lundi 25 juin 2018

Maître prend (enfin) Ses marques


Il y a quelques jours, une journée a été particulièrement éprouvante. Lever 6h30, je n’arrive pas à dormir quand il fait déjà très chaud le matin, et la lumière du jour naissant achève ma nuit. Aujourd’hui, c’est expédition en ville pour un suivi médical de notre grande.
Le lever de cette dernière est laborieux, il nous faut partir avant 8h pour pouvoir se garer au parking-relais. Hors de question d’y aller en voiture, je n’y supporte pas la circulation, où les lois de la jungle s’appliquent. Trajet pénible, consultation pénible (travaux d’extension bruyants). Un mal de crâne bien carabiné s’installe.
Une fois rentrées, le programme de la journée est fait : soin de mes cheveux puis courses. Problème, la chaudière est à l’arrêt, je me douche (trop) rapidement à l’eau froide. Je suis toujours fatiguée, cette matinée m’a épuisée nerveusement. Rien ne se passe comme prévu.
Maître me fait le soin des cheveux et s’occupe du problème de chaudière. Je n’ai pas remis mon collier en sortant de la douche pour ne pas le tâcher avec le soin de mes cheveux. Je m’embrouille avec Maître pour des futilités, il me trouve très égocentrée en ce moment. Je n’ai pas conscience de mes actes et paroles, et c’est un gros problème. Les paroles de Maître sont dures, je pleure d’incompréhension, de fatigue et de rage. Mon cerveau a zappé plein de choses et paroles que je n’aurai pas dû oublier. Je n’arrive pas à calmer mes pensées et je pique une colère : j’envoie tout valser et me réfugie dans le cellier pour pleurer toute ma rage et ma frustration accumulées.
Une fois calmée, je suis sortie récupérer mes affaires, je n’ai trouvé que mes lunettes. Pas de collier. Je me sentais nue et vulnérable, totalement désemparée. J’ai demandé à Maître de me le remettre, Il ne voulait pas, pensant que je n’en voulais plus. Bien au contraire, je me sentais en phase, bien à ma place de Soumise avec. Nous avons longuement discuté, je sentais que j’avais besoin de plus de sévérité, d’intransigeance, de règles pour ne pas m’éparpiller.
Maître m’a posé plusieurs fois la question “si c’était bien ce que je voulais”. J’ai répondu “Oui” à chaque fois; un “Oui” ferme, sans hésitations. Il a réfléchi et a discuté avec un Maître expérimenté (que je salue avec Respect) pour éclaircir quelques doutes. J’ai été contente qu’Il se tourne vers un Maître expérimenté pour avoir un avis sur Ses questionnements.
Il m’a ensuite remis mon collier, je me suis sentie apaisée.
Maître a donc durcit les règles, pour mon plus grand bonheur. Mis en place d’un cahier de punitions, pour comprendre où et quand j’ai manqué à mes devoirs, j’ai pris des notes dans un second petit carnet (Extrait d’Eva Delambre sur le lâcher-prise, mon Mantra écrit avec l’aide de Maître, les obligations, les rituels)
En écrivant, mon cerveau visualise les mots et je retiens mieux. Ce n’est pas une nouveauté, c’est comme ça depuis longtemps. Maître m’a donc obligée à utiliser cette capacité pour limiter “l’éparpillement”.
Il a pris conscience, grâce à Maître E., qu’Il ne laissait pas la place au Maître quand il le fallait, que l’Amoureux qu’Il est menait encore trop la danse. 
Il m’a dit : “C’est son assurance et sa liberté dans ses mots qui m’ont fait comprendre qu’il ne tenait qu’à moi de prendre le contrôle et de laisser le Maître s’exprimer, l’amoureux en sera ravi à terme”.
J’ai demandé s’Il pouvait être plus strict, et Il a accepté. C’est un soulagement pour nous deux. Il a pleinement accepté cette contradiction : la liberté dans le contrôle total de ma vie. J’aime vraiment cette Règle. Maître contrôle tout, mon emploi du temps, mes tâches, m’impose des Rituels. 
Je lui laisse libre accès à mon téléphone, mes e-mails, mon historique de navigation internet, car je n’ai rien à lui cacher. Il m’a répondu “Nous continuerons comme d’habitude, je te fais confiance ma belle, si tu me mens, tu trahiras ton engagement envers moi, et tu en ressentiras de la culpabilité, tu te puniras toute seule”. Je sais qu’Il garde quand même un oeil sur ce que je fais, “Je surveille toujours ma petite chose, je veille sur toi”.
Maître décide seul des séances et ne me dit plus rien dessus. Je souhaitais ne plus en être informée, c’est parfait comme ça. La surprise pouvant arriver à chaque instant, de jour comme de nuit, selon Son bon vouloir.
J’aime quand Il m’appelle “Sa petite chose (fragile)”, j’ai aussi aimé écrire sur ma cuisse “Propriété de Maître Fox”. Et ce numéro d’Esclave inventé et basé sur la date de naissance de Maître, inscrit sur mon bras gauche (109-121-978). J’ai déjà émis le souhait de devenir Son esclave, Maître n’est pas très chaud. Peut être plus tard, dans quelques mois ou années, selon notre évolution et Son consentement (aval ou accord ?).
Parmi les nouvelles règles, il y a l’entretien du Collier. Maître a récupéré les bijoux qu’Il a fait faire chez le bijoutier et a commandé les outils pour le travail du cuir qu’il Lui manquait. Je suis extrêmement touchée (le mot est FAIBLE) de porter bientôt le Collier dessiné et fabriqué par Ses soins. Je le porterai tout le temps, à la vue de tous. Sans honte ni gêne, bien au contraire; je me sens fière de montrer mon appartenance à mon Maître et mari. Il a commandé un autre Collier, plus discret, pour mettre lorsque je vais travailler. Quelle joie immense de porter un Collier de Muse que Maître a choisi pour moi.

