mardi 25 septembre 2018

La cocotte minute




Je peux enfin comprendre ce qui s'est passé suite à la rentrée mouvementée.

C'est ce que les spécialistes appellent un Meltdown, un effondrement sur soi dû à trop de stimulations.
Ce n'est pas un syndrome dépressif, c'est un système d'alerte visant à se mettre en retrait pour apaiser le corps et l'esprit. 
"Les changements de routine, les situations avec des sensations visuelles, auditives et tactiles fréquentes et intenses (lumières vives, bruits forts, autobus encombrés, par exemple), l'anxiété et les difficultés de communication contribuent souvent aux effondrements."
Petits suppléments pour mener à l'effondrement, l'anémie et la carence en fer.
Sans ces deux-là, je me remet assez facilement des crises en m'isolant et dormant. 
Des situations rassurantes. Maitre qui me prend dans Ses bras puis se saisit d'une badine et me frappe jusqu'aux larmes, celles du trop-plein. Je ne pleure pas de douleur, j'évacue les tensions et lorsque c'est terminé, je sèche mes larmes avec un grand sourire, remerciant Maitre en me prosternant à ses pieds.

Nous avons pu identifier les causes de ce coup de mou XXL, je prends des cachets pour combler la carence en fer. Maitre m'accompagne pour l'échographie à la recherche de cellules en crise. Nous avons pris la décision de retirer la cause des saignements abondants - le stérilet au cuivre. On remplace par des préservatifs en attendant de réfléchir à d'autres méthodes.
L'important, c'est de retrouver la santé. Une esclave malade n'est d'aucune utilité à son Maitre.
Fight !

Pour en savoir plus sur l'effondrement, en anglais : Meltdown
Je suis blasée de ne pas trouver des articles en français, car pour la psychiatrie française, l'autisme reste défini par un gamin attardé et baveux qui se balance... Ou un adulte dépressif. On bourre de cachets et roule ma poule ! Faut cacher tout ça.


Allez, de quoi remettre la patate, spécial dédicace au moulinage de neurones

On met la musique à fond et on hurle les paroles !
Osef des voisins !



dimanche 23 septembre 2018

Une rentrée compliquée





Depuis mon dernier article, mon moral fait des montagnes russes, entre le bonheur d'être esclave aux pieds de mon Maitre et les soucis liés à la rentrée scolaire (commun à 99.99 % des parents) qui me pèsent en tant qu'Asperger.

Reprise en main de Maitre


Nous avons pris le temps d'un dimanche pour aller nous promener en famille en Auvergne.
Le paysage est toujours aussi envoûtant, et nous avons croisé de nouvelles personnes chez Maitre Elendil et Elerinna. Nous avons fait la connaissance de Maitre Phénix, Anaëlle et leur fils. Quelques heures grappillées sur nos emplois du temps, le temps d'un repas entre Maitres / esclaves d'un côté et les enfants de l'autre, puis un café /thé vert avant de se séparer. Maitre Phénix et Anaëlle ont repris la route vers leur maison, nous avons mis nos chaussures pour une courte promenade dans les bois.
Le retour vers la métropole me file encore plus le cafard... Les enfants ont bien aimé cette journée à la campagne et nous ont demandé quand reviendrons nous en Auvergne.
J'ai appris au moment de partir qu'Amazone, Maitre Alpha et leur enfants arrivaient le lendemain....


