lundi 15 octobre 2018

Retrouvailles nécessaires





Mercredi, j'ai confié à Maitre lors de notre pause café après repas que j'avais profondément besoin d'une séance. L'envie s'est transformé en besoin, ma santé primant sur le BDSM.

Notre dernière séance remonte à plusieurs semaines, d'abord par manque de temps puis la fatigue prenant le relais.

Le soir, nous nous retrouvons devant un film, collés l'un à l'autre. Maitre me coince sur le canapé et maintient mes jambes relevées pendant qu'Il me frappe avec la badine en bambou. J'aime cet instrument et pourtant, ce soir, elle me fait mal et les larmes montent. Maitre ne veut pas continuer, Il range les instruments et me sert dans Ses bras pour me réconforter.


Jeudi, Maitre s'amuse avec tout ce qui Lui passe sous la main : la cuillère en bois, Ses mains, sur mes fesses, mes cuisses, mes seins pour chauffer la peau et me remettre dans le droit chemin. Il frappe partout, je me tortille en riant, le sourire aux lèvres. 

Maitre m'ayant demandé ce que j'attendais de lui. Je Lui ai répondu un Maitre exigeant, sévère, reprenant chaque geste, parole, relevant chaque oubli et le corrigeant à la cravache. Un Maitre pour me guider, me rappeler à chaque instant à qui j'appartiens et faire sa fierté.


Vendredi, nous reprenons nos jeux. Maitre joue avec Ses mains puis les poings, le câble informatique... Je me tortille sous les coups en riant. Maitre m'attrape et me fait gicler, mes chaussons sont mouillés... Je rie encore plus.

Après manger, je sers le café, puis Maitre joue avec son esclave, en me tripotant le clito puis Il met Ses doigts, me fait gicler, ma robe est mouillée... Je ris encore...

J'étends le linge avec le plug et deux pinces à linge sur mes lèvres, je mouille comme pas possible. Maitre me claque les fesses, les cravache, me tripote le clito, puis me fait gicler encore une fois. J'ai toujours le rire aux lèvres, prompt à sortir.

Un peu plus tard, je dois préparer les cookies pour le goûter des enfants. A chaque ingrédient sorti, je dois rejoindre Maitre et Lui présenter l'orifice qu'Il demande. Un coup, je Le suce avidement, un coup, je Lui présente ma croupe pour qu'Il se glisse dans ma chatte détrempée. Je ris, le regarde avec un air de vicieuse perverse.

Et non, je n'ai pas raté un seul cookie...

Je passe à la salle de bain me laver avec obligation de remettre le plug. 
Je commence la rédaction du jour spécial, la magic wand attachée à ma cuisse. J'ai pas écrit trois lignes que je jouis sur ma chaise de bureau (grâce à la serviette de toilette, ma chaise n'est pas mouillée). J'en informe Maitre par sms . Il me rejoint et lorsque je m'agenouille devant Lui, je perd le plug tellement je suis excitée.

Maitre s’allonge sur le lit et me demande ce que je veux. Je Lui demande humblement si je peux Le sucer. Plaisir accordé. Je m'applique à la tache et lorsqu'Il est satisfait, Il me fait glisser sur Sa queue. Je me liquéfie de plaisir. 

Il m’ordonne de me mettre sur le dos, prend ma main et la pose sur mon clito en me disant d'être une vicieuse, posant l'autre sur mon téton pour le pincer. Il se penche au-dessus de moi et me baise la bouche, j'ai quelques hauts-le-cœur et finis par avaler Sa jouissance.

Douche ensemble, il me marque pendant que je me lave. Je rie encore.

La journée de Vendredi a été très riche, Maître s’est amusé avec son Esclave de temps en temps, pendant la journée, mais Maître a vraiment repris sa place Samedi. 

Comme tous les jours, je devais le réveiller en le suçant. Peut être étais-je plus motivée que d’habitude, mais Maître a fini par me prendre, malgré qu’Il ne soit vraiment pas du matin. Il n’a pas fini, préférant continuer à taquiner Son Esclave. 
Très régulièrement, Maître s’est occupé de mes fesses, mes cuisses et mes seins : la cravache, le câble informatique, la râpe (Maître a dit qu’Il allait fabriquer un paddle avec une râpe, mon cul a hâte !), la cravache… Maître utilisait ce qui L’inspirait pour me taquiner, m’exciter. J’ai dégouliné toute la journée, ce que Maître n’a pas manqué de vérifier régulièrement : Il me voulait disponible et “prête à l’emploi”. Il n’a cessé de me décrire des choses qu’il pourrait me faire, souvent en riant parce que c’était irréalisable, ce qui n’a pas manqué de me faire réagir : je me liquéfiais sur place !

Lors du café, vers 13h, Maître a profité de ma présence à Ses côtés pour me “teaser” comme Il aime le dire : fessées et poings sur mes fesses et mes cuisses, stimulation de mon clitoris ainsi que quelques claques bien dosées sur ma chatte m’ont menées aux portes de l’orgasme.
Maître m’a interdit de jouir pendant toute la journée. Je m’en suis approché très souvent, mais, comme une Esclave bien obéissante, je me suis retenue toute la journée. Tout mon corps Le réclamait, avait envie de Lui, de Ses mains, de Sa queue. J’étais prête à exploser, mais je n’ai pas cédé. Maître m’a même félicité pour ça.

Toute l’après midi, il a continué à m’exciter, me poussant vers l’orgasme mais jamais au-delà. En fin de journée, nous avons pris notre douche ensemble. Maître n’a cessé de me tripoter, m’accordant même Sa queue pendant qu’Il me frottait le dos. 
Après m’avoir rincée, Maître m’a refait l’honneur de Sa queue, d’abord dans ma chatte, puis, par surprise, dans mon cul : j’adore quand Il se sert de moi, sans prévenir, selon Son bon plaisir.
Je me sens à ma place. Il me dit souvent qu’Il est très satisfait d’avoir une Esclave aussi docile et obéissante, qu’Il aurait eu du mal à gérer une rebelle. 
Pour la première fois depuis le début de notre relation, Maître a utilisé un mot qui le rebute : chienne. Il trouve cela dégradant, disant que je ne suis pas un animal, mais j’aime beaucoup lorsqu’Il me traite ainsi !

Pour me faire envie, Maitre a sorti les accessoires qu'Il utilisera ce soir sur mon corps : la badine fine en rotin, la canne en bambou, la canne en bois dur, le fouet à élastique, les aiguilles, le bâillon-boule, les pinces japonaises, les cordes et le bandeau. Il me laisse bien les regarder pour baver d'envie. Pas touche !

Après le repas, nous avons fait notre promenade habituelle : après deux semaines d’inactivité, cette balade a été la bienvenue. Nous avons fait une grande promenade. Malgré mon corps qui avait envie d’être “après”, j’ai profité de chaque instant, chaque seconde en Sa présence. Il avait à nouveau le sourire, détendu, “bien dans ses pompes” comme Il le dit. 
Le savoir présent, veillant sur moi, me façonnant selon Ses désirs … Un véritable moment de bonheur. 
En rentrant, Maître a vérifié dans l’ascenseur que j’étais toujours autant détrempée.

Il m’a accordé un quart d’heure de temps libre, puis m’a rejoint dans la chambre. Lorqu'Il pousse la porte, je suis nue à ma place. Il me fait un câlin et me demande comment ça va. 
Je suis bien, un sourire radieux ne me quitte plus depuis quelques jours.

Il avait préparé plus tôt tout le matériel. Il a utilisé tous les instruments qu’Il avait sorti sauf les cordes. Ce sera pour une prochaine fois...

Il me met le bâillon boule, je me place à quatre pattes puis Il commence à frapper mes fesses et mes cuisses. Il tapote sur mes hanches à chaque fois qu'un coup me fait bouger. Je commence à baver, mes fesses sont bien chaudes.
J'aime ce mélange de plaisir et de douleurs. Les larmes montent, je ne les retiens pas. Je demande à Maitre si je peux essuyer mes yeux et me moucher. Il ne comprend pas pourquoi je pleure, c'est simplement le trop-plein qui sort. J'essuie mes larmes, me ressaisit.

Il me dit combien je suis belle à ses yeux, que je suis sa Princesse depuis le premier jour. Ses mots ont touché l’hyperémotive en plein cœur : j'éclate en sanglots, pleurant de bonheur pour Ses paroles.
Une fois les larmes séchées, je reprends ma position. Je suis bien à ma place, Esclave de mon Maître et de Ses désirs.
Bien à un tel point que je suis partie dans cet ailleurs qui n’existe pas, ce qui n’a pas manqué de surprendre Maître, Il ne s’attendait pas à me voir atteindre le subspace lors de cette séance.

Il m’a accompagnée dans la redescente. Une fois revenue sur Terre, Maître m’a fait allonger sur le dos pour la séance d’aiguilles. 
Je pose mon bras sur mes yeux pour faire le vide en moi et atténuer la lumière de l'ampoule du plafond. La compresse humide passe sur ma chatte et mes seins. Je comprends que Maitre veut tester les aiguilles sur mes lèvres et mes seins. 
Je L'entend sortir les aiguilles de leur emballage. Il plante une longue aiguille dans mes grandes lèvres, la douleur est vive mais brève. Quasi identique à celle du piercing du triangle. Je crie doucement pour évacuer la douleur. C'est fait, deux aiguilles me transpercent. Je n'ai plus mal.
Je vois la fierté dans le regarde de Maitre lorsqu'Il me demande comment ça va.
Je me sens bien, petite chose au service du plaisir de Maitre.
Il prend deux autres aiguilles et transperce mes tétons de bas en haut. La douleur est plus supportable.
Maitre tente de planter une cinquième aiguille sous le piercing du triangle mais je demande qu'Il s'arrête là.

Une fois les aiguilles retirées et les petits points désinfectés, Maître m’a demandé si j’avais envie de quelque chose en particulier. J’ai sorti le câble en métal, ce qui a beaucoup surpris Maître.

