en croit pas Ses yeux, et encore moins son sens du toucher quand il vient vérifier avec Ses doigts. Il est très surpris (le mot est faible) car Il vient de se fâcher contre moi, je pleure comme une Madeleine et je suis détrempée.

Il me renvoie à mes occupations, les enfants ne vont pas tarder à rentrer. Je me rafraîchis le visage, tentant d’effacer les larmes et le nez irrité. Chose que les enfants voient de suite et je prétexte l’allergie aux foins. Je ne sais pas si ils ont cru ce petit mensonge, Maître les envoie dans leurs chambres, avec l’autorisation de jouer avec leurs consoles en attendant le repas. Maître me demande si je suis toujours trempée, j’écarte les jambes et cambre les reins. C’est toujours le cas, Il m’ordonne de me pencher sur la table de cuisine. Maître me donnera 4 orgasmes d’affilée. Il est sidéré, 4 orgasmes en si peu de temps, je suis aussi surprise de ce que mon corps et mon esprit sont capables. Je passe à la douche. Mes jambes semblent se dérober, ne plus vouloir avancer. Maître prend ensuite la Sienne, puis nous passons à table.

Nous mangeons dehors, sur le balcon. Maître et les enfants sont assis sur les fauteuils, je suis assise sur mon petit tabouret taille très basse, aux pieds de Maître.
Une fois le petit couché, nous sortons faire une balade à pieds, en ayant prévenu la grande.
Il fait nuit, je suis nue sous ma robe, je respecte les règles fixées par Maître. Durant la balade, Maître vérifie régulièrement mon état : toujours aussi détrempée, du jamais vu depuis le début de notre relation, il y a presque 20 ans. Nous discutons de tout et de rien, cela nous permet de mieux connaître nos envies, nos désirs et la direction que Maître veut prendre dans la relation M/S.

De retour de la promenade, je passe rapidement faire une toilette, avant de rejoindre Maître dans la chambre. Ce soir là, Maître m’utilisera selon Son bon plaisir, jouant avec moi. Maître me permettra 3 orgasmes supplémentaires. Je suis lessivée, vidée, heureuse comme une Soumise comblée. Maître est satisfait de Sa petite chose, elle Lui a bien servi. J’en suis toute ….

Je vous aime, Maître, au delà du raisonnable.