Maître m’a parlé de la Cérémonie des Roses, en connaissant mon penchant pour tout ce qui est symbolique. Il sait que c’est quelque chose qui me fait envie. Ca signifierait la fin de mon noviciat, là où le Collier scelle notre lien. Je garde espoir. Ce jour là sera un bonheur absolu, autant si ce n’est plus que le jour de notre mariage.
Je pressens quelques anniversaires qui seront uniques et inédits : le dernier trimestre 2018 sera chargé d’émotions pour nous deux, Maître et Soumise.

J’apprends lentement mais sûrement la patience, je ne réclame plus, j’attend sagement les décisions de Maître. Ma place est à Ses pieds, à genoux sur mon coussin. J’aime cette place, le calme que cela me procure. Cette contradiction entre sévérité et apaisement.

Merci Maître pour tout ce que Vous faites pour Votre Soumise.

Je Vous aime au delà du raisonnable,

Votre Soumise novice, Votre petite chose.

Dana.

dimanche 17 juin 2018

(re)naître Femme




"Que c'est bon de lire un aussi beau ressenti, ton bonheur et ta sérénité transparaissent dans chacun de tes mots. Et effectivement, une soumise épanouie, libre et fière dans son appartenance, saura attirer tous les regards, car elle rayonnera. La beauté passe avant tout par l'attitude, et loin de nous abaisser, notre appartenance nous rend plus sûres de nous et plus heureuses, enfin nous-mêmes, aimées pour ce que nous sommes. Alors nous sommes belles aux yeux de tous, à commencer par les nôtres et ceux de notre Maître."
Elerinna, Kajira de Maitre Elendil sur Feeling Good

Ces mots écrits par Elerinna il y a quelques jours ont trouvé un écho criant de vérité en moi. Ils m'ont bouleversée tant ils sont justes. 