Maître ne m’a pas ménagée, portant les coups plus fort que d’habitude, alternant avec Ses doigts sur mon clito, dans un savant mélange de plaisir et de douleur. Puis il m’a prise, comme une bête, animal, primaire. Quand Il me prend comme ça, ça me rend dingue !

Depuis le retrait du stérilet (cause de l’anémie, merci le cuivre) et en attendant la vasectomie, Maître ne peut plus jouir en moi. Ni lui ni moi ne voulons d’un troisième enfant. Il n’aime pas les préservatifs car “ça tue les sensations” dit-Il. 
Il a donc décidé de terminer dans ma bouche, me provoquant quelques haut-le-cœur. J’aime recevoir Sa jouissance, peu importe où, sur ou dans mon corps...

Merci Maitre pour tous ces moments inoubliables, ensoleillés, me rappelant que notre relation n'est pas que contraintes et souffrances. elle est aussi rires et jeux entre Maitre et esclave.
Je Vous aime au delà du raisonnable

Dana, Votre Esclave dévouée

vendredi 12 octobre 2018

Un Jour spécial




Après la rentrée difficile, il y a le Jour spécial. Celui qui entérine une année de plus.
Mon anniversaire, quoi.

Joie et bonheur cette année, avec l'anémie et un rendez-vous médical de dernière minute.
Pas terrible comme cadeau... Maitre voyant ma mine triste, décide de m'emmener faire du shopping cadeau après le rendez-vous.
Je me suis trouvée une paire de bottines pour l'hiver, noires obviously, à talons pas trop hauts et super confortables.
Ca me remonte le moral, toujours ça de pris puisque je suis toujours aussi fatiguée.

En fin d'après-midi, lorsque les enfants nous laissent un peu de temps, Maitre me demande d'aller chercher la boite dans le placard.

Il avait passé commande puis essayé l'objet, m'interdisant de le toucher puis refermé la boite en m'ordonnant de la ranger et de ne pas l'ouvrir.
J'ai donc rangé la boite grise sous une pile de t-shirts dans le placard, à l'abri des petits curieux.
J'ai passé une semaine à dormir à moins de 3 mètres de mon cadeau, et jamais je n'ai été tentée d'ouvrir la boite.

Je Lui présente la boite à genoux, puis Il ouvre le couvercle et me montre mon cadeau : un magnifique collier en acier noir. Je suis aux anges, je ne pensais pas du tout à cela.
Maitre passe le collier autour de mon cou puis le visse à l'aide de la clé à 6 pans fournie.
J'adore le toucher lisse, la brillance de l'acier, le poids (environ 150 grammes)...

J'ai remercié Maitre en me prosternant à Ses pieds, ravie d'un tel cadeau.

Avant la douche, je me suis regardée dans le miroir, me voyant sous un autre jour, celui d'une belle femme portant un collier noir et lui donnant de la prestance, chose que je n'avais jamais vue en moi.

Le repas a été vite choisi, des crêpes. Pendant que je fais les crêpes, Maitre joue avec son esclave. Avec la badine, la cuillère en bois, le câble, Ses mains... Quelques fois, Il me fait honneur de Sa queue en la glissant en moi ou me demandant de la sucer goulûment...

Et non, je n'ai pas raté mes crêpes.

Pour terminer ce Jour spécial, Maitre avait prévu quelque chose de spécial. Il m'a simplement dit que c'était reporté sans m'en dire plus.

Huit  jours plus tard, les analyses étant encourageantes, Maitre m'ordonna d'aller m'allonger sur le lit.
Il chercha dans le tiroir un objet puis lorsque j'entendis le clic d'une pression, je devinais qu'Il sortait Son couteau de l'étui.

Mmmmmmmmmh, les délicieuses sensations lorsque la lame parcoure la peau et griffe, coupe l'épiderme... Les coupures sont superficielles, je ne sens pas le sang couler, il perle juste assez pour tâcher le mouchoir tendu par Maitre.
J'aime me sentir vulnérable face à la dureté de la lame du couteau, la peur qui me fait frissonner de plaisir....
J'ai encore du mal à trouver des mots pour décrire ce que je ressens, ce sentiment d'appartenance et de soumission, mêlé à de la fierté d'être une bonne esclave obéissante.

Maitre peut me couper, lacérer, entailler comme Il veut, Il a le pouvoir de vie et de mort sur moi...
Merci Maitre, pour ces cadeaux qui n'ont de sens que pour nous...
Peu de gens comprennent ces plaisirs étranges, mélange d'amour et de peurs...

Je Vous aime Maitre, au delà du raisonnable, et me prosterne à Vos pieds

Dana, Votre esclave dévouée

dimanche 7 octobre 2018

Gérer la frustration




(Article écrit avant la deuxième vague de vilains microbes)


La gestion de la frustration est vraiment difficile en ce moment pour moi car je suis malade, en mode moule neurasthénique.
Mon cerveau réclame sa dose de plaisir masochiste, de sexe et de contraintes. Mon corps est en mode ultra ralenti, je peine à me déplacer depuis quelques jours. La prise de cachets de complément ferrique me booste, je suis plus alerte aujourd'hui. Maitre veille sur son esclave, je ne dois pas tirer sur la ficelle afin de ne pas finir à l’hôpital. Les larmes montent vite, c'est dur pour mon esprit de faire avec un  corps qui ne répond pas au quart de tour. J'ai l'impression d'être emmurée...


Ce matin, je réveille doucement Maitre,  conformément à Ses désirs. Je dois le sucer pour le réveiller doucement. Il joue avec mon clito, puis me prend. Il me baise quelques instants puis se retire sans avoir joui.
Je Lui demande s'Il est frustré car Il n'a pas joui.
      "Non, il y en a plus maintenant que je peux me servir quand j'en ai envie". 
Cette phrase si simple, m'a apportée le sourire, très heureuse de ma condition.


Les enfants étant à l'école, nous profitons d'un moment pour faire l'épilation. Je fais les finitions à la pince à épiler, sur le canapé du balcon (à l'abri des regards derrière le brise-vue). Ma chatte profite des derniers rayons de soleil, chose qu’elle n’avait jamais senti avant.
Maître s'installe à mes côté et profite de ma position jambes écartées pour jouer avec mon clito.
Devant mon corps qui Le réclame ardemment, Maître dit "File dans la chambre et déshabille-toi". Je m'exécute aussitôt. ll me rejoint, s'allonge à mes côtés et me laisse Le sucer. Il joue avec mon clito, puis me prend en levrette. Je n'ai pas bougé d'un cheveu. Sachant que le stérilet me quitte bientôt, je ne dois pas avoir une goutte de sperme dans mon vagin.
Donc Maître, se retire et vient baiser ma bouche. J'avale goulûment sa jouissance puis le lèche consciencieusement avant de me prosterner pour Le remercier.


Petite promenade du soir, j'ai mal aux fesse de rester assise toute la journée. Nous discutons de notre projet qui est à portée de main. Une fois rentrés, Il me prend dans ses bras et me fait un câlin. Sa main glisse sous ma robe (la culotte est au placard, comme celles de certaines kajirae...) et vient titiller mon clito. Je fond, je soupire, je me tortille de désir. Il m'ordonne de filer dans la chambre, à 4 pattes sur le lit. Il me prend de suite, m'applique quelques fessée et coups de poings sur les fesses et les cuisses. je me liquéfie encore plus. Il s'amuse avec mon petit trou, met un doigt tout en continuant Ses allers-retours dans ma chatte. J'ai chaud, je gémis de plaisir. Il s'arrête et se penche vers le tiroir, cherche un objet. Il ajoute un peu de gel et au toucher sur mon petit trou, je devine qui est l'invité surprise. Le gode rose vibrant. Il l'enfonce à la place de Son doigts et sa queue revient fendre ma chatte. Hmmmmmmmmm, que j'aime la double pénétration, ce mélange de plaisirs et je gémis plus fort lorsqu'Il active la vibration. Je demande à jouir, accordé, puis Il Se retire de ma chatte et me baise le petit trou à grands coups de reins. Je sens ma chatte dégoulinante, mais ce n'est pas elle qui recevra la jouissance de Maitre...

Lorsqu'il se retire, je me prosterne pour le remercier puis lui demande d'aller à la salle de bain. A mon retour dans la chambre, un message sur mon pc, "Je suis très satisfait, petite Esclave"
Je suis heureuse de Le servir et encore plus lorsqu’Il est satisfait.

Je Vous aime, Maitre, au delà du raisonnable et toujours plus sur le chemin que Vous avez choisi.

Votre esclave dévouée

Dana

mardi 25 septembre 2018

La cocotte minute




Je peux enfin comprendre ce qui s'est passé suite à la rentrée mouvementée.

C'est ce que les spécialistes appellent un Meltdown, un effondrement sur soi dû à trop de stimulations.
Ce n'est pas un syndrome dépressif, c'est un système d'alerte visant à se mettre en retrait pour apaiser le corps et l'esprit. 
"Les changements de routine, les situations avec des sensations visuelles, auditives et tactiles fréquentes et intenses (lumières vives, bruits forts, autobus encombrés, par exemple), l'anxiété et les difficultés de communication contribuent souvent aux effondrements."
Petits suppléments pour mener à l'effondrement, l'anémie et la carence en fer.
Sans ces deux-là, je me remet assez facilement des crises en m'isolant et dormant. 
Des situations rassurantes. Maitre qui me prend dans Ses bras puis se saisit d'une badine et me frappe jusqu'aux larmes, celles du trop-plein. Je ne pleure pas de douleur, j'évacue les tensions et lorsque c'est terminé, je sèche mes larmes avec un grand sourire, remerciant Maitre en me prosternant à ses pieds.