Votre Soumise novice,

Dana

lundi 25 juin 2018

Maître prend (enfin) Ses marques


Il y a quelques jours, une journée a été particulièrement éprouvante. Lever 6h30, je n’arrive pas à dormir quand il fait déjà très chaud le matin, et la lumière du jour naissant achève ma nuit. Aujourd’hui, c’est expédition en ville pour un suivi médical de notre grande.
Le lever de cette dernière est laborieux, il nous faut partir avant 8h pour pouvoir se garer au parking-relais. Hors de question d’y aller en voiture, je n’y supporte pas la circulation, où les lois de la jungle s’appliquent. Trajet pénible, consultation pénible (travaux d’extension bruyants). Un mal de crâne bien carabiné s’installe.
Une fois rentrées, le programme de la journée est fait : soin de mes cheveux puis courses. Problème, la chaudière est à l’arrêt, je me douche (trop) rapidement à l’eau froide. Je suis toujours fatiguée, cette matinée m’a épuisée nerveusement. Rien ne se passe comme prévu.
Maître me fait le soin des cheveux et s’occupe du problème de chaudière. Je n’ai pas remis mon collier en sortant de la douche pour ne pas le tâcher avec le soin de mes cheveux. Je m’embrouille avec Maître pour des futilités, il me trouve très égocentrée en ce moment. Je n’ai pas conscience de mes actes et paroles, et c’est un gros problème. Les paroles de Maître sont dures, je pleure d’incompréhension, de fatigue et de rage. Mon cerveau a zappé plein de choses et paroles que je n’aurai pas dû oublier. Je n’arrive pas à calmer mes pensées et je pique une colère : j’envoie tout valser et me réfugie dans le cellier pour pleurer toute ma rage et ma frustration accumulées.
Une fois calmée, je suis sortie récupérer mes affaires, je n’ai trouvé que mes lunettes. Pas de collier. Je me sentais nue et vulnérable, totalement désemparée. J’ai demandé à Maître de me le remettre, Il ne voulait pas, pensant que je n’en voulais plus. Bien au contraire, je me sentais en phase, bien à ma place de Soumise avec. Nous avons longuement discuté, je sentais que j’avais besoin de plus de sévérité, d’intransigeance, de règles pour ne pas m’éparpiller.
Maître m’a posé plusieurs fois la question “si c’était bien ce que je voulais”. J’ai répondu “Oui” à chaque fois; un “Oui” ferme, sans hésitations. Il a réfléchi et a discuté avec un Maître expérimenté (que je salue avec Respect) pour éclaircir quelques doutes. J’ai été contente qu’Il se tourne vers un Maître expérimenté pour avoir un avis sur Ses questionnements.
Il m’a ensuite remis mon collier, je me suis sentie apaisée.
Maître a donc durcit les règles, pour mon plus grand bonheur. Mis en place d’un cahier de punitions, pour comprendre où et quand j’ai manqué à mes devoirs, j’ai pris des notes dans un second petit carnet (Extrait d’Eva Delambre sur le lâcher-prise, mon Mantra écrit avec l’aide de Maître, les obligations, les rituels)
En écrivant, mon cerveau visualise les mots et je retiens mieux. Ce n’est pas une nouveauté, c’est comme ça depuis longtemps. Maître m’a donc obligée à utiliser cette capacité pour limiter “l’éparpillement”.
Il a pris conscience, grâce à Maître E., qu’Il ne laissait pas la place au Maître quand il le fallait, que l’Amoureux qu’Il est menait encore trop la danse. 
Il m’a dit : “C’est son assurance et sa liberté dans ses mots qui m’ont fait comprendre qu’il ne tenait qu’à moi de prendre le contrôle et de laisser le Maître s’exprimer, l’amoureux en sera ravi à terme”.
J’ai demandé s’Il pouvait être plus strict, et Il a accepté. C’est un soulagement pour nous deux. Il a pleinement accepté cette contradiction : la liberté dans le contrôle total de ma vie. J’aime vraiment cette Règle. Maître contrôle tout, mon emploi du temps, mes tâches, m’impose des Rituels. 
Je lui laisse libre accès à mon téléphone, mes e-mails, mon historique de navigation internet, car je n’ai rien à lui cacher. Il m’a répondu “Nous continuerons comme d’habitude, je te fais confiance ma belle, si tu me mens, tu trahiras ton engagement envers moi, et tu en ressentiras de la culpabilité, tu te puniras toute seule”. Je sais qu’Il garde quand même un oeil sur ce que je fais, “Je surveille toujours ma petite chose, je veille sur toi”.
Maître décide seul des séances et ne me dit plus rien dessus. Je souhaitais ne plus en être informée, c’est parfait comme ça. La surprise pouvant arriver à chaque instant, de jour comme de nuit, selon Son bon vouloir.
J’aime quand Il m’appelle “Sa petite chose (fragile)”, j’ai aussi aimé écrire sur ma cuisse “Propriété de Maître Fox”. Et ce numéro d’Esclave inventé et basé sur la date de naissance de Maître, inscrit sur mon bras gauche (109-121-978). J’ai déjà émis le souhait de devenir Son esclave, Maître n’est pas très chaud. Peut être plus tard, dans quelques mois ou années, selon notre évolution et Son consentement (aval ou accord ?).
Parmi les nouvelles règles, il y a l’entretien du Collier. Maître a récupéré les bijoux qu’Il a fait faire chez le bijoutier et a commandé les outils pour le travail du cuir qu’il Lui manquait. Je suis extrêmement touchée (le mot est FAIBLE) de porter bientôt le Collier dessiné et fabriqué par Ses soins. Je le porterai tout le temps, à la vue de tous. Sans honte ni gêne, bien au contraire; je me sens fière de montrer mon appartenance à mon Maître et mari. Il a commandé un autre Collier, plus discret, pour mettre lorsque je vais travailler. Quelle joie immense de porter un Collier de Muse que Maître a choisi pour moi.

Maître m’a parlé de la Cérémonie des Roses, en connaissant mon penchant pour tout ce qui est symbolique. Il sait que c’est quelque chose qui me fait envie. Ca signifierait la fin de mon noviciat, là où le Collier scelle notre lien. Je garde espoir. Ce jour là sera un bonheur absolu, autant si ce n’est plus que le jour de notre mariage.
Je pressens quelques anniversaires qui seront uniques et inédits : le dernier trimestre 2018 sera chargé d’émotions pour nous deux, Maître et Soumise.

J’apprends lentement mais sûrement la patience, je ne réclame plus, j’attend sagement les décisions de Maître. Ma place est à Ses pieds, à genoux sur mon coussin. J’aime cette place, le calme que cela me procure. Cette contradiction entre sévérité et apaisement.

Merci Maître pour tout ce que Vous faites pour Votre Soumise.

Je Vous aime au delà du raisonnable,

Votre Soumise novice, Votre petite chose.