Je me sens de nouveau Femme, je prends soin de moi (esthéticienne, maquillage, jolies robes, talons hauts), les gens se retournent quand je passe. Sauf que je ne suis pas libre, je suis mariée et Soumise.
Ca change beaucoup de choses, je suis en phase avec moi-même, je m'habille en noir (ma couleur préférée), je vire les vêtements que je ne veux plus porter car ils ne me correspondent plus du tout.
Je retrouve mes ENVIES gothiques, noir de la tête aux pieds, cheveux rouge-orangé très longs, dentelles, pleins de bagues, ma montre M/s et des bracelets ornent mes poignets. Je colore mes yeux d'un trait noir, mes lèvres de rouge carmin... Je choisis des boucles d'oreilles selon mon humeur, des créoles aux dimensions variées, des pendants noirs, en attendant d'autres piercings aux oreilles. En collier, rien d'autre que celui choisi par Maitre, un ras-de-cou bordeaux et un D brillant.
D comme Dana, Débutante, Dominée, Désirable, Délicieuse, Danseuse, Débordante, Débridée, Déchaînée, Décidée...
Je délaisse Facebook pour Fetlife, trouvant des personnes qui assument leurs ENVIES, me donnant envie de tester d'autres choses, de rencontrer des gens exceptionnels...
J'ai toujours eu peur du "qu'en dira-t-on" que je n'ai rien fait pour moi. Aujourd'hui, je me fiche de l'AVIS des autres personnes, je profite de LA VIE.
On me demande souvent si je me déguise ou si je sors en boite après le boulot, je réponds toujours "Je suis Moi"
Peu importe ce que pensent les autres, je suis bien à ma place, aux pieds de mon Maitre. 
Je n'ai pas eu d'aide de l'extérieur (famille et amis) pour faire le bilan de ces 4 décennies. J'ai eu un dialogue intérieur entre celle que j'ai été et celle que je suis. La Soumise et la Jouisseuse ont vaincu la Timide et la Naïve.

Je suis née il y a quatre décennies, un jour d'automne.

Je suis née un jour rouge.
Rouge comme ces couleurs qui dansent derrière mes paupières.
Rouge comme mon visage quand je suis très excitée
Rouge comme mon sexe après l'orgasme
J'ai brisé deux barrières ce jour-là : celle du caméléon, j'accepte ma différence (être soi-même) et celle de la Soumission. Je suis heureuse en 24/7.

Lorsque je dois ôter mon collier pour me doucher, je sens un manque, je redeviens ordinaire. Une fois sèche, je vais trouver Maitre, Lui remet mon collier et penche la tête en tenant mes longs cheveux. J'aime particulièrement ce moment, quand Ses mains se posent sur mon cou pour fermer le collier puis Il dépose un tendre baiser sur mes lèvres. Je Le remercie doucement et nous nous enlaçons, je m'enivre de Son odeur, de Son contact...

Les rituels qui s'ajoutent petit à petit, le brossage quotidien de ma crinière, attendre à genoux sur mon coussin l'arrivée de Maitre avant de me coucher, le thé préparé avant Son lever, la gestion quotidienne de mon planning, Le remercier de m'avoir accordé une séance, un orgasme, Sa jouissance....

Merci Maitre de me permettre de m'épanouir à Vos pieds, je ne pourrai plus revenir à la vie vanille, devenue fade à mes yeux.
Je Vous aime au-delà du raisonnable

Votre Soumise novice

Dana

samedi 9 juin 2018

Punition et libération




Le soleil M/S est de retour sur notre relation, les perturbations ont été chassées suite à notre discussion. Néanmoins, il restait un petit nuage (pas à paillettes) sombre sur mon ciel bleu, un mélange de remords et de culpabilité qui ne saurait s’en aller qu’avec une punition physique. Je trainais ce petit nuage moche, Maître s’en était rendu compte (Il lit en moi parfois mieux que moi -même) et m’a demandé ce qui me tracassait. Il savait que je ne me sentais pas assez punie et que je voulais une punition corporelle. Je lui ai répondu que oui : Il m’a laissé le choix sur l’instrument et le nombre de coups.