Nous avons pu identifier les causes de ce coup de mou XXL, je prends des cachets pour combler la carence en fer. Maitre m'accompagne pour l'échographie à la recherche de cellules en crise. Nous avons pris la décision de retirer la cause des saignements abondants - le stérilet au cuivre. On remplace par des préservatifs en attendant de réfléchir à d'autres méthodes.
L'important, c'est de retrouver la santé. Une esclave malade n'est d'aucune utilité à son Maitre.
Fight !

Pour en savoir plus sur l'effondrement, en anglais : Meltdown
Je suis blasée de ne pas trouver des articles en français, car pour la psychiatrie française, l'autisme reste défini par un gamin attardé et baveux qui se balance... Ou un adulte dépressif. On bourre de cachets et roule ma poule ! Faut cacher tout ça.


Allez, de quoi remettre la patate, spécial dédicace au moulinage de neurones

On met la musique à fond et on hurle les paroles !
Osef des voisins !



dimanche 23 septembre 2018

Une rentrée compliquée





Depuis mon dernier article, mon moral fait des montagnes russes, entre le bonheur d'être esclave aux pieds de mon Maitre et les soucis liés à la rentrée scolaire (commun à 99.99 % des parents) qui me pèsent en tant qu'Asperger.

Reprise en main de Maitre


Nous avons pris le temps d'un dimanche pour aller nous promener en famille en Auvergne.
Le paysage est toujours aussi envoûtant, et nous avons croisé de nouvelles personnes chez Maitre Elendil et Elerinna. Nous avons fait la connaissance de Maitre Phénix, Anaëlle et leur fils. Quelques heures grappillées sur nos emplois du temps, le temps d'un repas entre Maitres / esclaves d'un côté et les enfants de l'autre, puis un café /thé vert avant de se séparer. Maitre Phénix et Anaëlle ont repris la route vers leur maison, nous avons mis nos chaussures pour une courte promenade dans les bois.
Le retour vers la métropole me file encore plus le cafard... Les enfants ont bien aimé cette journée à la campagne et nous ont demandé quand reviendrons nous en Auvergne.
J'ai appris au moment de partir qu'Amazone, Maitre Alpha et leur enfants arrivaient le lendemain....


Le lendemain, nous avons pu caser le petit chez les grands-parents et la grande chez sa copine. Avant de partir au travail, Maitre m'a mis deux coups de badine et deux fessées bien appuyées. Que j'aime ces délicates attentions, partir avec les fesses chaudes...
De retour du travail, Maitre m'ordonne d'aller me doucher puis de mettre une belle robe, du maquillage et mon Collier noir. Il va de soi que la culotte reste dans le tiroir quand je suis seule avec Maitre. Nous prenons la voiture, je ne sais pas du tout ce qu'Il a préparé pour la soirée. Je suppose que nous allons manger dehors, le frigo est plus que vide. Nous arrivons au restaurant et prenons une table. J'attends que Maitre me fasse signe pour m’asseoir. Certains clients me regardent bizarrement mais cela ne me gêne plus, bien au contraire XD.
De retour à la maison, nous devons faire quelques commandes, la plus importante pour le frigo, les trois autres pour du matériel (dont les fournitures scolaires) Pendant que j'ajoute les articles au panier, Maitre joue avec son esclave. Il pince et claque mes fesses, mes seins puis joue avec mon petit bouton avant de me doigter. Je me tortille, gémis, crie et demande à jouir. Mon coussin est arrosé de ma jouissance et mes commandes ne sont pas validées...
Le réveil de Maitre est fait selon Ses désirs, je le réveille tout doucement en Le suçant. Il est satisfait de mon application et ça me réjouit.
Maitre s'occupe de son esclave comme il se doit, en m'ordonnant de manger à Ses pieds. Pas de chaise ni couverts. Du taboulé à manger avec les doigts, moi qui déteste avoir des trucs sous les ongles, j'ai été servie XD ! Nous avons fait ensuite une séance très intense, suivie d'une promenade nocturne agrémentée de coups de badines en noisetier.
Les cordes ont agrémenté nos jeux, j'ai été immobilisée pendant que Maitre joue avec la Fairy Wand sur mon clito puis me doigte jusqu'à l'orgasme.
Et le dernier jour, nous avons dû faire quelques courses super speed, je n'arrive pas à tenir la cadence de Maitre et ça l'énerve. De retour à la maison, j'ai tendu la baguette en bambou à genoux et Maitre a corrigé fortement son esclave, Il s'est arrêté une fois que les larmes coulent sur mon visage. Je l'ai remercié ensuite à genoux, les fesses bien douloureuses. Nous échangeons ensuite par sms sur cette punition.

Recevoir autant me permet de me regrouper, pour mieux me relever. Je suis plus fière de moi, de ce que je suis quotidiennement et de ce que je suis pour Vous.
Ça me permet d'évacuer la frustration, la colère, la rage, le dégoût, tous ces sentiments négatifs qui me plombent le moral.
Et ne garder que le bon, même si j'ai eu un peu mal. La douleur s'estompe rapidement, il ne reste que le souvenir merveilleux d'être aux pieds de mon Maître.
Et d'aimer cette place plus que tout.

Une des commandes de Maitre est arrivée : un magnifique couteau noir, bien  aiguisé avec  un fil bien tranchant. Maitre a promené la lame sur mon dos, griffant ici, coupant là... J'ai adoré, aimé, kiffé la sensation du métal sur ma peau, flippant à l'idée que Maitre pourrait planter son couteau plus profondément dans ma chair, me découpant comme Il découpe un bout de viande...
Une semaine après, je sens encore les coupures sous mes doigts et je souris en me remémorant cette séance de test du tranchant...
Une seconde commande est arrivée, du matériel médical. Des gants en latex, un feutre dermique et plusieurs boites d'aiguilles. J'ai bien retenu qu'il ne faut pas réclamer, seul Maitre décide du bon moment pour une séance. Je n'ai pas eu d'appréhension à la piqûre, Maitre a planté les aiguilles tout en douceur. Je n'ai pas fini couverte d'aiguilles, nous devons avancer progressivement. Une ou deux m'ont laissé de minuscules bleus en souvenirs.


L'esclave trébuche                                          


La rentrée est là, les rendez-vous médicaux s’enchaînent, les dossiers à remplir s'accumulent et me rebutent. Tous les ans, c'est la même foire et je pense à mes amies kajirae qui ont plus d'enfants que moi pour relativiser. J'admire leur gestion et l'organisation quasi militaire du quotidien...
Côté boulot, la reprise est très forte, beaucoup de choses à traiter dans un temps trop court. Il n'y a qu'un poste alors qu'il y a de quoi occuper deux personnes, ça déborde et mes chefs me prennent pour une quiche (malgré les recommandations). 
A ces soucis, se rajoute ceux de la voiture (pas grand chose mais j'en fait une montagne, je cogite trop), le petit qui fait bêtises sur bêtises et qui dit que c'est pas lui, même quand il est pris la main dans le sac...
Pas assez de problèmes, esclave ? Mère Nature arrive, pas de cadeau, de plus en plus douloureux à supporter (non sens pour une maso, non ?) et de plus en plus long en durée sur des périodes qui raccourcissent (ça me gonfle....), je me sens molle, avec une tension limite de l'évanouissement...
Maitre arrête l'antidouleur et la clope, peut-être trop vite et ses nerfs prennent le dessus sur la Raison.
Tout ça donne une recette explosive : une semaine après la rentrée c'est la grosse crise. Je rentre du taf avec mal de tête (température toujours au-dessus de 30°, le chef qui braille...), la maison est plein de cris et de larmes et là, j'explose.
Tout finit en larmes, Maitre sort prendre l'air, les enfants n'ont plus faim et moi, je contiens ma rage difficilement, les larmes sont là.
Je me retrouve seule le soir, je sens ce besoin de faire sortir le surplus d'émotions, je sors le câble et la Fairy Wand. D'une main, j'applique la baguette sur mon clito, de l'autre je fouette fort et longtemps l'intérieur de ma cuisse droite jusqu'à l'orgasme. Ma cuisse est bien douloureuse, de petits bleus l'ornent dès le lendemain. Je me sens apaisée, plus sereine. Je redoutais que Maitre préfère le canapé en allant se coucher. C'est avec joie que je L'ai trouvé à mes côtés lorsque je me suis réveillée.
La tempête se calme petit à petit à la maison mais au boulot, c'est le comble du pompon. Ça dépasse les bornes des limites. Je m'arrête deux jours après la crise, j'ai besoin de repos et de disséquer les soucis qui me rongent.


Et nous nous relevons.


Le vendredi, j'ai mes deux heures de sport hebdomadaires et l'après-midi, je demande à faire une sieste. Maitre vient s'occuper de son esclave qui se réveille avec son couteau. Il fait glisser la lame et appuie assez fort pour faire perler le sang sur mon dos.
Ça pique à la douche, ça pique le soir lors du coucher, c'est tellement boooon. J'aime tant ces moments où Maitre me pique, coupe, fouette, ces instants complices où Il me regarde avec son sourire sadique tout en manipulant l'instrument choisi.
Dimanche après le café, Maitre sort son couteau et fait quelques de coupure sur le haut de la cuisse, dans la continuité du dos. Puis Il met quelques fessées sur les coupures pour rendre le sourire à son esclave.
Le lendemain, j'ai passé la matinée enchaînée (une extrémité de la chaîne cadenassée autour de mon cou et l'autre enroulée sur mes chevilles) pour vaquer à mes occupations. Je dois les retirer le temps du repas. Une fois les enfants partis l'après midi, je continue mes occupations puis Maitre m'attrape par le bras, me penche et se sert de son esclave. Je suis sur mon petit nuage à paillettes, le sourire aux lèvres et je remercie Maitre à genoux. Ce fut une journée digne d'une esclave, je me suis couchée heureuse.
Le jour suivant, je réveille Maitre selon ses ordres. Il se sent d'humeur joyeuse et pince, tape ma chatte allègrement - ce qui me rend dingue - je couine, crie et rit en même temps. Il me met des fessées bien appuyées puis des coups de poings sur les fesses, pile sur l'os. Ça fait mal et j'aime ça.
Le soir, c'est promenade, mes muscles sont douloureux aux endroits cognés par les poings de Maitre (hmmmm) En rentrant, Il m'empêche de sortir de l'ascenseur et sort Sa queue. Je Le suce avec application, surexcitée d'être surpris à tout moment. Il me prend ensuite en levrette, les coudes appuyés sur la barre et mon regard que me rend le miroir montre une esclave ravie, aux yeux pleins de désir.
Jeudi, je confie à Maitre de vouloir aller faire 3 heures de sport pour avoir ma dose car le lendemain matin, j'ai rendez-vous chez le doc à l'heure habituelle de mon sport. Je suis crevée à 21h00, je pue la transpiration mais j'ai survécu à la séance de cardio training.
Le lendemain, mes cuisses sont douloureuses as fuck. Maitre ne se prive pas pour les claquer, pincer, taper doucement sur les muscles endoloris.