Dana.

dimanche 17 juin 2018

(re)naître Femme




"Que c'est bon de lire un aussi beau ressenti, ton bonheur et ta sérénité transparaissent dans chacun de tes mots. Et effectivement, une soumise épanouie, libre et fière dans son appartenance, saura attirer tous les regards, car elle rayonnera. La beauté passe avant tout par l'attitude, et loin de nous abaisser, notre appartenance nous rend plus sûres de nous et plus heureuses, enfin nous-mêmes, aimées pour ce que nous sommes. Alors nous sommes belles aux yeux de tous, à commencer par les nôtres et ceux de notre Maître."
Elerinna, Kajira de Maitre Elendil sur Feeling Good

Ces mots écrits par Elerinna il y a quelques jours ont trouvé un écho criant de vérité en moi. Ils m'ont bouleversée tant ils sont justes. 

Je me sens de nouveau Femme, je prends soin de moi (esthéticienne, maquillage, jolies robes, talons hauts), les gens se retournent quand je passe. Sauf que je ne suis pas libre, je suis mariée et Soumise.
Ca change beaucoup de choses, je suis en phase avec moi-même, je m'habille en noir (ma couleur préférée), je vire les vêtements que je ne veux plus porter car ils ne me correspondent plus du tout.
Je retrouve mes ENVIES gothiques, noir de la tête aux pieds, cheveux rouge-orangé très longs, dentelles, pleins de bagues, ma montre M/s et des bracelets ornent mes poignets. Je colore mes yeux d'un trait noir, mes lèvres de rouge carmin... Je choisis des boucles d'oreilles selon mon humeur, des créoles aux dimensions variées, des pendants noirs, en attendant d'autres piercings aux oreilles. En collier, rien d'autre que celui choisi par Maitre, un ras-de-cou bordeaux et un D brillant.
D comme Dana, Débutante, Dominée, Désirable, Délicieuse, Danseuse, Débordante, Débridée, Déchaînée, Décidée...
Je délaisse Facebook pour Fetlife, trouvant des personnes qui assument leurs ENVIES, me donnant envie de tester d'autres choses, de rencontrer des gens exceptionnels...
J'ai toujours eu peur du "qu'en dira-t-on" que je n'ai rien fait pour moi. Aujourd'hui, je me fiche de l'AVIS des autres personnes, je profite de LA VIE.
On me demande souvent si je me déguise ou si je sors en boite après le boulot, je réponds toujours "Je suis Moi"
Peu importe ce que pensent les autres, je suis bien à ma place, aux pieds de mon Maitre. 
Je n'ai pas eu d'aide de l'extérieur (famille et amis) pour faire le bilan de ces 4 décennies. J'ai eu un dialogue intérieur entre celle que j'ai été et celle que je suis. La Soumise et la Jouisseuse ont vaincu la Timide et la Naïve.

Je suis née il y a quatre décennies, un jour d'automne.

Je suis née un jour rouge.
Rouge comme ces couleurs qui dansent derrière mes paupières.
Rouge comme mon visage quand je suis très excitée
Rouge comme mon sexe après l'orgasme
J'ai brisé deux barrières ce jour-là : celle du caméléon, j'accepte ma différence (être soi-même) et celle de la Soumission. Je suis heureuse en 24/7.

Lorsque je dois ôter mon collier pour me doucher, je sens un manque, je redeviens ordinaire. Une fois sèche, je vais trouver Maitre, Lui remet mon collier et penche la tête en tenant mes longs cheveux. J'aime particulièrement ce moment, quand Ses mains se posent sur mon cou pour fermer le collier puis Il dépose un tendre baiser sur mes lèvres. Je Le remercie doucement et nous nous enlaçons, je m'enivre de Son odeur, de Son contact...

Les rituels qui s'ajoutent petit à petit, le brossage quotidien de ma crinière, attendre à genoux sur mon coussin l'arrivée de Maitre avant de me coucher, le thé préparé avant Son lever, la gestion quotidienne de mon planning, Le remercier de m'avoir accordé une séance, un orgasme, Sa jouissance....

Merci Maitre de me permettre de m'épanouir à Vos pieds, je ne pourrai plus revenir à la vie vanille, devenue fade à mes yeux.
Je Vous aime au-delà du raisonnable

Votre Soumise novice

Dana

samedi 9 juin 2018

Punition et libération




Le soleil M/S est de retour sur notre relation, les perturbations ont été chassées suite à notre discussion. Néanmoins, il restait un petit nuage (pas à paillettes) sombre sur mon ciel bleu, un mélange de remords et de culpabilité qui ne saurait s’en aller qu’avec une punition physique. Je trainais ce petit nuage moche, Maître s’en était rendu compte (Il lit en moi parfois mieux que moi -même) et m’a demandé ce qui me tracassait. Il savait que je ne me sentais pas assez punie et que je voulais une punition corporelle. Je lui ai répondu que oui : Il m’a laissé le choix sur l’instrument et le nombre de coups.

J’ai choisi la badine et 20 coups, une partie de moi réclamait 50 mais la raison a négocié 20, pas plus. Quand Maître m’a demandé mon choix, quelques heures avant la séance, il a été très surpris de l’ensemble. Il n’a pas remis en question ceux ci et ça m’a apaisée.