Le lendemain, nous avons pu caser le petit chez les grands-parents et la grande chez sa copine. Avant de partir au travail, Maitre m'a mis deux coups de badine et deux fessées bien appuyées. Que j'aime ces délicates attentions, partir avec les fesses chaudes...
De retour du travail, Maitre m'ordonne d'aller me doucher puis de mettre une belle robe, du maquillage et mon Collier noir. Il va de soi que la culotte reste dans le tiroir quand je suis seule avec Maitre. Nous prenons la voiture, je ne sais pas du tout ce qu'Il a préparé pour la soirée. Je suppose que nous allons manger dehors, le frigo est plus que vide. Nous arrivons au restaurant et prenons une table. J'attends que Maitre me fasse signe pour m’asseoir. Certains clients me regardent bizarrement mais cela ne me gêne plus, bien au contraire XD.
De retour à la maison, nous devons faire quelques commandes, la plus importante pour le frigo, les trois autres pour du matériel (dont les fournitures scolaires) Pendant que j'ajoute les articles au panier, Maitre joue avec son esclave. Il pince et claque mes fesses, mes seins puis joue avec mon petit bouton avant de me doigter. Je me tortille, gémis, crie et demande à jouir. Mon coussin est arrosé de ma jouissance et mes commandes ne sont pas validées...
Le réveil de Maitre est fait selon Ses désirs, je le réveille tout doucement en Le suçant. Il est satisfait de mon application et ça me réjouit.
Maitre s'occupe de son esclave comme il se doit, en m'ordonnant de manger à Ses pieds. Pas de chaise ni couverts. Du taboulé à manger avec les doigts, moi qui déteste avoir des trucs sous les ongles, j'ai été servie XD ! Nous avons fait ensuite une séance très intense, suivie d'une promenade nocturne agrémentée de coups de badines en noisetier.
Les cordes ont agrémenté nos jeux, j'ai été immobilisée pendant que Maitre joue avec la Fairy Wand sur mon clito puis me doigte jusqu'à l'orgasme.
Et le dernier jour, nous avons dû faire quelques courses super speed, je n'arrive pas à tenir la cadence de Maitre et ça l'énerve. De retour à la maison, j'ai tendu la baguette en bambou à genoux et Maitre a corrigé fortement son esclave, Il s'est arrêté une fois que les larmes coulent sur mon visage. Je l'ai remercié ensuite à genoux, les fesses bien douloureuses. Nous échangeons ensuite par sms sur cette punition.

Recevoir autant me permet de me regrouper, pour mieux me relever. Je suis plus fière de moi, de ce que je suis quotidiennement et de ce que je suis pour Vous.
Ça me permet d'évacuer la frustration, la colère, la rage, le dégoût, tous ces sentiments négatifs qui me plombent le moral.
Et ne garder que le bon, même si j'ai eu un peu mal. La douleur s'estompe rapidement, il ne reste que le souvenir merveilleux d'être aux pieds de mon Maître.
Et d'aimer cette place plus que tout.

Une des commandes de Maitre est arrivée : un magnifique couteau noir, bien  aiguisé avec  un fil bien tranchant. Maitre a promené la lame sur mon dos, griffant ici, coupant là... J'ai adoré, aimé, kiffé la sensation du métal sur ma peau, flippant à l'idée que Maitre pourrait planter son couteau plus profondément dans ma chair, me découpant comme Il découpe un bout de viande...
Une semaine après, je sens encore les coupures sous mes doigts et je souris en me remémorant cette séance de test du tranchant...
Une seconde commande est arrivée, du matériel médical. Des gants en latex, un feutre dermique et plusieurs boites d'aiguilles. J'ai bien retenu qu'il ne faut pas réclamer, seul Maitre décide du bon moment pour une séance. Je n'ai pas eu d'appréhension à la piqûre, Maitre a planté les aiguilles tout en douceur. Je n'ai pas fini couverte d'aiguilles, nous devons avancer progressivement. Une ou deux m'ont laissé de minuscules bleus en souvenirs.


L'esclave trébuche                                          


La rentrée est là, les rendez-vous médicaux s’enchaînent, les dossiers à remplir s'accumulent et me rebutent. Tous les ans, c'est la même foire et je pense à mes amies kajirae qui ont plus d'enfants que moi pour relativiser. J'admire leur gestion et l'organisation quasi militaire du quotidien...
Côté boulot, la reprise est très forte, beaucoup de choses à traiter dans un temps trop court. Il n'y a qu'un poste alors qu'il y a de quoi occuper deux personnes, ça déborde et mes chefs me prennent pour une quiche (malgré les recommandations). 
A ces soucis, se rajoute ceux de la voiture (pas grand chose mais j'en fait une montagne, je cogite trop), le petit qui fait bêtises sur bêtises et qui dit que c'est pas lui, même quand il est pris la main dans le sac...
Pas assez de problèmes, esclave ? Mère Nature arrive, pas de cadeau, de plus en plus douloureux à supporter (non sens pour une maso, non ?) et de plus en plus long en durée sur des périodes qui raccourcissent (ça me gonfle....), je me sens molle, avec une tension limite de l'évanouissement...
Maitre arrête l'antidouleur et la clope, peut-être trop vite et ses nerfs prennent le dessus sur la Raison.
Tout ça donne une recette explosive : une semaine après la rentrée c'est la grosse crise. Je rentre du taf avec mal de tête (température toujours au-dessus de 30°, le chef qui braille...), la maison est plein de cris et de larmes et là, j'explose.
Tout finit en larmes, Maitre sort prendre l'air, les enfants n'ont plus faim et moi, je contiens ma rage difficilement, les larmes sont là.
Je me retrouve seule le soir, je sens ce besoin de faire sortir le surplus d'émotions, je sors le câble et la Fairy Wand. D'une main, j'applique la baguette sur mon clito, de l'autre je fouette fort et longtemps l'intérieur de ma cuisse droite jusqu'à l'orgasme. Ma cuisse est bien douloureuse, de petits bleus l'ornent dès le lendemain. Je me sens apaisée, plus sereine. Je redoutais que Maitre préfère le canapé en allant se coucher. C'est avec joie que je L'ai trouvé à mes côtés lorsque je me suis réveillée.
La tempête se calme petit à petit à la maison mais au boulot, c'est le comble du pompon. Ça dépasse les bornes des limites. Je m'arrête deux jours après la crise, j'ai besoin de repos et de disséquer les soucis qui me rongent.