Les délicates attentions de Maitre me redonnent le sourire, le médecin a trouvé la cause de ma grande fatigue (carence en fer), je me sens mieux dans ma tête et dans mon corps.
Nous travaillons main dans la main, que les montagnes russes soient moins fréquentes et surtout moins terribles pour nous deux, parents, mari et femme, Maitre et esclave.
Nous voyons de la lumière au loin dans notre brouillard quotidien, j'espère vraiment que nous sortirons rapidement d'ici et voir nos projets se concrétiser enfin.

Je Vous aime, Maitre, au-delà du Raisonnable,

Votre esclave dévouée
Dana

lundi 3 septembre 2018

De Soumise à Esclave...




(Texte écrit le 09 Août dernier)

Il y a un peu plus d’un mois, nous prenions la route pour l’Auvergne, à la rencontre de nouvelles personnes pour échanger et partager. Cette rencontre nous a apporté beaucoup de choses et aujourd’hui, nous avons franchi un nouveau cap dans notre relation.

Les trois semaines de congés furent vraiment intenses.
La première semaine de congés, Maître a exigé que je me plie aux règles appliquées chez nos hôtes, ce que j’ai fait comme soumise bien éduquée. Les deux semaines suivantes, Maître a appliqué de nouvelles règles bien plus strictes à la maison et dans notre relation. J’ai réalisé que j’avais besoin de sévérité et d’intransigeance pour être bien dans ma tête et surtout, à ma place. Nous avons beaucoup discuté pendant les pauses café, la promenade du soir, sur nos envies et nos besoins, sur les mots d’Elerinna et tout ce que Maître Elendil avait dit à Maître.

Lorsque j’ai accepté la soumission, instinctivement je me suis donnée entièrement, à fond à Maître. Mon dévouement et mon abnégation tenaient plus de l’esclave que de la soumise.
Maître n’acceptait pas que je devienne son esclave car Il aimait trop son indépendance et refusait de me voir comme une bonniche, une domestique. Pour Lui, esclave voulait dire servage, corvéable à souhait, comme il y a 1000 ans, et surtout, incompatible avec les sentiments qu’Il a pour moi. Maître a encore une certaine retenue pour jouer plus fort avec les badines/fouets/martinets…

Ce fut donc très compliqué de reprendre le chemin du taf, séparés pendant plus de 7h avec boulot d’après-midi, en pleine canicule. La semaine a été dure, mentalement et physiquement, j’ai fini exténuée (mal aux jambes et mauvais sommeil dûs à la chaleur nocturne). 
J’ai bossé aussi le samedi matin, très tôt, devant me lever au moment où la nuit est la plus fraîche. Lorsque Maître s’est réveillé, Il m’a tenu compagnie par messagerie et nous nous sommes pris le chou pour trois fois rien. Seule dans mon bureau, je n’ai pas pu retenir mes larmes (hyperémotivité, je te hais !), Maître trouvait que je n’étais plus “dedans”. Pour relancer la machine, j’ai commencé à lire l’Esclave d’Eva Delambre. Je l’ai lu en moins d’une journée et je me suis retrouvée dans le récit, j’en ai fait part à Maître pour qu’Il le lise aussi car Il trouverait quelques réponses à Ses questions.
La fin de matinée fut laborieuse, rien de se passant comme il faut, le téléphone sonnant (trop) souvent, j’ai beaucoup de courriers à traiter.... Et Maître était agacé de ne pas comprendre ce qu’il se passait dans ma tête.
De retour à la maison, j’ai posé mes affaires et me suis assise sur mon coussin, aux pieds de Maître. 

Nous avons discuté un moment puis Il m’a dit de Le suivre dans la chambre. Allongé sur le dos, Il a commencé à jouer avec mon petit bouton. Je Lui ai demandé une petite pause, le temps d’attraper la badine très fine et de la tendre à Maître. Puis je me suis mise les fesses en l’air. Je n’ai rien eu à dire, Maître a compris mon besoin. Il a frappé fort et longtemps, les larmes sont montées, je ne les ai pas retenues, j’ai même mordu le drap, mais cette séance m’a fait un bien fou. La cyprine coulait le long de mes jambes, Maître m’a prise brutalement, pour Son plaisir. Et le mien aussi car Il m’a remise à ma place.

Une fois lavée, Maître m’a enchainée au lit le temps de ma sieste. Je me suis endormie rapidement, soulagée et heureuse.
Le lendemain, nous sommes allés nous baigner en famille chez des amis. Maître et moi avons passé beaucoup de temps enlacés dans l’eau pendant que les enfants s’amusaient.
Le lien qui nous unit se renforce de jour en jour.
De retour à la maison, j’étendais les serviettes quand Maître est venu me demander de lever ma robe. Il a commencé à me griffer au couteau, puis en utilisant le tranchant de la lame, Il a gravé son nom au couteau, faisant perler le sang sur ma fesse. J’aime ces sensations de coupure, mélange de douleur et de plaisir avec le totalement d’être à Lui, totalement. Car depuis quelques jours, Maître m'appelle “Sa petite Esclave”. Il a compris que mon plaisir était dans le don total de soi, de Le servir et qu’Il se serve de moi comme bon lui semble.
Les coupures ont piqué un peu lorsqu’Il m’a désinfectée, ainsi que sous la douche lorsqu’Il m’a marquée avant de savonner (ça a piqué un bon moment !). Ainsi que le soir, lorsque je me suis couchée, il a été difficile de trouver une position dans le lit sans que ça pique trop. 

J’ai été honorée d’être marquée, d’être son Esclave et enfin reconnu comme telle.
Je vous aime, Maître, au-delà du raisonnable.


Votre Esclave dévouée, Dana.



jeudi 2 août 2018

Première sortie en Club



Lors de notre rencontre Auvergnate, Maître Elendil et Elerinna nous ont parlé d’une soirée en Juillet dans un club Lyonnais. Ils s’y rendent très régulièrement depuis longtemps et ce serait l’occasion de se revoir tous les 4, dans un autre lieu très différent.

Maître avait choisi d’avance la tenue, les chaussures et le maquillage que je devais porter ce soir : petite robe en dentelle (pas assez courte d’après Maître), escarpins compensés à sangles, smoky eyes et lèvres noires. Revoilà la petite Gothique qui L’avait séduit à notre première rencontre. Ma copine nous garde les enfants à la maison et nous voilà partis.
La circulation est fluide, nous faisant arriver avant 20h00. Maître gare la voiture et nous marchons un peu avant d’arriver devant le Club. Nous sommes vraiment en avance car nous ne voyons pas nos amis (ils sont toujours là les premiers). Maître sonne à la porte et le patron, Mr R., vient ouvrir : ce n’est pas encore l’heure.
Maître se présente et ils discutent quelques minutes, le temps d’une pause clope. Le patron referme la porte et nous descendons sur la berge de la Saône patienter jusqu’à 20h30. Une fois à l’intérieur, il y a déjà quelques personnes que nous saluons poliment. Nous nous asseyons à côté de l’écran diffusant des photos BDSM (très intéressantes pour des idées pour plus tard). Nous discutons sur le matériel exposé, les instruments et les gens qui arrivent au Club. Nous sommes surpris des profils aussi variés des personnes fréquentant le Club (j’observe les arrivants à la recherche de petits détails dans leurs tenues, tatouages, coiffures, …).

Peu avant 21h, nos amis franchissent la porte, leurs visages s’éclairent d’un grand sourire en nous voyant. Nous sommes très heureux de les retrouver, Elerinna et moi nous faisons la bise, elle salue Maître à la manière Goréenne et moi, j’essaye de saluer convenablement Maître Elendil (Maître me fera remarquer que je n’ai pas respecté Ses consignes concernant le salut envers Maître Elendil). Ils vont ensuite dire bonjour aux quelques personnes qu’ils voient ici régulièrement. Ils nous présentent ensuite à Mister et sa délicieuse O. Nous sympathisons de suite, je ressens la même confiance avec O que je ressens pour Elerinna. Ils finiront par nous inviter à une soirée qu’ils organisent, pour ma plus grande joie devant la réponse positive de Maître. Nous allons ensuite nous installer là où nous étions à notre entrée. Elerinna et moi allons chercher les boissons pour nos Maîtres respectifs, puis Ils nous autorisent à aller nous servir aussi. Je reste assise par terre devant Maître aux côtés d’Elerinna. Nous trinquons tout en discutant de tout et de rien lorsque Maître Elendil me demande “Comment tu te sens Dana ?”; je réponds instinctivement “À ma place” (Maître me fera la remarque d’avoir oublié le “Maître” à la fin de ma phrase).

Après le repas, nous allons chercher le café et je vois qu’Elerinna attend le signal des jeux. Elle se place sur le pilori avec un grand sourire et Maître Elendil commence la chauffe avec les badines.
Elerinna danse, crie, se trémousse mais elle ne part pas. Je demande l’autorisation à nos Maîtres de lui tenir les mains pour l’aider à partir.
Lorsqu’elle est libérée du pilori, Mister et O viennent prendre place au milieu de la pièce pour une démonstration de “Fireplay” : je suis impressionnée par la maîtrise de Mister et la beauté de la scène : les flammes bleutées qui prennent forme sur le corps de O avant que son Maître ne les éteignent d’un revers de main assuré.