Une fois les enfants couchés, Maître m’a dit que la séance débutait à 21h30 et qie je devais porter les boules de geisha, rien de plus.
Maître avait tout préparé et m’a dit de me pencher en posant les mains sur le canapé. J’ai obéi, sagement, je devais recevoir ma punition pour effacer ce vilain nuage (sans paillettes).
Une fois la punition terminée, Maître me tend le bandeau et me déplace sur le canapé, les mains sur l’assise, les fesses bien cambrées. Il commence avec le martinet en daim, doucement, sur les fesses, les cuisses, puis augmente progressivement la puissance des coups sur tout le corps. C’est bon ! Je gémis doucement mon plaisir. Avec un peu moins de lanières, ça pique un peu plus. Maître change d’instrument, je ne le vois pas mais sa texture et l’impact me sont inconnus : c’est le paddle en cuir fabriqué par Maître. Le toucher est doux, l’impact ressemble à celui d’une main, en bien plus large. J’aime beaucoup ce nouvel instrument. Mes fesses sont bien chaudes, je monte les paliers tout (trop) doucement.





Maître change à nouveau d’instrument, texture connue et sensations piquantes, je confirme l’utilisation du deuxième instrument fait artisanalement par Maître. Le martinet en vinyle, l’impact est le même que celui en daim, avec de petites pointes piquantes sur l’extrémité des brins. Ca pique et c’est bon ! Il y a de fortes chances qu’il vienne me taquiner encore !
Mmmmh ! Mes fesses sont bien marquées de traces rouges, Maître me demande régulièrement mon code couleur : je suis dans le “vert”, pas encore “jaune”. Un autre instrument vient se promener le long de ma colonne, sur une petite surface et me fait frissonner de désir. La cravache. Elle s’abat en petites tapes légères puis plus appuyées sur mes fesses et mes cuisses. Que c’est bon ! Maître vient vérifier si je suis aussi “chaude” que mes fesses, et là, déception, c’est pas terrible.

Il prend le fouet (modifié, plus de nœuds au bout pour éviter les bleus) et me caresse ici, là, me fouette doucement et plus fort … c’est divin ! J’adore quand le fouet s’enroule autour de mon corps, c’est doux et soyeux, une étreinte sensuelle. Maître entend mon plaisir, voit ma danse sous le fouet, mais sent que je ne suis pas totalement dedans. Il glisse un doigt, toujours pas terrible. Il me demande comment je me sens : je suis bien dans ma bulle mais je n’arrive pas à aller au-delà. Maître branche la baguette magique, me la pose dans la main et la glisse contre mon clito. Que j’aime cette baguette magique ! Je sens le plaisir monter, monter, monter … Maître reprend le martinet en vinyle, les coups s’enchaînent sur mes fesses, c’est bon et ça fait mal à la fois. Mon esprit hésite, je gémis de plaisir, plus que de douleur. Le plaisir augmente et dépasse la douleur. Je demande à jouir, Maître me l’autorise.

Je me lâche, une vague orgasmique m’emporte. La baguette est toujours sur mon clito, Maître passe au fouet et nous recommençons un cycle.. Le plaisir monte par palier, je sens toujours les coups sur mes fesses, mon dos, mes épaules, mon sexe. Puis vient quelque chose d’inattendu : je ressens toujours le plaisir de mon clito, mais je ne sens plus la douleur liée aux impacts sur mon corps. C’est une boule de plaisir et sur la surface, un micro choc, comme si Maître me poussait avec Sa main, comme une petite tape amicale. Des tas de paillettes dansent derrière mes yeux clos, je suis là et pas là. Je suis partie dans cet ailleurs qui n’existe pas. Mon esprit s’envole, mon corps est toujours là.

Maître me redresse lentement et m’aide à m’allonger sur le canapé. Mes jambes sont en coton, mes gestes hésitants, la connexion entre mon corps et mon cerveau n’est pas encore rétablie. Maître est surpris, je suis ivre de plaisir, complètement stone. Il est également impressionné et fier de mes capacités à encaisser les coups et la “facilité” pour atteindre ce subspace digne du graal. Maître m’enveloppe d’une couverture et me tient dans Ses bras. Je redescend tranquillement, mon sexe est tout gonflé de désir, je sens les battements internes de mon antre.

Il fait très chaud ce soir et nous faisons une pause bien méritée. Maître m’installe sur le dos, sur la méridienne du canapé. Il me fouette les fesses et me prend ensuite. Il me pilonne, je suis ravie, car Il touche le point G. Je suis satisfaite par un orgasme autorisé. Je suis ensuite Maître qui va s’asseoir sur le balcon, il fait très bon dehors.