J’ai choisi la badine et 20 coups, une partie de moi réclamait 50 mais la raison a négocié 20, pas plus. Quand Maître m’a demandé mon choix, quelques heures avant la séance, il a été très surpris de l’ensemble. Il n’a pas remis en question ceux ci et ça m’a apaisée.

Une fois les enfants couchés, Maître m’a dit que la séance débutait à 21h30 et qie je devais porter les boules de geisha, rien de plus.
Maître avait tout préparé et m’a dit de me pencher en posant les mains sur le canapé. J’ai obéi, sagement, je devais recevoir ma punition pour effacer ce vilain nuage (sans paillettes).
Une fois la punition terminée, Maître me tend le bandeau et me déplace sur le canapé, les mains sur l’assise, les fesses bien cambrées. Il commence avec le martinet en daim, doucement, sur les fesses, les cuisses, puis augmente progressivement la puissance des coups sur tout le corps. C’est bon ! Je gémis doucement mon plaisir. Avec un peu moins de lanières, ça pique un peu plus. Maître change d’instrument, je ne le vois pas mais sa texture et l’impact me sont inconnus : c’est le paddle en cuir fabriqué par Maître. Le toucher est doux, l’impact ressemble à celui d’une main, en bien plus large. J’aime beaucoup ce nouvel instrument. Mes fesses sont bien chaudes, je monte les paliers tout (trop) doucement.





Maître change à nouveau d’instrument, texture connue et sensations piquantes, je confirme l’utilisation du deuxième instrument fait artisanalement par Maître. Le martinet en vinyle, l’impact est le même que celui en daim, avec de petites pointes piquantes sur l’extrémité des brins. Ca pique et c’est bon ! Il y a de fortes chances qu’il vienne me taquiner encore !
Mmmmh ! Mes fesses sont bien marquées de traces rouges, Maître me demande régulièrement mon code couleur : je suis dans le “vert”, pas encore “jaune”. Un autre instrument vient se promener le long de ma colonne, sur une petite surface et me fait frissonner de désir. La cravache. Elle s’abat en petites tapes légères puis plus appuyées sur mes fesses et mes cuisses. Que c’est bon ! Maître vient vérifier si je suis aussi “chaude” que mes fesses, et là, déception, c’est pas terrible.

Il prend le fouet (modifié, plus de nœuds au bout pour éviter les bleus) et me caresse ici, là, me fouette doucement et plus fort … c’est divin ! J’adore quand le fouet s’enroule autour de mon corps, c’est doux et soyeux, une étreinte sensuelle. Maître entend mon plaisir, voit ma danse sous le fouet, mais sent que je ne suis pas totalement dedans. Il glisse un doigt, toujours pas terrible. Il me demande comment je me sens : je suis bien dans ma bulle mais je n’arrive pas à aller au-delà. Maître branche la baguette magique, me la pose dans la main et la glisse contre mon clito. Que j’aime cette baguette magique ! Je sens le plaisir monter, monter, monter … Maître reprend le martinet en vinyle, les coups s’enchaînent sur mes fesses, c’est bon et ça fait mal à la fois. Mon esprit hésite, je gémis de plaisir, plus que de douleur. Le plaisir augmente et dépasse la douleur. Je demande à jouir, Maître me l’autorise.

Je me lâche, une vague orgasmique m’emporte. La baguette est toujours sur mon clito, Maître passe au fouet et nous recommençons un cycle.. Le plaisir monte par palier, je sens toujours les coups sur mes fesses, mon dos, mes épaules, mon sexe. Puis vient quelque chose d’inattendu : je ressens toujours le plaisir de mon clito, mais je ne sens plus la douleur liée aux impacts sur mon corps. C’est une boule de plaisir et sur la surface, un micro choc, comme si Maître me poussait avec Sa main, comme une petite tape amicale. Des tas de paillettes dansent derrière mes yeux clos, je suis là et pas là. Je suis partie dans cet ailleurs qui n’existe pas. Mon esprit s’envole, mon corps est toujours là.