Ensuite Maître me dit qu’il a envie de jouer avec moi. Il me laisse le choix de l’instrument de chauffe : je choisis la badine fine. La robe tombe naturellement, je vais me placer au milieu de la pièce, les mains sur la tête. Maître joue de la badine fine pour me chauffer, puis après avoir brièvement échangé avec Maître Elendil, passera à la badine en bambou de ce dernier. Je reste immobile, totalement silencieuse. Maître jouera quelques minutes ainsi, avant de faire une pause. Nous nous asseyons près de nos amis qui me demandent comment je vais. Je vais bien, je me permet même de dire à Maître qu’Il peut taper plus fort, je n’avais pas mal du tout, ce qui fit rire Maître Elendil et Elerinna.
Trèves de plaisanterie, les Maîtres retournent s’occuper de leurs esclaves; Elerinna finit encordée et mes fesses refont connaissance avec le martinet en vinyle et le câble en métal. Sur proposition de Maître, Mister testera les instruments sur les fesses de O, qui les apprécie autant que son Maître. Entretemps, un vieux mâle solitaire s’approche doucement de Maître et lui demande si je peux jouer avec ses tétons. Maître n’est pas très chaud mais Il me demande si j’ai envie de tester, j’accepte, n’ayant jamais fait cela. Je m’exécute, le vieil homme apprécie que je le pince de plus en plus fort, plante les ongles. Je ne suis pas à l’aise avec ça, je regarde ailleurs et mon regard croise celui d’Elerinna. Au moment où le vieux pose ses mains sur mes cuisses, Maître intervient et lui dit sèchement “pas de contact !”. Le vieux commence à argumenter, je vois la petite veine sur le front de Maître qui apparaît et Elerinna arrive à point nommé pour le remballer proprement. J’ai joué avec le vieux comme un chat joue avec sa proie, sans le plaisir ressenti, juste exécuté sur demande. Très peu pour moi !
De son côté, Elerinna goûte à nouveau au fouet, elle tortille et danse sous les coups. En voyant son verre vide, je m’empresse de lui remplir car il fait très chaud ce soir, et lui rendre ce petit service me fait très plaisir. J’ai fait ceci toute la soirée, je prends soin d’elle comme elle prend soin de moi.

Minuit approchant, l’heure du “crime” aussi …

Nous avons fait une pause de temps à autres, laissant la place libre à d’autres pratiquants, peu nombreux. Puis Maître a sorti son couteau et ça a été ma fête ! Si au début Maître me griffait avec la pointe, il n’a pas tardé à faire de petites coupures jusqu’au sang. J’aime beaucoup le contact de la pointe aiguisée qui se promène et dessine des volutes, puis signant de Son nom Son oeuvre. Je n’ai pas défaillé à la vue de mon sang sur la serviette, j’étais très heureuse ainsi.

Pendant ce temps, Maître Elendil a commencé à installer une bâche de protection et préparer ses instruments pour s’occuper d’Elerinna. Lorsque nous avons fini, il a commencé à dessiner un grand coeur puis d’autres dessins au scalpel avant de sortir son couteau pour inaugurer les “49 coups de couteau”. O tenait les mains d’Elerinna attachée à la croix de St André, Maître comptait silencieusement les coupures du couteau (bien plus que 49 !) et la vue du sang coulant ne m’a pas fait tourner de l’oeil (alors que d’habitude, je me sens mal dès que je vois une goutte de sang). Toutes ces marques ont porté Elerinna à la jouissance, c’était magnifique à voir ! J’ai ensuite aidé O à détacher Elerinna, avant une bonne douche. Maître a pris une pause clope. En revenant, il a joué sur moi avec le paddle qu’Il a fabriqué, puis il a emprunté le paddle articulé (pour les boeufs, fabrication artisanale Vénézuélienne) et en a joué sur mes fesses et mes cuisses, me tirant quelques cris, des gémissements et un “aïeuuuuh” qui a provoqué l’hilarité d’un côté de la salle : là où étaient installés nos amis. Une fois fini, j’ai demandé à Maître si je pouvais passer à la douche. C’est à la lumière de la salle de bain qu’Il a pu voir toutes les marques, bleus, coupures invisibles à la lumière rouge de la salle. De retour dans la pièce, Maître a testé un fouet sur mes fesses. La douleur a été présente de suite, ingérable à cause des bleus et coupures. Au cinquième coup, j’ai poussé un cri et me suis retournée. Maître a compris immédiatement et a arrêté.

Nous avons ensuite discuté tous ensembles quelques instants, puis avons rangé les affaires avant de sortir du Club. Nous avons discuté dehors en nous disant au revoir.
Je suis rentrée fatiguée mais très contente de cette première sortie en club. Nous y reviendrons avec plaisir.

Merci Maître pour cette sortie très sympathique en très bonne compagnie.
Je vous aime au delà du raisonnable.

Votre Soumise, petite chose et Esclave dévouée


Dana.

vendredi 20 juillet 2018

Rencontre : L'après (partie 4/4)


La discussion post séance et pré-retour nous a permis de confirmer tout ce que nous avions entrevu, les Maîtres, Elerinna et moi. Maître et moi avons chaleureusement remercié nos hôtes, nous serions honorés de les recevoir à la maison.

Maître et moi avons appris ce matin là qu’une soirée BDSM se tiendrait dans un club pas loin de chez nous, en fin de mois. J’ai été enchantée d’entendre que nous nous y rendrons. C’est Noël très souvent pour moi ! Je n’ai pas pleuré lors du départ, mais quelques instant plus tard, lorsque j’ai envoyé un sms de remerciements à Elerinna et Maître Elendil.
Au revoir, verdure, bien-être et sérénité apportés par les lieux. Cette rencontre fut la première, j’ai eu plusieurs révélations sur mon moi intérieur, Maître en a eu autant, si ce n’est plus.

Les jours suivants n’ont pas été très faciles, le cafard s’invitant à chaque instant où je repensais à cette rencontre.
Le soir même de notre retour, nous avons tenu un conseil de famille avec application de nouvelles règles pour tous : Maître, Soumise, Père, Mère, Mari, Femme et les Enfants. Nous tous à y gagner. Je suis enchantée car cela commence déjà à porter ses fruits, en moins d’une semaine ! Maître est devenu encore plus ferme et exigeant, je suis joie !
Je lui ai confié une image qui me correspond tant :
“Je suis comme la confiture, j’ai besoin d’un contenant solide pour être bien, sinon je m’étale, et c’est le drame”.

Je me plie avec bonheur aux protocoles Goréens, Maître ayant adoré à tous points de vue ceux mis en place chez nos hôtes. Nous avons commencé à réfléchir à un projet de vie qui correspondrait à nos aspirations; avoir un but dans la vie aide à rester soudés, unis comme jamais.

Merci infiniment, Maître, d’avoir accepté de rencontrer ces personnes. Je remercie aussi le Destin d’avoir placé Maître Elendil et sa belle Kajira Elerinna sur notre Chemin.

Je Vous aime, Maître, bien au-delà du raisonnable.
Votre Soumise novice et très heureuse


Dana.

Rencontre : Jeu de Lame (partie 3/4)


Le jeudi a été propice aux échanges tant attendus. Nous avons longuement discuté le matin, tous ensemble. Ca fait du bien, Maître trouve Sa place et est conseillé par Maître Elendil et Elerinna. Je suis rassurée qu’Il soit attentif à des signes que mon corps et mon esprit Lui envoyait et qu’Il ne savait pas lire car inconnus à ce jour. Discuter avec Elerinna m’a conforté dans mon statut de Soumise, elle m’a dit que je serais une très belle esclave. Ses paroles m’ont remplie de joie. Dans ma tête, je suis prête à tout pour satisfaire Maître et je Lui ai déjà demandé de faire de moi son Esclave. Et pourquoi pas sa Kajira, si l’envie Lui prend.
Maître m’a confié que les rituels auxquels je me suis pliée avec application L’ont touché. Il trouve cela plein de symbolique (Il sait que j’adore la symbolique) et d’Amour. Il ne m’a pas caché que ces petits rituels peuvent très certainement s’appliquer à nous dès notre retour. Je suis ravie, tout au fond de moi dormait profondément la Belle au Bois Dominant.
Nos hôtes ont vu en moi une pure masocchiste, face à l’abnégation de la douleur lors des séances plutôt appuyées. Moi qui me pensais douillette, en fait non, je supporte des niveaux de douleurs élevés. (ce qui explique peut être pourquoi l’épilation du maillot ne me tire ni cris ni larmes, que les piercings ont été une piqûre de moustique…?)

J’ai beaucoup apprécié Elerinna, son sourire, sa bonne humeur communicative, sa sincérité, sa franchise. J’ai beaucoup aimé voir cette complicité dans leurs jeux quotidiens (je te pique, je te fesse, je te taquine, …)
La longue discussion que j’ai enfin osé commencer une fois les Maîtres partis à la cuisine m’a aidée à poser des mots sur ce que je ressens. Et la manière dont elle a répondu à mes questions, le plus honnêtement possible, fait que je la respecterai toujours, comme une grande soeur. J’étais tellement shootée à la bonne humeur que ce n’est que quelques jours après notre retour que chaque fois que je repense à nos échanges, je sors mon petit mouchoir. 
Nous avons ri de la quantité de points communs que nous partagions (mêmes sujets de discussions pour les Maîtres [hors BDSM], mêmes plats aimés/détestés, idem pour nous deux (vilaines araignées), mode gothique, etc…)
Il m’a fallu beaucoup de temps et de courage pour lui dire tout ceci, ainsi qu’une grande envie de me confier. Elerinna a été très touchée par mes confidences, je l’ai lu dans son regard lorsqu’elle m’a pris la main.