Je me roule en boule sur le canapé du balcon, la tête sur la cuisse de Maître. Je Lui demande si Lui aussi a joui, Il me dit que non, mon plaisir Lui a suffit… Je Lui répond que j’aimerai Lui donner ce plaisir, s'Il m’y autorise. Maître finira dans ma bouche, ma langue et son piercing ayant “eu raison de Lui”.

Nous terminons par un gros câlin, tendrement enlacés. Je suis exténuée, heureuse, au comble du Bonheur, l’Amour à son paroxysme.

Je vous aime, Maître, au delà du raisonnable.

Votre Soumise novice,

Dana.

mardi 5 juin 2018

Quand tout part en vrille





Aujourd’hui, nous allons en ville contrôler la cicatrisation de mes piercings aux tétons. Nous avons confié les enfants, la grande chez sa copine, le petit chez les grands parents.Maître n’a pas donné de consignes pour sortir en ville, juste porter les boules de geisha.. Tenue, chaussures, port ou non de culotte, rien d’imposé. J’ai choisi une petite robe en dentelle noire, des chaussures à hauts talons compensés, et point de culotte. Il fait déjà chaud, pas la peine d’en rajouter !

Nous rejoignons le métro en garant la voiture au parc relais, Maître admire mes fesses nues mises en valeur par les talons vertigineux. Je bénis l’inventeur de l’escalator intérieurement, toutes ces marches à descendre pour rejoindre le quai et mon équilibre parfois hésitant me font craindre une cheville tordue, voire la chute.
Avec ma tenue et mes hauts talons, j’attire le regard des passagers, je me colle amoureusement à Maître. Je serre les cuisses à m’en donner mal, le passager en face de moi mate mes jambes et cherche à voir ma culotte (que je n’ai pas). Les stations défilent, le wagon se remplit, le malaise de Maître est palpable, Il n’aime pas du tout le contact de la foule.
Nous arrivons à la station de changement, nous changeons de ligne de métro, plus que deux arrêts. Il fait chaud, même dans la rame, les odeurs se mélangent et m’incommodent. Nous descendons, soulagée de quitter cette rame aux odeurs marquées. Encore quelques marches et nous retrouvons l’air libre. Une vague de chaleur s’écrase sur moi, le soleil tape fort, il n’y a presque pas de vent.
Les trottoirs défoncés du centre ville et la foule des touristes sont un supplice pour garder une allure digne tout en marchant droit. Nous arrivons au salon du pierceur. A côté, un bar et un des clients me regarde intensément de la tête aux pieds. J’ignore son regard et pousse la porte en tenant la main de mon Maître.

Nous attendons quelques minutes, une jeune fille sort du cabinet, elle a de beaux tatouages sur les cuisses, bien visibles sous son short. J’envie son corps, mince, jeune et tatoué. Bientôt ce sera mon heure. Mes piercings aux tétons ont très bien cicatrisé, je demande à changer la taille de l’anneau du triangle, comme Maître me l’avait suggéré (un plus petit). Je suis toujours nue sous ma robe, j’enlève juste mes chaussures et m’allonge sur la table d’examen. Je viens de me souvenir que je porte les boules de geisha et que la tige rose fluo est bien visible … Le pierceur ne dit rien, se contente de changer l’anneau et de répondre à mes questions sur des piercings supplémentaires sur mes oreilles. J’en oublie les questions sur les snake bites (2 labrets) que je souhaite faire à la rentrée scolaire.

Le retour est long, écrasant de chaleur et de monde, nous apprécions ensemble la sortie à l’air libre au terminus du métro. je suis impatiente de la suite de notre sortie, Maître a prévu une séance au milieu de bois. Il a noté son programme et préparé le sac à dos, en le remplissant d’instruments et d’accessoires. Je n’avais plus qu’à suivre les consignes au fur et à mesure.

Arrivés à la maison, je passe à la salle de bains pour une toilette rapide et enlever les boules de geisha à la demande de Maître. Je change de robe et de chaussures, Maître attrape le sac à dos et direction la nature. Sur le trajet, Maître me tend un sachet et me dit d’insérer dans mon petit trou un truc qui sent le citron : le gingembre. Le fameux gingembre, Maître aime son goût et ses vertus; j’ai envie de tester le figging et ses sensations étranges. Après quelques galères et l’aide de Maître, je parviens à insérer le morceau de gingembre. Maître l’a pelé et taillé pour qu’il ne rentre pas en entier (façon rosebud).