Maître me redresse lentement et m’aide à m’allonger sur le canapé. Mes jambes sont en coton, mes gestes hésitants, la connexion entre mon corps et mon cerveau n’est pas encore rétablie. Maître est surpris, je suis ivre de plaisir, complètement stone. Il est également impressionné et fier de mes capacités à encaisser les coups et la “facilité” pour atteindre ce subspace digne du graal. Maître m’enveloppe d’une couverture et me tient dans Ses bras. Je redescend tranquillement, mon sexe est tout gonflé de désir, je sens les battements internes de mon antre.

Il fait très chaud ce soir et nous faisons une pause bien méritée. Maître m’installe sur le dos, sur la méridienne du canapé. Il me fouette les fesses et me prend ensuite. Il me pilonne, je suis ravie, car Il touche le point G. Je suis satisfaite par un orgasme autorisé. Je suis ensuite Maître qui va s’asseoir sur le balcon, il fait très bon dehors.

Je me roule en boule sur le canapé du balcon, la tête sur la cuisse de Maître. Je Lui demande si Lui aussi a joui, Il me dit que non, mon plaisir Lui a suffit… Je Lui répond que j’aimerai Lui donner ce plaisir, s'Il m’y autorise. Maître finira dans ma bouche, ma langue et son piercing ayant “eu raison de Lui”.

Nous terminons par un gros câlin, tendrement enlacés. Je suis exténuée, heureuse, au comble du Bonheur, l’Amour à son paroxysme.

Je vous aime, Maître, au delà du raisonnable.

Votre Soumise novice,

Dana.

mardi 5 juin 2018

Quand tout part en vrille





Aujourd’hui, nous allons en ville contrôler la cicatrisation de mes piercings aux tétons. Nous avons confié les enfants, la grande chez sa copine, le petit chez les grands parents.Maître n’a pas donné de consignes pour sortir en ville, juste porter les boules de geisha.. Tenue, chaussures, port ou non de culotte, rien d’imposé. J’ai choisi une petite robe en dentelle noire, des chaussures à hauts talons compensés, et point de culotte. Il fait déjà chaud, pas la peine d’en rajouter !

Nous rejoignons le métro en garant la voiture au parc relais, Maître admire mes fesses nues mises en valeur par les talons vertigineux. Je bénis l’inventeur de l’escalator intérieurement, toutes ces marches à descendre pour rejoindre le quai et mon équilibre parfois hésitant me font craindre une cheville tordue, voire la chute.
Avec ma tenue et mes hauts talons, j’attire le regard des passagers, je me colle amoureusement à Maître. Je serre les cuisses à m’en donner mal, le passager en face de moi mate mes jambes et cherche à voir ma culotte (que je n’ai pas). Les stations défilent, le wagon se remplit, le malaise de Maître est palpable, Il n’aime pas du tout le contact de la foule.
Nous arrivons à la station de changement, nous changeons de ligne de métro, plus que deux arrêts. Il fait chaud, même dans la rame, les odeurs se mélangent et m’incommodent. Nous descendons, soulagée de quitter cette rame aux odeurs marquées. Encore quelques marches et nous retrouvons l’air libre. Une vague de chaleur s’écrase sur moi, le soleil tape fort, il n’y a presque pas de vent.
Les trottoirs défoncés du centre ville et la foule des touristes sont un supplice pour garder une allure digne tout en marchant droit. Nous arrivons au salon du pierceur. A côté, un bar et un des clients me regarde intensément de la tête aux pieds. J’ignore son regard et pousse la porte en tenant la main de mon Maître.