Le soir, nous nous sommes retrouvés tous les quatres pour une dernière séance.
Maître m’a attachée les poignets avant de les suspendre et de me chauffer avec pleins d’instruments (badine, cravache, martinet, câble, fouet). J’avais les yeux bandés, la musique trop forte au début me perturbait, je n’arrivais pas à me concentrer, et même s’il faut reconnaître qu’entendre les cris et gémissements d’Elerinna [qui se faisait taquiner à la badine] m’excitait beaucoup.
Lorsque mon bras a commencé à s’engourdir et à devenir douloureux, je l’ai signalé à Maître qui m’a détachée. Il m’a enlevé le bandeau et j’ai pu apercevoir les fesses bien rouges d’Elerinna, allongée sur le canapé, en plus de l’entendre partir. Puis j’ai entendu Maître Elendil ordonner à Elerinna de filer dans la cage. Elle s’est exécutée très rapidement et j’ai vu Maître Elendil la taquiner à travers les barreaux avec la badine, le fouet qui claquait contre les barreaux et effrayait Elerinna (qui poussait des petits cris de peur). Il l’a ensuite “tailladée” au couteau (décollage complet ?) avant de revenir avec un pichet en disant qu’il fallait arroser les plantes. Elerinna a donc été soigneusement arrosée dans sa cage, ce qui n’a pas manqué de la faire crier et provoquer l’hilarité des Maîtres.
J’ai aimé assister à leurs jeux, le temps que mon bras se dégourdisse. Maître m’a ensuite fait asseoir au sol, sur une serviette. J’entendais Maître s’approcher de moi dans mon dos. Puis une griffure inconnue a commencé à se promener sur tout mon dos. Sensation étrange que le couteau, à la fois “chatouilles” sur mes zones sensibles et griffures plus appuyées avec risques de coupures. C’est un mélange de stimulis très intense, je ne sentais plus rien autour de moi, juste la pointe du couteau griffant ma peau, plus ou moins fort.. J’ai senti la lame quitter mon dos, se promener sur mon épaules, puis ma poitrine. Les sensations se sont amplifiées à un point que je me sentais sur la piste de décollage.

Maître a ensuite griffé son nom sur mes épaules, je ne pouvais les voir mais je “sentais” la forme des lettres. Très intense pour une première fois, Maître m’a demandé ce que j’en avais pensé : j’ai tellement aimé ces sensations que j’en redemande … et s’Il pouvait couper jusqu’au sang ♥ ^^
Maître a également aimé promener le couteau sur mon dos et me regarder onduler lorsqu’Il passait sur des zones très sensibles (aux chatouilles comme à tous stimulis). Elerinna n’était pas bien loin, je la sentais proche de moi, attentive à notre jeu. Elle a confirmé mes propos, j’avais adoré et j’étais prête à décoller (je sentais aussi l’envie dans sa voix).
Maître m’a aidée à me relever puis m’a guidée à la table. J’ai posé mes mains et offert mon corps aux délicieuses morsures du fouet.

Quelques fois, je sentais le claquement du fouet et le déplacement d’air si près de ma peau que je redoutais, avec envie, le coup suivant. Maître ne pouvait pas lire ce que je ressentais, et lorsque j’ai senti les larmes monter, je ne les ai pas retenues; Elerinna me tenait gentiment la main et je sentais qu’elle me transmettait son soutien. Entendant mes pleurs, Maître s’est arrêté. Après discussion, il s’est avéré que Maître avait interprété ces larmes comme celles de la douleur alors que ce n’était que mon trop plein d’émotions. Maître Elendil et Elerinna sont ensuite allés se coucher, pour que nous puissions discuter en toute intimité de cette séance. J’ai apprécié leur discrétion et regretté en même temps qu’ils nous laissent.
Maître s’est ensuite occupé de moi, avec un gros câlin réconfortant, impressionné par la quantité de marques rouges sur mes fesses. Je n’avais déjà plus mal, heureuse d’avoir autant de “souvenirs” à regarder dans le miroir pour les jours suivants. Maître a posé la fairywand et m’a autorisé un orgasme, me liquéfiant par le point G.

J’ai terminé la soirée exténuée, vidée mais heureuse, toujours plus heureuse à chaque avancée avec lui.



(à suivre)

Rencontre : le Collier (partie 2/4)


Le troisième soir de notre séjour, notre relation a franchi un cap symbolique. Et quel cap ! Maître m’a mis mon nouveau Collier, celui qu’Il a conçu et assemblé de Ses mains. Je suis bonheur, joie, aux anges, sur mon petit nuage à paillettes, j’ai un sourire en permanence sur mes lèvres.
Maître Elendil et Elerinna ont été de bon conseil pour Maître, ils ont vu clairement ce que j’attendais de Lui : un Maître qui s’impose et impose Ses Règles. Depuis notre arrivée, je suis bien dans ma peau, bien dans ma tête car je me plie aux règles de la maison, à la demande de Maître. Les Règles sont plus dures que chez nous et ça roule impeccable. Les enfants sont obéissants, les parents sont aidés sans trop de cris, la gestion quotidienne en est facilitée. Quand à la “vie BDSM”, elle est au top. Bien sûr, ils ont des hauts et des bas, comme tout le monde, mais je vois qu’Elerinna est toujours heureuse, son Maître également, et leur lien est très fort. 

Maître a discuté avec Elerinna l’après-midi. J’ai passé 1h30 à attendre patiemment, sans aller les déranger. Je savais que Maître avait besoin d’entendre le point de vue d’une Soumise (Kajira dans le cas présent). Elle a dit beaucoup de choses sensées sur moi, elle a vu clairement des signes que Maître ne pouvait pas voir dû à l’amour qu’Il me porte. Maître Elendil a confirmé la même chose. Et lorsque Maître m’a demandé si c’était bien mon souhait - plus présent, plus de discipline, dressage intensif - j’ai dit clairement oui.

Le fait de savoir ce qui cause mes soucis de communication et de concentration m’a beaucoup aidé à cerner mes besoins de discipline, de planification, de règles appliquées strictement, ainsi que des punitions, que je n’ai plus à réfléchir à 50000 trucs en même temps. La fameuse charge mentale est balayée, toute la famille participe aux tâches ménagères et les parents ont ainsi du temps pour se retrouver, tout simplement.
Pendant ces trois derniers jours, je n’ai pas beaucoup dormi mais je me sens reposée, calme, sereine. Je souhaite conserver cette bonne humeur une fois de retour chez nous.

Cette soirée de remise du Collier était pleine d’émotions, c’était palpable. Elerinna et moi étions assises par terre, à nos places, les Maîtres debout. Chacun sa place et l’ordre du monde est établi, rien ne doit changer. Maître m’a donné la boîte contenant nos liens : Collier pour moi et Bracelet pour Lui. Il m’a dit de relever mes cheveux et a passé le Collier autour de mon cou. Le toucher doux du cuir et sa rigidité me rappelle à chaque instant le travail acharné de Maître, ça me fait penser à Ses mains fermes et douces. J’ai passé ensuite le Bracelet au poignet de Maître, c’était très émouvant. J’ai été surprise de ne pas verser une larme, peut être parce que mon cerveau est noyé par les hormones de la bonne humeur, ne laissant pas de place pour les larmes ?

Maître Elendil et Elerinna n’ont pas tari d’éloges sur la beauté de nos Collier/Bracelet, par les heures passées dessus et la symbolique très forte qui s’en dégage. J’ai trouvé ce moment bien plus intense que le jour de notre propre mariage. Peut être parce que nous avons mûri et sûrement parce que nous étions accompagnés de personnes atypiques et exceptionnelles. Maître Elendil a pris quelques photos, et lorsque je les revois, l’émotion me submerge, je pleure de bonheur. Il nous a longuement parlé, Il a su trouver les mots justes et chaque mot a fait mouche dans le cerveau de Maître, c’était magique comme Il a su voir en moi une Soumise pleine de promesses et de bonheur à venir. Elerinna, par sa simple présence, m’a été d’un soutien hors normes. J’admire ce lien si fort qui l’unit à son Maître. En les regardant évoluer au quotidien, j’ai compris beaucoup de choses que les mots ne peuvent résumer, cette union fusionnelle : ils sont la preuve que l’Amour peut déplacer des montagnes.

A nous de faire le nécessaire pour renforcer et sublimer notre union mari/femme en Maître/Esclave.

Dans ma tête, je suis prête et j’attends sagement mon Maître. Aujourd’hui, Il s’est affirmé et je suis honorée d’être sa Soumise.


(à suivre)

Rencontre : discussions et complicité (partie 1/4)





Les valises pour l’Auvergne sont prêtes depuis 2 jours, je n’ai pas pu attendre le Dimanche soir et le départ des enfants. Trop impatiente de faire connaissance avec des gens partageant les mêmes idées et pratiquant de longue date.
Je suis heureuse d’être enfin en vacances, heureuse d’avoir quelques jours ensemble, rien que tous les 2. Les enfants sont casés chez les grands-parents et ça fait vraiment du bien. Enfin seuls, nous profitons de la maison une dernière fois avant le départ.
Il fait chaud en ce début de Juillet et je vaque à mes occupations, nue. Maître est ravi, je n’ai plus de problèmes avec la nudité depuis quelques temps. Nous profitons du temps libre avant le repas pour faire l’épilation du maillot et des aisselles. Maître retient tout ce que je lui dis sur les séances chez l’esthéticienne et s’applique avec la cire.
Je suis propre de la tête aux pieds, plus un poil à l’horizon. Je ne me souviens plus de l’heure précise où Maître a préparé le sac d’instruments, mais Il m’a dit de rester penchée, les mains sur le lit et les fesses cambrées, puis Il a testé chaque instrument sur moi avant de me demander si nous le mettions dans le sac. J’ai apprécié avec un plaisir non dissimulé ce petit moment, Maître l’a bien vu et Ses doigts sont venus confirmer Sa première impression.
Avant de me coucher, j’ai lu quelques pages de mon livre, ce qui a rajouté de l’excitation. Maître s’est couché peu de temps après et s’est servi de Sa petite chose pour Son plaisir. Que j’aime ça lorsqu’Il décide de tout, en se servant de mon corps pour jouir.
Chacun à sa place et l’ordre du monde est stable.
Nous nous sommes endormis, lovés l’un contre l’autre et le sommeil ne put effacer mon sourire de Soumise.