Ca chauffe, c’est supportable. Nous avons fait la moitié du chemin, Maître me regarde m’agiter sur mon siège, je gémis doucement.
Les picotements se font plus intenses, je gémis un peu plus fort jusqu’à l’insupportable. Je supplie Maître de m’autoriser à enlever le gingembre, mon cerveau se met sur OFF, il n’attend pas la réponse et me voilà en train d’enlever le gingembre. Je sais que Maître n’est pas content, je n’ai pas attendu Sa réponse et les larmes montent déjà.
Je regrette déjà ce geste que je n’ai pas commandé. Maître me dit que vu que je n’en fais qu’à ma tête, la séance est annulée. Il fait demi tour. Il ne restait qu’un kilomètre ou deux. Maître est furax, mes larmes coulent, je cherche à comprendre ce qu’il s’est passé, je tente d’expliquer à Maître ce geste incontrôlable.
Il ne comprend pas du tout ce geste irrationnel.
Je suis déjà punie de séance, mais au fond de moi, je sens que je ne suis pas assez punie. Je m’autoflagellerai si Maître l’ordonnait pour expier cette faute. Les larmes coulent, je n’arrive pas à arrêter ce flot, je me noie dans l’hyperémotivité.
Je pleure de frustration, de rage, je me taperai la tête contre les murs si je pouvais revenir en arrière.

Les 24h suivantes ont été difficiles, mais nous ont permis de réfléchir. Je ne souhaite pas détruire ni mettre à terre ce début prometteur en changements (physique, mental, sexuel).
Maître a été déstabilisé, mais il m’a pardonné, j’ai été punie de séance, et Maître m’a forcée à supprimer une appli sur mon téléphone, parce que je passe trop de temps dessus selon lui. Ce n’est pas grand chose, mais ça complète un peu la punition.
Nous allons poursuivre notre chemin dans cette nouvelle vie.

Et comme Maître me l’a répété : "Pourquoi tombe t’on ? Pour apprendre à se relever."

Je vous aime, Maître, au delà du raisonnable.

Votre Soumise Novice

Dana

jeudi 31 mai 2018

Feeling good





Le moi de Mai ensoleille mon quotidien, plein de petites choses font que le soleil brille sur ma vie de Soumise.

De nouveaux articles à lire sur les blogs d’amies Soumises, des réponses à mes commentaires timides, des emails échangés, tout ceci met en joie, je me sens moins isolée, mieux comprise et acceptée telle que je suis.

Je prends confiance en moi, l’envie de plaire à mon Maître est omniprésente.
Je me fais belle pour Lui, j’endure sans rechigner la “chasse aux poils” en prenant RDV en institut (nouveauté pour moi), Maître est plus que ravi de cette transformation. Il espère que ce changement sera durable dans le temps; je ne laisserai pas tomber comme ça, je n’en tire que des bénéfices.

J’écris toujours dans mon journal papier, je publie des articles en accord avec Maître, et recevoir des commentaires est tout autant source de petits bonheurs.

Mère Nature ne m’embête plus comme avant, je ne suis plus autant fatiguée, les douleurs inexistantes (paradoxe pour une Soumise aimant la cravache).
Je bénie aussi l’invention de la coupe menstruelle, je peux ainsi offrir mon corps à Maître sans problèmes, tous les jours.

J’ai fait une brocante et chinée 4 paires d'escarpins à talons vertigineux; après les avoir lavés, je les ai essayés le soir, devant Maître. Il adore, ces chaussures me font une cambrure “à damner un Saint” dixit Maître, et Il m’a confié qu’avec mon serre-taille, Il me prendrait sur-le-champ. J’ai couru mettre le serre-taille et, en riant, Il m’a rappelé que je ne devais pas l’allumer ainsi, que cela faisait de mes propres règles.

Maître m’a fait part de son envie de rencontrer d’autres personnes D/S pour discuter sans tabou. Il m’a parlé d’une rencontre en Août, je suis toute émue et partagée en deux. D’un côté, je suis très réservée, je suis impressionnée d’avance, et d’un autre, je saute de joie à l’idée de rencontrer des gens du “même monde”. Lui, d’habitude si solitaire, renfermé et asocial, propose de nous emmener tous les deux, loin de notre petit nid douillet; je suis très heureuse de ce changement positif.

Pour continuer dans les petits bonheurs, Maître a acheté un fouet en daim que nous avons testé et adoré. A la fin de la séance, il m’a déclaré accepter pleinement que je L’appelle Maître; ses conflits intérieurs sont enfin apaisés.

Un autre bonheur, bien plus gros celui-ci, est notre projet de bracelet et collier assortis. Maître souhaite que nous ayons un bracelet en cuir pour Lui, un collier en cuir pour moi, symbolisant notre Union M/S. J’ai fouillé ma boîte à bijoux et Lui ai dit qu’on pouvait revendre nos bijoux inutiles en or pour financer ce beau projet. Je lui ai précisé que je me séparais des miens sans regrets, ces bijoux ne représentent plus rien pour moi. Maître a accepté et a fait de même. Il a cherché, réfléchi et dessiné les bijoux M/S. C’est ensemble que nous nous sommes rendus chez un Artisan Bijoutier présenter notre projet.