Et nous nous relevons.


Le vendredi, j'ai mes deux heures de sport hebdomadaires et l'après-midi, je demande à faire une sieste. Maitre vient s'occuper de son esclave qui se réveille avec son couteau. Il fait glisser la lame et appuie assez fort pour faire perler le sang sur mon dos.
Ça pique à la douche, ça pique le soir lors du coucher, c'est tellement boooon. J'aime tant ces moments où Maitre me pique, coupe, fouette, ces instants complices où Il me regarde avec son sourire sadique tout en manipulant l'instrument choisi.
Dimanche après le café, Maitre sort son couteau et fait quelques de coupure sur le haut de la cuisse, dans la continuité du dos. Puis Il met quelques fessées sur les coupures pour rendre le sourire à son esclave.
Le lendemain, j'ai passé la matinée enchaînée (une extrémité de la chaîne cadenassée autour de mon cou et l'autre enroulée sur mes chevilles) pour vaquer à mes occupations. Je dois les retirer le temps du repas. Une fois les enfants partis l'après midi, je continue mes occupations puis Maitre m'attrape par le bras, me penche et se sert de son esclave. Je suis sur mon petit nuage à paillettes, le sourire aux lèvres et je remercie Maitre à genoux. Ce fut une journée digne d'une esclave, je me suis couchée heureuse.
Le jour suivant, je réveille Maitre selon ses ordres. Il se sent d'humeur joyeuse et pince, tape ma chatte allègrement - ce qui me rend dingue - je couine, crie et rit en même temps. Il me met des fessées bien appuyées puis des coups de poings sur les fesses, pile sur l'os. Ça fait mal et j'aime ça.
Le soir, c'est promenade, mes muscles sont douloureux aux endroits cognés par les poings de Maitre (hmmmm) En rentrant, Il m'empêche de sortir de l'ascenseur et sort Sa queue. Je Le suce avec application, surexcitée d'être surpris à tout moment. Il me prend ensuite en levrette, les coudes appuyés sur la barre et mon regard que me rend le miroir montre une esclave ravie, aux yeux pleins de désir.
Jeudi, je confie à Maitre de vouloir aller faire 3 heures de sport pour avoir ma dose car le lendemain matin, j'ai rendez-vous chez le doc à l'heure habituelle de mon sport. Je suis crevée à 21h00, je pue la transpiration mais j'ai survécu à la séance de cardio training.
Le lendemain, mes cuisses sont douloureuses as fuck. Maitre ne se prive pas pour les claquer, pincer, taper doucement sur les muscles endoloris.

Les délicates attentions de Maitre me redonnent le sourire, le médecin a trouvé la cause de ma grande fatigue (carence en fer), je me sens mieux dans ma tête et dans mon corps.
Nous travaillons main dans la main, que les montagnes russes soient moins fréquentes et surtout moins terribles pour nous deux, parents, mari et femme, Maitre et esclave.
Nous voyons de la lumière au loin dans notre brouillard quotidien, j'espère vraiment que nous sortirons rapidement d'ici et voir nos projets se concrétiser enfin.

Je Vous aime, Maitre, au-delà du Raisonnable,

Votre esclave dévouée
Dana

lundi 3 septembre 2018

De Soumise à Esclave...




(Texte écrit le 09 Août dernier)

Il y a un peu plus d’un mois, nous prenions la route pour l’Auvergne, à la rencontre de nouvelles personnes pour échanger et partager. Cette rencontre nous a apporté beaucoup de choses et aujourd’hui, nous avons franchi un nouveau cap dans notre relation.