Le réveil à 7h30 ne fut pas trop difficile, j’étais déjà au taquet, comme une gamine le jour de Noël. Nous avons tant de choses à prendre au dernier moment que le départ fut décalé de 20 minutes. Maître a une sainte horreur du retard, même de quelques secondes. Arrivés sur le boulevard, nous trouvons de gros bouchons, entre le boulot pour les uns et le départ en vacances pour les autres. Maître choisit de prendre un autre itinéraire passant par les routes de campagne. L’itinéraire du smartphone me joue des tours, se moque de moi en ne trouvant pas notre point de départ et d’arrivée, se coupe brusquement. Maître s’énerve, et pestant contre mon incapacité à utiliser le smartphone, Il finit par s’arrêter sur le bas côté et entre les données. Je me contente de lui dire les communes qu’on a à traverser.
Nous apprécions déjà de quitter l’agglomération lyonnaise pour regarder et sentir les collines verdoyantes. Le trajet est agréable, je suis sur mon petit nuage, quand à Maître, il appréhende un peu.
Lorsque nous arrivons, nous sommes accueillis par une grande famille, tout sourire, aimable de suite. Nous posons les valises et passons à table après une courte présentation. Après le café, Elerinna s’éclipse pour aller travailler, je laisse les Maîtres discuter et aller faire les courses, je vais ranger nos affaires.

Ils rentrent en fin d’après midi, Elerinna et moi rangeons les courses. A 19h, les enfants passent à table, j’aide Elerinna tout en discutant. Je suis encore réservée, timide, mais pas mal à l’aise du tout. En moins d’une demi-journée, j’apprécie beaucoup Maître Elendil et Elerinna pour leurs qualités : honnêtes, francs et qui sont eux-mêmes, se fichant du regard des “autres”.
Maître et moi nous absentons quelques instants pour nous promener, prendre l’air et discuter ensemble. Pendant ce temps, Maître Elendil et Elerinna couchent leurs enfants.
Lorsque nous redescendons, la table est mise dans le gîte pour nous 4. Elerinna et moi nous occupons du service avant de présenter les plats aux Maîtres. J’essaie de ne pas faire d’impair/boulette, je ne connais pas assez les bonnes manières Goréennes. Maître oublie de m’autoriser à m’asseoir, ce qui fait rire Maître Elendil, et Elerinna discute tant que le verre de Maître Elendil se vide sans qu’elle ne lui remplisse, Il s’empresse de lui faire remarquer. La surprise de L’entendre dire “mon verre est vide” en plein milieu de la conversation, avec un ton ferme qui coupe toute réponse, assuré, le visage clairement mécontent. Un Maître à sa place. J’avoue sans honte avoir ressenti une certaine envie que Maître devienne aussi strict. 
Nous débarrassons et préparons le café et thé du soir. Je viens demander à Maître s’Il veut son thé en interrompant leur conversation. Maître Elendil me le fait remarquer, je suis confuse et m’excuse. Elerinna me rassure, Il adore mettre mal à l’aise les Soumises. Je le note dans ma tête. On ne m’y reprendra pas ! Pour rajouter à ma “peine”, j’ai marché sur le bas de ma robe en me tordant le doigt de pied (droit, celui qui fait mal, bien entendu) en servant le thé de Maître, en renversant un peu de liquide sur la table. 
Une fois la pause clope café thé prise, Maître Elendil et Elerinna nous ont fait une démonstration d’encordage. Maître a observé et noté les noeuds et figures utilisés pour suspendre Elerinna (bras en l’air, bâillonnée et aveuglée par 4 tours de cordes, un harnais de poitrine et un harnais holster). Nous avons été impressionnés par la virtuosité de Maître Elendil sur les bondages, pour les faire et les défaire en peu de temps. Il a ensuite proposé à Maître de faire un bondage sur moi pendant qu’Il le faisait sur Elerinna. Ma robe est tombée très vite, la nudité n’est plus un problème.
Placées côte à côte , Elerinna et moi nous jetions des regards complices, amusés. Les Maîtres ont donc fait des harnais poitrine, bassin, et Elerinna a fini suspendue, 2 cordes maintenant ses chevilles à l’anneau du plafond.
Ensuite ils nous ont libérées des cordes et ont testé les fouets. Elerinna avait une très grosse appréhension sur le fouet (phase difficile avec cet instrument, ça arrive). Maître Elendil l’a donc chauffée avec les différentes badines et Maître en a fait de même sur mes fesses. Maître Elendil a fait un démonstration d’enroulés sur Elerinna qui dansait sous les coups. C’était très beau comme chorégraphie et elle est rentrée en transe, malgré les coups plus ou moins appuyés, lui tirant des cris puis un orgasme.
Maître et moi avons été impressionnés par la rapidité de la séance et Maître Elendil nous a confié que c’était pas tout le temps comme ça.

Après ce spectacle, Maître a offert nos cadeaux à Elerinna : une boucle de câble avec un manche décoré par mes soins et un petit porte-monnaie en tissu Japonais confectionné par mes petites mains, contenant un assortiment de pinces croco. Maître Elendil lui a ordonné de poser une paire de pinces sur ses tétons et a joué avec ceux-ci en enlevant les pinces. Il a testé aussi le câble sur les fesses d’Elerinna, qui a adoré en dansant sous les coups. Elle a ensuite passé sa tête dans la boucle du câble et Maître Elendil a tiré sur le manche pour l’étrangler. Maître n’a pas pu regarder, Il a horreur de l’étranglement. J’ai vu sur le visage d’Elerinna de la peur, de la panique et une joie immense lorsque Maître Elendil s’est arrêté. Elle a remercié son Maître, s’est prosternée devant Maître pour le remercier des cadeaux, puis m’a embrassée chaleureusement. Ses yeux semblaient luire de bonheur.

Maître a ensuite essayé le fouet sur moi, la douleur des impacts était très acceptable, puis un autre fouet s’est ajouté au premier, la zone de mon dos irradiait de chaleur, les impacts étaient de plus en plus rapprochés, la douleur montait crescendo. Elerinna est venue me soutenir physiquement (pour me retenir en cas de “départ”), ce qui m’a rassurée. Maître a ensuite dirigé les impacts sur mes fesses, rejoints par ceux de Maître Elendil …. et ce fut l’explosion. J’ai demandé à jouir avant de m’effondrer dans les bras d’Elerinna. Elle m’a aidé à redescendre, j’ai vraiment apprécié sa compagnie.. Nous avons ensuite rangé le matériel avant de se séparer pour la nuit.

La douche post séance a été bienvenue, Maître observait les nombreuses marques qui ornaient mon dos et mes fesses. Nous avons passé un long moment à discuter de la séance, de mon ressenti et du Sien. Il se sentait “coupable” de me faire du mal alors que j’avais vraiment apprécié ce moment d’échange (un petit démon qui revient l’ennuyer de temps à autres). Il m’a donc offert deux orgasmes avant que je m’endorme. Les dernières tensions se sont envolées.

Nous nous sommes endormis enlacés, heureux et encore plus amoureux en Maître et Soumise.




(à suivre)

mercredi 4 juillet 2018

Le Maitre et sa Soumise




Ce Samedi, c'est repos pour moi. Après 3 Samedis travaillés, j’ai enfin droit à un weekend complet de deux jours. Les enfants partent chez leur grand-mère.

Je réveille Maître selon notre petit rituel, avec une joie non dissimulée. Nous préparons la liste de course. Repas. Courses au supermarché, sous la chaleur accablante. Sans sous-vêtements, comme le souhaite mon Maître quand je suis en Sa présence. Nous nous rendons ensuite chez une amie pour passer l’après midi et se baigner dans sa piscine. Cette amie n’étant pas en mesure de comprendre notre relation, c’est retour au “Tu” et plus de “Maître”. Ce sont les règles qu’Il a fixées, pour le moment, et même si ça me perturbe un peu au fond de moi, je dois les suivre.

N’ayant pas pu aller au sport cette semaine, il était convenu que je fasse mes exercices, sous la tutelle de Maître, pendant l’après midi. Et pas de baignade complète, les piercings aux tétons étant toujours en cours de cicatrisation. La soeur de ma copine nous rejoint un peu plus tard. Je suis distraite, je ne fais pas correctement mes exercices et n’écoute pas attentivement Maître.
Il fait très chaud, même à la campagne et au bord de la piscine. Je descend les marches de la piscine, voyant les deux soeurs déjà dans l’eau. Je me dis que vu que je ne dois pas mouiller ma poitrine, je peux donc nager sur le dos, faire 2-3 aller-retours en dos crawlé.

Perdu, l’eau me mouille entièrement, malgré mes (légères) précautions. Maître ne dit rien car nous ne sommes pas chez nous. Je vois néanmoins qu’Il est mécontent et sors rapidement me sécher. Je file à la salle de bain nettoyer et sécher mes piercings. Trop tard, j’ai fauté.
Je ne cherche pas à prolonger notre visite et prend congé auprès de ma copine et sa sœur. Ma mère appelle au même instant et je lui demande de déposer les enfants à 18h30. Nous devions passer les récupérer, comme convenu le matin, mais j’ai préféré garder pour nous le temps libre restant. J’avais oublié d’en parler à Maître, ce qui n’a fait qu’accroître Son mécontentement.

