samedi 9 juin 2018

Punition et libération




Le soleil M/S est de retour sur notre relation, les perturbations ont été chassées suite à notre discussion. Néanmoins, il restait un petit nuage (pas à paillettes) sombre sur mon ciel bleu, un mélange de remords et de culpabilité qui ne saurait s’en aller qu’avec une punition physique. Je trainais ce petit nuage moche, Maître s’en était rendu compte (Il lit en moi parfois mieux que moi -même) et m’a demandé ce qui me tracassait. Il savait que je ne me sentais pas assez punie et que je voulais une punition corporelle. Je lui ai répondu que oui : Il m’a laissé le choix sur l’instrument et le nombre de coups.

J’ai choisi la badine et 20 coups, une partie de moi réclamait 50 mais la raison a négocié 20, pas plus. Quand Maître m’a demandé mon choix, quelques heures avant la séance, il a été très surpris de l’ensemble. Il n’a pas remis en question ceux ci et ça m’a apaisée.

Une fois les enfants couchés, Maître m’a dit que la séance débutait à 21h30 et qie je devais porter les boules de geisha, rien de plus.
Maître avait tout préparé et m’a dit de me pencher en posant les mains sur le canapé. J’ai obéi, sagement, je devais recevoir ma punition pour effacer ce vilain nuage (sans paillettes).
Une fois la punition terminée, Maître me tend le bandeau et me déplace sur le canapé, les mains sur l’assise, les fesses bien cambrées. Il commence avec le martinet en daim, doucement, sur les fesses, les cuisses, puis augmente progressivement la puissance des coups sur tout le corps. C’est bon ! Je gémis doucement mon plaisir. Avec un peu moins de lanières, ça pique un peu plus. Maître change d’instrument, je ne le vois pas mais sa texture et l’impact me sont inconnus : c’est le paddle en cuir fabriqué par Maître. Le toucher est doux, l’impact ressemble à celui d’une main, en bien plus large. J’aime beaucoup ce nouvel instrument. Mes fesses sont bien chaudes, je monte les paliers tout (trop) doucement.





Maître change à nouveau d’instrument, texture connue et sensations piquantes, je confirme l’utilisation du deuxième instrument fait artisanalement par Maître. Le martinet en vinyle, l’impact est le même que celui en daim, avec de petites pointes piquantes sur l’extrémité des brins. Ca pique et c’est bon ! Il y a de fortes chances qu’il vienne me taquiner encore !
Mmmmh ! Mes fesses sont bien marquées de traces rouges, Maître me demande régulièrement mon code couleur : je suis dans le “vert”, pas encore “jaune”. Un autre instrument vient se promener le long de ma colonne, sur une petite surface et me fait frissonner de désir. La cravache. Elle s’abat en petites tapes légères puis plus appuyées sur mes fesses et mes cuisses. Que c’est bon ! Maître vient vérifier si je suis aussi “chaude” que mes fesses, et là, déception, c’est pas terrible.

Il prend le fouet (modifié, plus de nœuds au bout pour éviter les bleus) et me caresse ici, là, me fouette doucement et plus fort … c’est divin ! J’adore quand le fouet s’enroule autour de mon corps, c’est doux et soyeux, une étreinte sensuelle. Maître entend mon plaisir, voit ma danse sous le fouet, mais sent que je ne suis pas totalement dedans. Il glisse un doigt, toujours pas terrible. Il me demande comment je me sens : je suis bien dans ma bulle mais je n’arrive pas à aller au-delà. Maître branche la baguette magique, me la pose dans la main et la glisse contre mon clito. Que j’aime cette baguette magique ! Je sens le plaisir monter, monter, monter … Maître reprend le martinet en vinyle, les coups s’enchaînent sur mes fesses, c’est bon et ça fait mal à la fois. Mon esprit hésite, je gémis de plaisir, plus que de douleur. Le plaisir augmente et dépasse la douleur. Je demande à jouir, Maître me l’autorise.

Je me lâche, une vague orgasmique m’emporte. La baguette est toujours sur mon clito, Maître passe au fouet et nous recommençons un cycle.. Le plaisir monte par palier, je sens toujours les coups sur mes fesses, mon dos, mes épaules, mon sexe. Puis vient quelque chose d’inattendu : je ressens toujours le plaisir de mon clito, mais je ne sens plus la douleur liée aux impacts sur mon corps. C’est une boule de plaisir et sur la surface, un micro choc, comme si Maître me poussait avec Sa main, comme une petite tape amicale. Des tas de paillettes dansent derrière mes yeux clos, je suis là et pas là. Je suis partie dans cet ailleurs qui n’existe pas. Mon esprit s’envole, mon corps est toujours là.

Maître me redresse lentement et m’aide à m’allonger sur le canapé. Mes jambes sont en coton, mes gestes hésitants, la connexion entre mon corps et mon cerveau n’est pas encore rétablie. Maître est surpris, je suis ivre de plaisir, complètement stone. Il est également impressionné et fier de mes capacités à encaisser les coups et la “facilité” pour atteindre ce subspace digne du graal. Maître m’enveloppe d’une couverture et me tient dans Ses bras. Je redescend tranquillement, mon sexe est tout gonflé de désir, je sens les battements internes de mon antre.

Il fait très chaud ce soir et nous faisons une pause bien méritée. Maître m’installe sur le dos, sur la méridienne du canapé. Il me fouette les fesses et me prend ensuite. Il me pilonne, je suis ravie, car Il touche le point G. Je suis satisfaite par un orgasme autorisé. Je suis ensuite Maître qui va s’asseoir sur le balcon, il fait très bon dehors.

Je me roule en boule sur le canapé du balcon, la tête sur la cuisse de Maître. Je Lui demande si Lui aussi a joui, Il me dit que non, mon plaisir Lui a suffit… Je Lui répond que j’aimerai Lui donner ce plaisir, s'Il m’y autorise. Maître finira dans ma bouche, ma langue et son piercing ayant “eu raison de Lui”.

Nous terminons par un gros câlin, tendrement enlacés. Je suis exténuée, heureuse, au comble du Bonheur, l’Amour à son paroxysme.

Je vous aime, Maître, au delà du raisonnable.

Votre Soumise novice,

Dana.

2 commentaires:

  1. Ahhhh...ce doux état d'extase que le subspace...Ce sentiment d'être absente tout en étant là, de ressentir chaque chose de façon exacerbée, et de plonger plus loin en soi...

    Bravo ma belle Dana pour ce beau récit que tu N/nous partages.

    Je comprends ton désir de Lui offrir à ton tour ce plaisir mérité... je n'aime pas me sentir égoïste non plus, Son plaisir passant avant le mien.

    Transmets mes humbles respects à Maître Fox,

    quand à toi, je t'embrasse tendrement,

    $akura, soumise dévouée de Maître Kat$suo.

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  2. Bonjour $akura,

    Merci pour ton commentaire, cela me touche beaucoup.
    J'ai été très surprise d'atteindre le subspace, c'est indescriptiblement bon !
    Son plaisir a été de me pousser plus loin, de me voir partir et d'avoir plusieurs orgasmes.
    Cela me gênait d'être la seule à avoir joui ce soir-là.
    Je te remercie pour tes bisous, Maitre Fox te remercie pour les humbles respects,
    Mes humbles respects à Maitre Kat$uo, je t'embrasse tendrement,

    Dana

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