Nous attendons quelques minutes, une jeune fille sort du cabinet, elle a de beaux tatouages sur les cuisses, bien visibles sous son short. J’envie son corps, mince, jeune et tatoué. Bientôt ce sera mon heure. Mes piercings aux tétons ont très bien cicatrisé, je demande à changer la taille de l’anneau du triangle, comme Maître me l’avait suggéré (un plus petit). Je suis toujours nue sous ma robe, j’enlève juste mes chaussures et m’allonge sur la table d’examen. Je viens de me souvenir que je porte les boules de geisha et que la tige rose fluo est bien visible … Le pierceur ne dit rien, se contente de changer l’anneau et de répondre à mes questions sur des piercings supplémentaires sur mes oreilles. J’en oublie les questions sur les snake bites (2 labrets) que je souhaite faire à la rentrée scolaire.

Le retour est long, écrasant de chaleur et de monde, nous apprécions ensemble la sortie à l’air libre au terminus du métro. je suis impatiente de la suite de notre sortie, Maître a prévu une séance au milieu de bois. Il a noté son programme et préparé le sac à dos, en le remplissant d’instruments et d’accessoires. Je n’avais plus qu’à suivre les consignes au fur et à mesure.

Arrivés à la maison, je passe à la salle de bains pour une toilette rapide et enlever les boules de geisha à la demande de Maître. Je change de robe et de chaussures, Maître attrape le sac à dos et direction la nature. Sur le trajet, Maître me tend un sachet et me dit d’insérer dans mon petit trou un truc qui sent le citron : le gingembre. Le fameux gingembre, Maître aime son goût et ses vertus; j’ai envie de tester le figging et ses sensations étranges. Après quelques galères et l’aide de Maître, je parviens à insérer le morceau de gingembre. Maître l’a pelé et taillé pour qu’il ne rentre pas en entier (façon rosebud).

Ca chauffe, c’est supportable. Nous avons fait la moitié du chemin, Maître me regarde m’agiter sur mon siège, je gémis doucement.
Les picotements se font plus intenses, je gémis un peu plus fort jusqu’à l’insupportable. Je supplie Maître de m’autoriser à enlever le gingembre, mon cerveau se met sur OFF, il n’attend pas la réponse et me voilà en train d’enlever le gingembre. Je sais que Maître n’est pas content, je n’ai pas attendu Sa réponse et les larmes montent déjà.
Je regrette déjà ce geste que je n’ai pas commandé. Maître me dit que vu que je n’en fais qu’à ma tête, la séance est annulée. Il fait demi tour. Il ne restait qu’un kilomètre ou deux. Maître est furax, mes larmes coulent, je cherche à comprendre ce qu’il s’est passé, je tente d’expliquer à Maître ce geste incontrôlable.
Il ne comprend pas du tout ce geste irrationnel.
Je suis déjà punie de séance, mais au fond de moi, je sens que je ne suis pas assez punie. Je m’autoflagellerai si Maître l’ordonnait pour expier cette faute. Les larmes coulent, je n’arrive pas à arrêter ce flot, je me noie dans l’hyperémotivité.
Je pleure de frustration, de rage, je me taperai la tête contre les murs si je pouvais revenir en arrière.

Les 24h suivantes ont été difficiles, mais nous ont permis de réfléchir. Je ne souhaite pas détruire ni mettre à terre ce début prometteur en changements (physique, mental, sexuel).
Maître a été déstabilisé, mais il m’a pardonné, j’ai été punie de séance, et Maître m’a forcée à supprimer une appli sur mon téléphone, parce que je passe trop de temps dessus selon lui. Ce n’est pas grand chose, mais ça complète un peu la punition.
Nous allons poursuivre notre chemin dans cette nouvelle vie.

Et comme Maître me l’a répété : "Pourquoi tombe t’on ? Pour apprendre à se relever."

Je vous aime, Maître, au delà du raisonnable.

Votre Soumise Novice

Dana