Sur le trajet retour, Il me dit que mon comportement est insouciance, impertinence et que ça ne Lui plaît pas du tout? Je ne refoule pas les larmes, je pleure en baissant la tête car je sais quelles sont mes fautes.
Arrivés à la maison, Maître s’assoit sur son fauteuil, je me met à genoux devant Lui, sans réfléchir, mains sur les cuisses et tête baissée. Maître me réprimande, expliquant les raisons de son mécontentement, détaillant plus que dans la voiture. Il refuse de me punir sous le coup d’une émotion, Il choisira la sanction adaptée à tête reposée. Il m’ordonne cependant de Lui amener mon livre (Eva Delambre, Devenir Sienne - offert quelques jours plus tôt par Maître et que je lis avec grand plaisir). Je suis privée de lecture une semaine entière.
Punition psychologique plutôt que physique, plus “marquante” d’après Maître.
Malgré mes larmes et mon visage défait, je mouille un max. Ça dégouline le long de mes jambes comme les larmes le long de mes joues. Maître n’en croit pas Ses yeux, et encore moins son sens du toucher quand il vient vérifier avec Ses doigts. Il est très surpris (le mot est faible) car Il vient de se fâcher contre moi, je pleure comme une Madeleine et je suis détrempée.

Il me renvoie à mes occupations, les enfants ne vont pas tarder à rentrer. Je me rafraîchis le visage, tentant d’effacer les larmes et le nez irrité. Chose que les enfants voient de suite et je prétexte l’allergie aux foins. Je ne sais pas si ils ont cru ce petit mensonge, Maître les envoie dans leurs chambres, avec l’autorisation de jouer avec leurs consoles en attendant le repas. Maître me demande si je suis toujours trempée, j’écarte les jambes et cambre les reins. C’est toujours le cas, Il m’ordonne de me pencher sur la table de cuisine. Maître me donnera 4 orgasmes d’affilée. Il est sidéré, 4 orgasmes en si peu de temps, je suis aussi surprise de ce que mon corps et mon esprit sont capables. Je passe à la douche. Mes jambes semblent se dérober, ne plus vouloir avancer. Maître prend ensuite la Sienne, puis nous passons à table.

Nous mangeons dehors, sur le balcon. Maître et les enfants sont assis sur les fauteuils, je suis assise sur mon petit tabouret taille très basse, aux pieds de Maître.
Une fois le petit couché, nous sortons faire une balade à pieds, en ayant prévenu la grande.
Il fait nuit, je suis nue sous ma robe, je respecte les règles fixées par Maître. Durant la balade, Maître vérifie régulièrement mon état : toujours aussi détrempée, du jamais vu depuis le début de notre relation, il y a presque 20 ans. Nous discutons de tout et de rien, cela nous permet de mieux connaître nos envies, nos désirs et la direction que Maître veut prendre dans la relation M/S.

De retour de la promenade, je passe rapidement faire une toilette, avant de rejoindre Maître dans la chambre. Ce soir là, Maître m’utilisera selon Son bon plaisir, jouant avec moi. Maître me permettra 3 orgasmes supplémentaires. Je suis lessivée, vidée, heureuse comme une Soumise comblée. Maître est satisfait de Sa petite chose, elle Lui a bien servi. J’en suis toute ….

Je vous aime, Maître, au delà du raisonnable.

Votre Soumise novice,

Dana

lundi 25 juin 2018

Maître prend (enfin) Ses marques


Il y a quelques jours, une journée a été particulièrement éprouvante. Lever 6h30, je n’arrive pas à dormir quand il fait déjà très chaud le matin, et la lumière du jour naissant achève ma nuit. Aujourd’hui, c’est expédition en ville pour un suivi médical de notre grande.
Le lever de cette dernière est laborieux, il nous faut partir avant 8h pour pouvoir se garer au parking-relais. Hors de question d’y aller en voiture, je n’y supporte pas la circulation, où les lois de la jungle s’appliquent. Trajet pénible, consultation pénible (travaux d’extension bruyants). Un mal de crâne bien carabiné s’installe.
Une fois rentrées, le programme de la journée est fait : soin de mes cheveux puis courses. Problème, la chaudière est à l’arrêt, je me douche (trop) rapidement à l’eau froide. Je suis toujours fatiguée, cette matinée m’a épuisée nerveusement. Rien ne se passe comme prévu.
Maître me fait le soin des cheveux et s’occupe du problème de chaudière. Je n’ai pas remis mon collier en sortant de la douche pour ne pas le tâcher avec le soin de mes cheveux. Je m’embrouille avec Maître pour des futilités, il me trouve très égocentrée en ce moment. Je n’ai pas conscience de mes actes et paroles, et c’est un gros problème. Les paroles de Maître sont dures, je pleure d’incompréhension, de fatigue et de rage. Mon cerveau a zappé plein de choses et paroles que je n’aurai pas dû oublier. Je n’arrive pas à calmer mes pensées et je pique une colère : j’envoie tout valser et me réfugie dans le cellier pour pleurer toute ma rage et ma frustration accumulées.
Une fois calmée, je suis sortie récupérer mes affaires, je n’ai trouvé que mes lunettes. Pas de collier. Je me sentais nue et vulnérable, totalement désemparée. J’ai demandé à Maître de me le remettre, Il ne voulait pas, pensant que je n’en voulais plus. Bien au contraire, je me sentais en phase, bien à ma place de Soumise avec. Nous avons longuement discuté, je sentais que j’avais besoin de plus de sévérité, d’intransigeance, de règles pour ne pas m’éparpiller.
Maître m’a posé plusieurs fois la question “si c’était bien ce que je voulais”. J’ai répondu “Oui” à chaque fois; un “Oui” ferme, sans hésitations. Il a réfléchi et a discuté avec un Maître expérimenté (que je salue avec Respect) pour éclaircir quelques doutes. J’ai été contente qu’Il se tourne vers un Maître expérimenté pour avoir un avis sur Ses questionnements.
Il m’a ensuite remis mon collier, je me suis sentie apaisée.
Maître a donc durcit les règles, pour mon plus grand bonheur. Mis en place d’un cahier de punitions, pour comprendre où et quand j’ai manqué à mes devoirs, j’ai pris des notes dans un second petit carnet (Extrait d’Eva Delambre sur le lâcher-prise, mon Mantra écrit avec l’aide de Maître, les obligations, les rituels)
En écrivant, mon cerveau visualise les mots et je retiens mieux. Ce n’est pas une nouveauté, c’est comme ça depuis longtemps. Maître m’a donc obligée à utiliser cette capacité pour limiter “l’éparpillement”.
Il a pris conscience, grâce à Maître E., qu’Il ne laissait pas la place au Maître quand il le fallait, que l’Amoureux qu’Il est menait encore trop la danse. 
Il m’a dit : “C’est son assurance et sa liberté dans ses mots qui m’ont fait comprendre qu’il ne tenait qu’à moi de prendre le contrôle et de laisser le Maître s’exprimer, l’amoureux en sera ravi à terme”.
J’ai demandé s’Il pouvait être plus strict, et Il a accepté. C’est un soulagement pour nous deux. Il a pleinement accepté cette contradiction : la liberté dans le contrôle total de ma vie. J’aime vraiment cette Règle. Maître contrôle tout, mon emploi du temps, mes tâches, m’impose des Rituels. 
Je lui laisse libre accès à mon téléphone, mes e-mails, mon historique de navigation internet, car je n’ai rien à lui cacher. Il m’a répondu “Nous continuerons comme d’habitude, je te fais confiance ma belle, si tu me mens, tu trahiras ton engagement envers moi, et tu en ressentiras de la culpabilité, tu te puniras toute seule”. Je sais qu’Il garde quand même un oeil sur ce que je fais, “Je surveille toujours ma petite chose, je veille sur toi”.
Maître décide seul des séances et ne me dit plus rien dessus. Je souhaitais ne plus en être informée, c’est parfait comme ça. La surprise pouvant arriver à chaque instant, de jour comme de nuit, selon Son bon vouloir.
J’aime quand Il m’appelle “Sa petite chose (fragile)”, j’ai aussi aimé écrire sur ma cuisse “Propriété de Maître Fox”. Et ce numéro d’Esclave inventé et basé sur la date de naissance de Maître, inscrit sur mon bras gauche (109-121-978). J’ai déjà émis le souhait de devenir Son esclave, Maître n’est pas très chaud. Peut être plus tard, dans quelques mois ou années, selon notre évolution et Son consentement (aval ou accord ?).
Parmi les nouvelles règles, il y a l’entretien du Collier. Maître a récupéré les bijoux qu’Il a fait faire chez le bijoutier et a commandé les outils pour le travail du cuir qu’il Lui manquait. Je suis extrêmement touchée (le mot est FAIBLE) de porter bientôt le Collier dessiné et fabriqué par Ses soins. Je le porterai tout le temps, à la vue de tous. Sans honte ni gêne, bien au contraire; je me sens fière de montrer mon appartenance à mon Maître et mari. Il a commandé un autre Collier, plus discret, pour mettre lorsque je vais travailler. Quelle joie immense de porter un Collier de Muse que Maître a choisi pour moi.

Maître m’a parlé de la Cérémonie des Roses, en connaissant mon penchant pour tout ce qui est symbolique. Il sait que c’est quelque chose qui me fait envie. Ca signifierait la fin de mon noviciat, là où le Collier scelle notre lien. Je garde espoir. Ce jour là sera un bonheur absolu, autant si ce n’est plus que le jour de notre mariage.
Je pressens quelques anniversaires qui seront uniques et inédits : le dernier trimestre 2018 sera chargé d’émotions pour nous deux, Maître et Soumise.

J’apprends lentement mais sûrement la patience, je ne réclame plus, j’attend sagement les décisions de Maître. Ma place est à Ses pieds, à genoux sur mon coussin. J’aime cette place, le calme que cela me procure. Cette contradiction entre sévérité et apaisement.

Merci Maître pour tout ce que Vous faites pour Votre Soumise.

Je Vous aime au delà du raisonnable,

Votre Soumise novice, Votre petite chose.

Dana.