La vente de nos vieux bijoux finance largement le prix total, Maître m’a dit de choisir une nouvelle montre. J’ai eu un coup de coeur pour un modèle simple, avec quelques détails me rappelant notre relation. Elle est assortie, par le plus grand des hasards, à mon futur collier.

Que j’ai hâte de pouvoir le porter fièrement ! Et à la vue de tous !

Nous avons aussi un autre projet commun : un tatouage symbolisant notre relation lien; deux démons renards japonais (kitsune) enlacés. C’est un grand moment, très attendu, je rêve de tatouages depuis mes 15 ans, et Maître est près à passer sous les aiguilles pour avoir le même tatouage (le contact du métal dans la peau Lui déclenche des crises de nerf qu’Il réprime avec difficulté).

Autre petit bonheur, le rapport que j’ai avec mon corps qui s’améliore. Mère Nature m’a pourvue d’une poitrine généreuse dès l’adolescence et depuis, je la cache sous des tshirts larges et informes. Les grossesses ont déformé mon ventre (surtout le petit dernier, avec sa piscine olympique). Les séances quotidiennes commencent à porter leurs fruits (de transpiration), je compte bien continuer cet été, accompagnée de Maître.

J’accepte mieux mon corps depuis que Maître est d’accord pour les modifications : tatouages et piercings. C’est Lui qui a le dernier mot sur l’emplacement et la quantité (pour m’éviter les excès).
J’ai commencé par les piercings : la langue pour son Plaisir, le Triangle pour mon plaisir, sur son Conseil. J’ai continué avec les tétons, et d’autres projets sont prêts. Pour les tatouages, j’ai tellement de frustration de ne pas avoir pu encrer mon corps à ma majorité que j’en voudrai de (presque) partout.

Aujourd’hui, je suis fière que les gens me remarquent, et encore plus quand je suis à côté de Maître. Jeune, je n’ai jamais attirée autant de regards !

Et les derniers bonheurs de Mai, être avec Maître, être sa Soumise à 200% et qu’Il sait que mon corps est là pour son Plaisir avant le mien. (Par chance, Maître est très généreux et partageur en matière de plaisir … ma jouisseuse est ravie !)

Ah, j’oubliais, c’est la pleine saison des orties … ^^

Je vous aime, Maître, au delà du raisonnable

Votre Soumise Novice

Dana






mardi 29 mai 2018

Découverte du Fouet




“Séance déterminante Samedi soir. Prépare Toi bien, je vais Te pousser loin. Je vais tester Ta volonté, Ta détermination d'être ma Soumise. Tu vas découvrir le Maître comme il sera, et Tu sauras alors si Tu Te sens capable de le suivre ou non.
N'oublie pas qu'une Soumise qui se donne corps et âme accepte tout ce que son Maître décide, y compris avec un fouet à la main ! Garde ça en tête pendant la séance !
Et prépare Toi bien mentalement, je préfère Te prévenir que Tu vas douiller ! Pas très longtemps, mais suffisamment pour que Tu le sentes passer !
Je Te communiquerai des détails par mail.
Je T'aime
Ton Maître.”


Après ce mail, Maitre m’a envoyé les consignes pour la séance : maquillée, nue juste avec mon collier de Soumise et mes talons hauts. Pas de bijoux hormis le rosebud et les boules de geisha.

Une fois les enfants couchés, je suis allée me préparer pendant que mon Maître sortait les accessoires et les disposait sur la table. Lorsque je suis arrivée dans le salon, Maitre a pris quelques photos en me demandant des poses précises. Il m’a demandé de me tourner et de me pencher, les mains appuyées sur le mur. Maître a donné les consignes et m’a fait réciter mon safeword et les codes couleurs.

Le martinet en daim et ses multiples lanières ont commencé à parcourir mon dos, mes fesses, mes cuisses, frappant doucement puis de plus en plus fort. Maître s’est arrêté et m’a dit que ça faisait 30 coups; Il voulait savoir comment je me sentais : très bien, pas de gêne ni d’inconfort, j’étais prête à continuer. 
Maitre chauffa mes fesses avec ses mains, pour étendre les zones et travailler la peau pour la suite. Je reçus 25 fessées bien appuyées. Toujours ok, toujours excitée et prête à continuer, même s’Il m’a répété que la séance allait être dure et intense. 
Maitre reprit le martinet et diminua le nombre de brins pour un côté plus cinglant et plus appuyé; je ne comptais pas, je sentais mon excitation monter. Je vibrais avec la musique, sans l’entendre vraiment.

A chaque changement d’instrument, Il se penchait vers moi pour me demander mon code couleur et si ça allait. J’avais le corps bien chaud, j’étais bien et côté intensité, jaune après 50 coups de cravache (ma préférée) et 25 de badines (ma détestée).
Maître m’a ordonné de me redresser et de tourner sur moi même pour admirer les marques rouges sur mon corps. Il me demanda d’enlever mes talons hauts, je n’arrivai pas à le faire seule, j’étais toute pantelante, je ne tenais pas du tout en équilibre. Maitre m’enleva les chaussures en voyant sa Soumise incapable de lever un pied sans tanguer et vaciller.