Les trois semaines de congés furent vraiment intenses.
La première semaine de congés, Maître a exigé que je me plie aux règles appliquées chez nos hôtes, ce que j’ai fait comme soumise bien éduquée. Les deux semaines suivantes, Maître a appliqué de nouvelles règles bien plus strictes à la maison et dans notre relation. J’ai réalisé que j’avais besoin de sévérité et d’intransigeance pour être bien dans ma tête et surtout, à ma place. Nous avons beaucoup discuté pendant les pauses café, la promenade du soir, sur nos envies et nos besoins, sur les mots d’Elerinna et tout ce que Maître Elendil avait dit à Maître.

Lorsque j’ai accepté la soumission, instinctivement je me suis donnée entièrement, à fond à Maître. Mon dévouement et mon abnégation tenaient plus de l’esclave que de la soumise.
Maître n’acceptait pas que je devienne son esclave car Il aimait trop son indépendance et refusait de me voir comme une bonniche, une domestique. Pour Lui, esclave voulait dire servage, corvéable à souhait, comme il y a 1000 ans, et surtout, incompatible avec les sentiments qu’Il a pour moi. Maître a encore une certaine retenue pour jouer plus fort avec les badines/fouets/martinets…

Ce fut donc très compliqué de reprendre le chemin du taf, séparés pendant plus de 7h avec boulot d’après-midi, en pleine canicule. La semaine a été dure, mentalement et physiquement, j’ai fini exténuée (mal aux jambes et mauvais sommeil dûs à la chaleur nocturne). 
J’ai bossé aussi le samedi matin, très tôt, devant me lever au moment où la nuit est la plus fraîche. Lorsque Maître s’est réveillé, Il m’a tenu compagnie par messagerie et nous nous sommes pris le chou pour trois fois rien. Seule dans mon bureau, je n’ai pas pu retenir mes larmes (hyperémotivité, je te hais !), Maître trouvait que je n’étais plus “dedans”. Pour relancer la machine, j’ai commencé à lire l’Esclave d’Eva Delambre. Je l’ai lu en moins d’une journée et je me suis retrouvée dans le récit, j’en ai fait part à Maître pour qu’Il le lise aussi car Il trouverait quelques réponses à Ses questions.
La fin de matinée fut laborieuse, rien de se passant comme il faut, le téléphone sonnant (trop) souvent, j’ai beaucoup de courriers à traiter.... Et Maître était agacé de ne pas comprendre ce qu’il se passait dans ma tête.
De retour à la maison, j’ai posé mes affaires et me suis assise sur mon coussin, aux pieds de Maître. 

Nous avons discuté un moment puis Il m’a dit de Le suivre dans la chambre. Allongé sur le dos, Il a commencé à jouer avec mon petit bouton. Je Lui ai demandé une petite pause, le temps d’attraper la badine très fine et de la tendre à Maître. Puis je me suis mise les fesses en l’air. Je n’ai rien eu à dire, Maître a compris mon besoin. Il a frappé fort et longtemps, les larmes sont montées, je ne les ai pas retenues, j’ai même mordu le drap, mais cette séance m’a fait un bien fou. La cyprine coulait le long de mes jambes, Maître m’a prise brutalement, pour Son plaisir. Et le mien aussi car Il m’a remise à ma place.

Une fois lavée, Maître m’a enchainée au lit le temps de ma sieste. Je me suis endormie rapidement, soulagée et heureuse.
Le lendemain, nous sommes allés nous baigner en famille chez des amis. Maître et moi avons passé beaucoup de temps enlacés dans l’eau pendant que les enfants s’amusaient.
Le lien qui nous unit se renforce de jour en jour.
De retour à la maison, j’étendais les serviettes quand Maître est venu me demander de lever ma robe. Il a commencé à me griffer au couteau, puis en utilisant le tranchant de la lame, Il a gravé son nom au couteau, faisant perler le sang sur ma fesse. J’aime ces sensations de coupure, mélange de douleur et de plaisir avec le totalement d’être à Lui, totalement. Car depuis quelques jours, Maître m'appelle “Sa petite Esclave”. Il a compris que mon plaisir était dans le don total de soi, de Le servir et qu’Il se serve de moi comme bon lui semble.
Les coupures ont piqué un peu lorsqu’Il m’a désinfectée, ainsi que sous la douche lorsqu’Il m’a marquée avant de savonner (ça a piqué un bon moment !). Ainsi que le soir, lorsque je me suis couchée, il a été difficile de trouver une position dans le lit sans que ça pique trop. 

J’ai été honorée d’être marquée, d’être son Esclave et enfin reconnu comme telle.
Je vous aime, Maître, au-delà du raisonnable.


Votre Esclave dévouée, Dana.