Il me passe les attaches aux poignets et fixe les anneaux à la fixation. Il fait glisser sur mon dos ce nouvel instrument, tout doux au toucher, comme du velours. Il me fouette tout le corps, des épaules aux cuisses, avec plus ou moins d’intensité. Maître s’arrête et m’annonce 25. Le velours est piquant, j’aime beaucoup, c’est vraiment différent de tous les autres instruments. Il me demande si je souhaite continuer car Il va augmenter le rythme et la puissance, Il veut connaître et repousser mes limites.

Les coups et leur intensité augmentent, je me dandine, danse sous les coups, la douleur pique sous l’impact et se diffuse rapidement. Maître varie les endroits, le rythme, l’intensité, ma respiration s’accélère, j’en veux encore ! L’extrémité du fouet mord ma peau régulièrement au même endroit. La configuration de notre appartement fait que nous n’avons pas d’autres possibilités d’attaches.

Le cracker finira par avoir raison de la douleur, je finis par arriver dans le “rouge”. J’ai senti les larmes monter, je n’ai pas envie de pleurer parce que j’ai mal, non, je déverse le surplus d’émotions. Je ne retiens pas mes larmes, je les laisse couler sous le bandeau, glisser le long de mes joues, je suis heureuse, je suis très bien. Maître continue encore un moment (25 coups de fouet, précision qu’il me donnera après). Mes fesses devenaient brûlantes, tout comme mon désir. J’étais prête à me laisser emporter.

Maître me détache, je ne tiens pas debout, je suis perchée sur mon nuage à paillettes. Je me sens prise de vertiges mais je suis bien, je suis sur la pente du Nirvana. Maître me dépose sur le canapé et prend quelques photos avant de me câliner pendant que je me remet de mes émotions. Il me dit alors qu’il accepte d’être définitivement mon Maître, mes larmes coulent, je suis heureuse. Mon sexe est détrempé, brûlant de désir. Je suis encore sur mon nuage à paillettes lorsque Maître se décide à m’honorer. Il me fera perdre tous mes points cardinaux, m’amenant à la fontaine et à de multiples orgasmes. J’ai fini épuisée, pantelante, les jambes vacillantes, le sexe et le corps en feu. Heureuse. Bien.

J’ai vraiment adoré cette séance avec le fouet, j’ai hâte de pouvoir le sentir à nouveau sur ma peau. Je sais que Maître trouvera une solution pour marquer tout mon corps et me faire partir dans cet “ailleurs qui n’existe pas”.


Je Vous aime au delà du raisonnable Maître

Votre Soumise novice, Dana.

lundi 28 mai 2018

Le Maitre Ecrivain

Je sais que certaines s'impatientent d'avoir mon compte-rendu de séance et découverte du fouet, je voulais partager avec vous le blog de mon Maitre :


Quand je me suis mise à chercher de la lecture pour comprendre le Cheminement des Soumises, j'ai trouvé rapidement de quoi lire, ça m'a vraiment aidée à ordonner mes pensées.
Quant à Maitre, Il a eu beau chercher, Il n'a pas trouvé de pages / sites / blogs de Maitres pour partager ses doutes et ses questions.
Ce blog est donc une Pierre pour tous ceux qui ont les mêmes doutes et questions. Il a déjà rédigé quelques articles, Maitre est plus prolixe que sa Soumise ^^

Bonne Lecture

Ma Wishlist de Soumise


En voyant toutes les wishlists de mes amies Soumises,
 je me dois de présenter la mienne :




Un porte-jarretelles qui annonce la couleur



De quoi maintenir les poignets et les chevilles, sans être gênée,
bien mieux que celles que nous utilisons




L'incontournable, celui que l'on ne présente plus



La version à emmener de partout, discret dans le sac à main




De nouvelles boules de Geisha



Un nouveau sextoy, très beau, bien étudié, qui n'a que des qualités



Un nouveau rosebud, avec l’extrémité ovale



Et parce que la Soumise se tortille sous le Plaisir,
un crochet anal pour la maintenir encordée



Un nouvel outil pour promener partout sur mon corps



Pour le Plaisir de Maitre et de mes fesses




Pour les séances, je suis souvent nue,
j'aime être couverte de bijoux plutôt que de lingerie


Une parure collier et bijoux de seins



D'autres bijoux intimes, très intimes ^^



Et pour sublimer mon bouton  de rose

J'aime vraiment ces bijoux, ils sont sobres et élégants
Un vrai coup de cœur pour cette créatrice
(merci Elenna pour la découverte)